RFIDanger

Renaud travaille depuis plusieurs mois à prouver que le système présent dans ces cartes n’est pas du tout sécurisé. Il a d’ailleurs fait plusieurs conférences sur ce thème à PSES (en français) et à HES (en anglais). Je vous invite à voir l’une ou l’autre de ceux deux conférences et à consulter les slides qu’il met à disposition de l’Internet mondial, histoire de nous ouvrir les yeux. Surtout que la période semble propice aux arnaques à la carte bancaire via Internet, d’après Les Echos et la BCE.

J’aime bien quand j’ai des amis brillants et qui font des trouvailles intéressantes. C’est le cas de Renaud, un pote trentenaire qui fait de la recherche sur les puces RFID depuis quelques années. Il est d’ailleurs l’un des seuls, en France, à travailler sur le sujet.

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L’appel de Médecins du Monde sur la Syrie

« En période de guerre, les blessés doivent être protégés, les hôpitaux doivent être sanctuarisés
et les médