Ca fait vieux slogan de boite, la grande époque où n était jeunes et où les estaminets attiraient beaucoup de demoiselles pour qu’entrent en payant beaucoup de jeunes hommes en rut censés offrir pas mal de verres à celles qu’ils voudraient faire tomber dans leurs bras. La solution garantie pour faire consommer et remplir les caisses.
C’est peut-être même toujours le cas mais dans le monde où je vis, j’ai l’impression que ce genre de pratiques a diminué : les femmes travaillent, ont salaire, les hommes étudient et restent sans salaire plus vieux les combats pour l’égalité font que les inégalités diminuent même si nous avons encore du boulot.
Il y a belle lurette que je n’ai plus mis les pieds dans un night club, et comme Spartition n’a pas voulu m’accompagner au club de Disney Village pendant la nuit du hack, je ne sais pas si la vieille pratique du gratuit pour les filles est toujours de mise (private joke inside). Je ne suis plutôt pas fan de ce genre d’offres (même si je l’avoue, il m’arrive d’en profiter) que je trouve sexiste, façon viande fraiche et chacals la bave aux lèvres.
La mesure ne me plaisait pas, donc, et je me plaçais sur la même ligne que Gordon qui signe un très bon billet dont il faut aussi lire les commentaires de qualité. Le côté gratuit, ramènerait forcément des pouffes et sur un enchaînement de malentendus, qui sait… Et bien non. Pour y avoir passé quelques heures, de l’ouverture à presque minuit, j’ai rencontré deux types de nanas :
Celles qui bidouillent
L’une d’entre elles, justement, était sur un stand et m’a expliqué le fonctionnement d’un arduino de base, comment faire si on place une led, pour qu’elle s’allume en continu ou par intermittences via, si je me souviens bien du code java avec « loop » pour faire la boucle et que la formule recommence non stop et « void » qui signifie le vide, le zéro… encore une fois si mes souvenirs sont bons… et attention au sens de branchement de la led ! Enfin, cette jeune fille est en première année d’électronique et nous a même expliqué comment faire tourner un moteur.
Une passionnée, donc, (à suivre ici) qui s’éclatait à partager son savoir avec les gens qui s’arrêtaient sur le stand où une petite équipe s’activait pour cette initiation à la bidouille. Bravo à eux tous. En balayant la salle du regard, je me suis aperçue que d’autres nanas se trouvaient derrière d’autres stands, pas le temps de faire le tour et de les rencontrer toutes pour voir si elles étaient aussi passionnées et partageuses de savoir.
Celles qui accompagnaient leur chéri
Celles-ci se sont déplacées en masse, il y avait des petits couples de tous les côtés pendant les conférences et à vrai dire, ils faisaient plaisir à voir. On est loin des copines nunuches trainées par leurs gars sur un événement évoquées par Gordon dans son billet.
Là aussi, l’impression que j’en ressors est toute personnelle mais je n’y ai vu et entendu que des nanas avec un cerveau demander à leur gars une explication de temps en temps sur un truc qu’elles ne comprenaient pas, poser des questions avec l’envie d’apprendre, des mecs tout contents de voir que leur copine partagent leur passion.
Ca m’a rappelé un vieux souvenir dans un train en Tunisie à coder une calculatrice et un petit programme qui classait les nombres en ordre croissant, genre « pourquoi tu mets if au début ? » et « c’est quoi la différence etre argv et argc ? » et arriver finalement à comprendre que si on cale « +1 » quelque part dans un endroit bien défini du code que je serais incapable de justifier, et qu’on fait une boucle, ben ça devrait augmenter à chaque fois… du moins je crois si j’ai tout bien compris ce jour d’octobre moins pluvieux qu’un 24 juin parisien. Et être trop contente d’avoir compris un truc à quelquechose qu’on ne connait pas, et voir comment il peut être fier en retour.
C’est là que j’ai changé d’avis en voyant tous ces couples, ces nanas qui apprenaient des trucs, ces gars qui étaient contents de partager leur passion, faire découvrir un petit bout de leur univers à leur copine. Opération réussie des deux côtés. Et pendant qu’ils mettaient des visages sur les pseudos IRC avec qui ils échangeaient, elles rencontraient ceux qu’ils appellent des amis sans les avoir jamais vus. Juste des couples avec l’un des deux qui fait découvrir son univers à l’autre.
Elles seraient venues quand-même…
Celles qui bidouillent, passionnées, je pense que oui.
Les copines de… j’en suis moins sûre. L’avantage du gratuit, c’est de pouvoir venir assister aux confs quand on en a envie, en suivre une ou deux, se tirer si on en a assez, ou tout regarder et partir avant le challenge parce que e toute manière, on est venu sans ordi.
Payer presque 40 euros pour une entrée, c’est cher et parmi vous, lecteur, combien d’ente vous seraient capables de sortir 40 euros pour se retrouver dans un évènement où, préjugé de départ, on se dit qu’on ne captera rien ? (oui, je pars d’une idée où la nana paie sa place et ne se la fait pas offrir, hein… parce que la seconde idée n’est pas vraiment dans ma conception de la vie.)
Donc non, elles n’y seraient pas allées, comme d’habitude, comme dans tous les évènements où ils/elles se rendent seul(e)s parce que c’est l’univers de l’autre et que ça coûte un bras. Et tant mieux d’ailleurs puisque ça permet d’échanger, d’avoir plus d’amis, son jardin secret, et tout simplement une indépendance intellectuelle… être collés, c’est le mal. Mais une fois de temps en temps, faire partager sa passion à l’autre, découvrir des trucs ensemble, ça a quelquechose de magique.
Petit bémol
Les couples homosexuels, dont l’un des amoureux est passionné, ne peuvent pas partager de la sorte si le second n’est pas un passionné et doit payer sa place, pas sûre qu’il vienne, comme expliqué plus haut dans le cas où les nanas devraient payer leur place.
En réponse à Gordon, je reste convaincue que si les filles devaient payer leur place, ça n’attirerait pas plus de monde sur l’événement, moi la première. Bien qu’intéressée par la bidouille, curieuse, et contente de croiser des amis tout le week-end, il n’aurait pas été question que je sorte cette somme pour assister à des conférences dont, préjugés toujours, je ne comprendrais pas la moitié, et encore moins pour assister à des challenges où je ne peux pas participer, niveau oblige. Le prix aurait été répulsif… A tort, puisque j’ai capté plein de trucs aux confs et que j’ai passé un très bon moment.
Sur les prix proprement dits, j’en profite pour m’étonner qu’il n’y ait pas eu de tarif préférentiels pour les étudiants et les chômeurs, parce qu’à presque 40 euros le billet d’entrée, l’événement se coupe d’une partie des passionnés qui auraient pu y assister. Je comprends que la location de la salle ait un cout, mais faire un tarif étudiant aurait pu attirer du monde et donc faire rentrer plus d’argent dans les caisses.
Du meatspace
Alors oui, dans le cyberspace, nous ne sommes que pseudos, intellect, humour, chats, égalité, engagement pour la liberté et calembours. Mais dans le meatspace, qu’on le veuille ou non, ce n’est (malheureusement) pas la même chose. Dans le meatspace, reste encore des nénettes qui se font mater comme des bouts de viande (parfois même par des gars qui disent que l’entrée gratuite, c’est sexiste…), dans le meatspace, il y a aussi celles qui profitent et se font inviter à tout va, celles qui comprennent comment ça fonctionne et hackent le système, dans le meatspace, il y a des gens qui s’aiment et c’est parfois juste sympa de partager des trucs à deux, non ? Alors si une entrée gratuite sur un évent le leur permet… je suis joie.
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Un seul biais dans cet article 🙂
Je doute furieusement les garçons ayant payés 36€ comprennent eux aussi la moitié des conférences…
Au CCC, il n’y a pas ce genre de travers sexiste. Au Defcon non plus. Et pourtant il y a de nombreuses bidouilleuses.
PS: se satisfaire de l’avantage de la gratuité pour les femmes, c’est le symptôme de l’intériorisation d’une discrimination qui n’est avantageuse que pour ton porte-monnaie.
C’est quand même un rendez-vous de passionnés. Tu ne mets pas 36 euros dans un ticket juste pour faire mumuse, ou alors c’est que tu n’en n’as vraiment rien à faire de l’argent et dans ce cas, je te conseille de te mettre en rapport avec les restos du coeur ou le secours populaire qui t’aideront à te débarrasser de ce surpoids de porte monnaie tout en aidant les gens qui en ont besoin.
Les moins qualifiés y vont aussi dans un but d’apprentissage et meme s’ils ne comprennent pas tout, prennent des notes pour comprendre par la suite ce qui les intéresse.
Vrai pour le CCC, mais l’événement est quasi unique et attire énormément de gens du monde entier, du moins d’après ce que j’ai pu y voir en décembre dernier quand j’y étais et qui dit beaucoup plus de monde (on parle d’un palais des congres sur plusieurs étages rempli à raz bord) dit forcément plus de nanas mais en pourcentage filles-gars, pas sure que ce soit bien différent… je m’interroge. Il est aussi porté par ne énorme asso qui a pignon sur rue, avec un super local, le c-base où se tiennent des tas de RDV toute l’année, un lieu de rdv, d’échanges, et donc forcément d’apprentissage où vont aussi graviter graphistes, musiciens qui composent sur l’ordi, etc. et des tonnes d’autres gens qui ne bidouillent pas ou peu mais se retrouvent sur l’esprit.
Alors que là, il me semble que l’on est sur un évènement annuel, porté par une/des communauté(s) qui ont fait un énorme travail de préparation mais qui est d’une autre envergure.
Le defcon, je n’y suis jamais allée.
Pour le PS, oui, je le dis dans le billet. Si cela n’avait pas été gratuit, je n’y serais pas allée, déjà parce que je n’ai pas les moyens mais surtout parce que dépenser pour qqch qui ne me sera pas accessible ben… non. Alors que là, ça me laisse le loisir de me tromper, de partir au bout d’un moment si ca ne me plait plus ou tout l’inverse, d’y aller pour tester, avec ou sans a priori et d’y rester parce que je m’y éclate.
Merci pour ce billet attendu.
Je comprends un peu mieux ton avis, même si, évidemment, je n’y adhère toujours pas. Et ce pour une raison très simple : les bidouilleuses n’ont pas le droit d’être en couple ? Ou alors si elles le sont, c’est forcément avec un mec au moins aussi calé qu’elles, qui voudra payer sa place ?
Tu ne vas pas au bout des choses en évoquant les couples homosexuels. Pour dire vrai, tu oublies même cette situation de base : admettons qu’il existe des hommes qui souhaitent inviter leur copine, pas suffisamment intéressée par le milieu pour y mettre 40€. Quid des femmes hackers, qui voudraient inviter leur copain pas trop geek ? C’est lui qui devrait payer et pas elles ? Je trouve ça inconcevable. Et bien sûr, dans la société d’aujourd’hui, et surtout le milieu hacker qui me semble particulièrement ouvert au libre choix de l’orientation sexuelle, je trouve incohérent d’appliquer une telle « offre » qui voudrait se tourner vers les couples, tout en ne prenant en compte que les couples « traditionnels ».
Comme je l’ai dit dans mon billet, si on virait cette discrimination, cela ferait entrer plus d’argent, et permettrait probablement de baisser le prix global des billets. Ou de faire des tarifs préférenciels (du moment qu’ils ne seraient pas basés sur une discrimination). Ou même, pourquoi ne pas permettre aux visiteurs d’inviter gratuitement une personne, quelle qu’elle soit ?
La NdH est un event très technique, effectivement, et c’est parfaitement assumé. Je pense même que si les gens veulent y aller sans rien y connaître, c’est pas forcément le bon lieu. Ils peuvent aller à PSES, qui est plus tourné sur l’échange, qui bénéficie d’une ambiance plus chaleureuse, et qui est gratuit.
+ 1 sur les couples hétéro où c’est la nana qui bidouille, tu as raison, j’ai oublié cette alternative quand j’ai cité les homosexuels et je m’aperçois en te lisant que je ne parle pas des homosexuelles qui bénéficieraient de la double gratuité…peut-être ai-je l’esprit plus étroit que je ne l’imagine et que pour moi le hack serait forcément un truc de hackeurs et pas de kackeuses… tu me fais me poser des questions, Gordon…
Après tous mes billets engagés féministes sur l’Egypte et sur les joutes…
Me voilà avec des à prioris sans m’en apercevoir.
faire des taris sans discrimination, c’est faire un tarif unique pour tous. Du moment que tu mets les étudiants ou les chômeurs dans une autre case avec un tarif différent, c’est forcément une discrimination.
Alors oui, les bidouilleuses seraient venues et auraient payé, mais pas sûre que ça aurait rapporté beaucoup plus.
L’invitation d’une personne, oui… mais pas sure non plus que ça rapporte si les gens se mettent à deux pour payer moins cher en partageant le prix d’une place. tu auras le même public mais avec moins d’entrées payantes.
je te rejoins sur la technicité. chaque évent a sa couleur et PSES a plus une connotation familiale, ouverte et pédagogique selon moi avec la possibilité pour tous les débutants de tout capter.
En parlant de PSES, une petite anecdote. J’ai croisé RootBSD à la NDH avec Hydraze. Le premier truc qu’il me dit : « t’étais à PSES, toi ! » oui, oui, je lui réponds toute contente qu’il se souvienne de moi. Et se tournant vers son copain « il y a tellement peu de nanas que dès qu’il y en a une, on retient forcément son visage. »
Ca tenait juste au fait que j’étais le petit canard qui n’avait pas la même couleur que les autres sur la photo de classe…
La différence avec les tarifs préférenciels, c’est que c’est à la demande explicite du visiteur. Ça ne se voit pas sur le front qu’on est chômeur ou étudiant. Mais on laisse la possibilité à ceux qui le souhaitent de bénéficier d’un tarif avantageux, et c’est justifié par une réalité économique : ces gens ne gagnent pas beaucoup d’argent. C’est absolument inconcevable dans le cas des femmes.
Pour le fait d’inviter une personne, honnêtement, est-ce que le fait que des gens en profitent est pire que de ne pas faire payer les femmes tout court ?
Je ne sis pas d’accord.
Il y a toujours le vendeur du ticket à qui tu dis « je suis pauvre » certaines personnes ont une fierté et n’y arrivent pas.
Pour ta question, c’est un peu genre « tu preferes un bras en mousse ou une jambe en bois ? »
Et bien si des gens n’osent pas demander un tarif préférenciel, tant mieux pour eux ! C’est un choix personnel, et rien ne les force à se rendre à la NdH…
Et pour ma question, je ne vois pas ça comme ça. Quitte à ce que certaines personnes ne paient pas, vaut-il mieux laisser une discrimination arbitraire et dégradante faire ce choix ?
@Ju
Avant d’être des espaces techniques se sont des espaces d’échanges et de rencontres. Pour la technique je n’ai pas besoin de bouger mon cul. Je comprend ton point de vue pour le côté « découverte ». Je doute malheureusement que cela suffise à remplir les filières scientifiques & informatiques et encore moins les labs.
Le CCC a depuis longtemps cherché à solutionner le problème avec des ateliers du type haecksen. A partir de là, elles ont vite gagnées en crédibilité et convaincu les plus idiots d’entre nous, d’où l’avance des CCC sur la France et la NDH en particulier. Quoi de mieux que la démonstration pour faire taire des préjugés ?
En France, il y a un vrai problème de sexisme dans les filières scientifiques et informatiques. Je suis cela de très prêt depuis déjà 10 ans, déjà en réaction à la connerie ambiante. La plupart des copines ne veulent même plus participer à ce genre d’event en France car elles se sentent insultées par des crevards qui n’ont pourtant pas le niveau. Et ce n’est pas les commentaires sur le blog de Gordon qui vont les faire changer d’avis & encore moins une entrée gratuite ^^’.
J’espère sincèrement découvrir un jour des ateliers du type haecksen, genderchanger et autres dans les labs français. C’est sans doute plus utiles que la gratuité des places. Le post de Gordon et certains commentaires m’invite à penser que c’est un peu mieux qu’il y a 10 ans.
@Gordon
Merci pour le post sur ton blog 🙂
DIY !!!
Comme on l’a dit aux confs de PSES et en particulier à celle sur telecomix, n’attend pas que les autres se bougent, fais le !
Il ne tient qu’à toi de lancer ce genre d’ateliers.
Il y en a pas al déjàdnas les hackerspaces, le fabelier, le /tmp/lab ou le loop organisent pas mal de trucs sur paris et ça bouge aussi à Nantes, Rennes, Saint Brieuc Nice… parce que des gens lancent des projets.
Alors fonce et on sera là pour participer !
@ju ça a déjà été à l’étude à une autre époque ^^ Les labs n’existaient pas encore. Pour que cela fonctionne il faut seulement… des participantes 😉 Prête ?
je suis toujours partante pour la bidouille….
apres, si c’est un truc seulement dédié aux filles… moyen. explique le principe !
En tout cas, peu importe, si tu te lances, je relaies et j’en parle autour de moi
@h1d30
Je ne comprends pas tout à fait ton message : tu trouves les commentaires (du moins certains) de mon billlet sexistes ? Ceux de Deuzeffe, tu veux dire ?
Un truc réservé aux filles ? Pas fan de l’idée, c’est du sexisme ça aussi.
Pour quelle raison concrète tu justifierais ça ?
@gordon
Non, je trouve simplement le commentaire de emilie_1987 sur ton blog éclairant sur la situation actuelle en France (domaine macho, fosse aux lions, épiée, etc)
@gordon et @ju
Je suis d’accord avec vous, aux 1ers abords, un atelier « reservé » aux femmes peut également sembler « sexiste ». C’est transitoire, pas une fin en soi et permet aux femmes d’éviter certaines « pressions » aussi inutiles que décourageantes (cf: le com’ d’Emilie). Cela permet à certains mecs de s’éduquer & de se défaire de certains clichés. Idem pour certaines femmes (j’en connais encore beaucoup qui osent me sortir qu’elles sont nulles avec les technologies). Bref c’est un point de départ et pas une ligne d’arrivée. Ce n’est pas une prison, c’est un atelier dans un atelier « ouvert ».
Un exemple simple : Au Chaos Communication Camp de 2011 il y avait 4 blocs de douche (3 pour les mecs, 1 pour les filles). Je te laisse imaginer la queue devant les 3 blocs réservés aux mecs. Pour les femmes c’était beaucoup plus cools ^^. Bref, ça a fini par râler, par dénoncer que c’était sexiste, queer powa & tout. Les organisateurs ont donc décrétés que les douches étaient « queers ». Au final, il restait 1 bloc réservé aux femmes, qui, si elles le souhaitaient pouvait aussi aller se doucher chez les mecs. Au final ça ne changeait rien au problème rencontré par les mecs mais cela n’était plus « sexiste ». Les mentalités n’évoluent pas en un jour. Un jour, peut-être, hommes et femmes pourront se doucher ensemble sans que cela pose de problème, mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Voila comment je justifie un atelier temporairement réservé aux femmes. Et je vous rassure cela n’empêche personne de communiquer. Et si cette configuration n’est pas utile, tant mieux. L’exemple de la NDH semble pourtant montrer le contraire.
Pour terminer, et je parle par expérience, postuler qu’un atelier est réservé aux femmes ne signifie pas qu’un homme ne puisse pas les rejoindre. Il faut juste qu’il accepte le postulat de départ et qu’il agisse comme un facilitateur. Travaillant avec des méthodes agiles & par itérations et bien c’est la même chose.
PS: Je ne suis sans doute pas la meilleur personne pour défendre cette idée, je vous laisse découvrir le manifeste des genderchanger à l’adresse : http://www.genderchangers.org/
Vous pouvez également lire :
– http://www.apc.org/en/about/programmes/womens-networking-support-programme-apc-wnsp
– http://geekgirl.com.au/blog/bio/
– http://www.genderit.org/about
– http://www.linuxchix.org/about-linuxchix.html
– http://anitaborg.org/initiatives/systers/
– http://www.witt-project.net/
Grrls Need Modems !
En tout cas, ces billets, qu’il s’agisse de celui de Gordon ou du mien, font réagir et c’est une très bonne chose.
Faut arreter avec la victimisation. Qu’il s’agisse du Lopp, du /tmp/lab ou du Fabelier où je suis passée plusieurs fois, je n’ai jamais eu de pobleme et jamais vu de nana en avoir. Il ne faut ps généraliser le comportement de trois gamins de 20 ans qui vont écrire sur IRC avec la réalité.
J’ai beaucoup appris en un an (bon, faut dire que je suis partie de zéro…) et progresser très vite ces six derniers mois notamment en fréquentant du monde et en allant aux RDV. Personne ne te mordra si tu vas assister à une conférence ou un workshop. Mais il faut y aller dans le but de bosser, de partager, d’échanger… et tout se passera très bien, mais il faut accepter d’etre considérée comme tout le monde.
il faut bosser aussi. C’est clair que si on arrive en disant « je veux faire ça » sans avoir bossé, fille ou gars, on se fait refouler. Si on arrive en disant « je veux faire ça, j’ai bossé, j’en suis arrivée là, et à ce niveau, je bloque » il y aura toujours quelqu’un pour donner un coup de main. J’en parlais dans la conf Telecomix à PSES, en mettant bien l’accent sur le faitque peu importe les compétences, tout le monde peut rejoindre le groupe s’il partage ses idées.
L’atelier réservé aux femmes me fait penser aux wagons dans le métro égyptiens réservé aux nanas. Si tu vas dans les autres, tu te fais tripoter, prendre en photo, etc. dans le meilleur des cas et pour l’voir vécu, c’est encore en dessous de la vérité. Désolée mais dans les hackerspaces ce n’est pas comme ça.
Il faut y aller en étant humble, en voulant apprendre, parfois attendre quand on ne comprends pas, lire, progresser petit à petit et puis ça viendra. Même constat chez les garçons.
et puis lire « atelier pour les femmes », ça me fait penser que si on change un mot, ça fait « atelier pour les noirs » ou atelier pour les juifs » et cette idée de fonctionner en petit groupe communautaire est l’exact opposé de ce que nous voulons et de la cause pour laquelle nous militons.
Nous sommes pseudos, chats, intellect, échanges, communication, cables, nodes et le genre n’intervient pas sur IRC. Alors connecte toi et level up !
Ma réponse à malheureusement disparue (???) 🙂 donc je ne vais pas le justifier et vous renvoyer bêtement au manifeste de genderchangers.org et à la nombreuse littérature disponible sur le web sur le sujet. La non mixité est également une disposition courante chez certaines féministes.
Moi aussi ça me choquait au début pour les mêmes raisons, et puis j’ai fini par comprendre que ce n’était pas par « sexisme » que les féministes prenaient de telles dispositions.
@Gordon
je faisait allusion au commentaire d’Emilie_1987 publié sur ton blog
Non, ta réponse n’a pas disparu, elle n’était juste pas en ligne…
La nuit, je dors, le matin, je déjeune, puis viens le temps où je me mets sur le site et publie les commentaires. Je vais même faire sign à Gordon de passer lire ton comm parce qu’il est très intéressant.
S’il n’y a pas de victimes, tant mieux alors 🙂 Malheureusement ce n’est pas cet état d’esprit que reflète la NDH et c’est pourquoi je n’y ai pas foutu les pieds cette année. S’il n’y a pas de problème pourquoi les femmes représentent 2% des promos d’Epita/Epitech/Etna et pourquoi genderchanger & haecksen ? Je suis d’accord avec toi, les mecs que je connais dans le hack sont loin (très loin) d’être d’affreux matchos (c’est contraire à l’esprit du hack selon moi). Sur le reste, ça fait plus de 15 ans que je traine mes savates dans la « scene » pas besoin de m’apprendre ce qu’est IRC, ni le DIY, ni pas grand chose concernant l’hacktivisme 😉 Une chose est sûre, jamais je n’accepterais les « scenes whores » et encore moins les discriminations basées sur le sexe. Ose m’affirmer qu’un « mec » perché sur 12cm de talon pouvait entrer gratuitement à la NDH2012 et que ce n’est pas une discrimination basée sur autre chose que l’entre-jambe sans rapport avec le hack ?
Et bien, moi, mes perruques, mes robes, mon makeup et mes talons te donnons rendez-vous l’année prochaine, on va bien se marrer à l’entrée 😉
Live free or die !
Pour répondre à ta question, selon moi, il y a deux choses, les gens qui vont étudier l’informatique que ce soit à la fac ou da s des écoles sortent de filière scientifiques, prends les chiffres de l’éducation nationale et tu verras que si tu prends des classes option art ou langue, tu auras un large majorité d’adolescentes et sur des classes de scientifiques spé Math, tu aurasi une majorité d’adolescents… normal que ces populations se déplacent ensuite sur la même voe.
L’autre explication, c’est Deadalnix qui l’avance, j vais lui faire signe pour commencer, il parle de syndrome de la princesse et c’est plutôt bien pensé. Je le laisse nous expliquer.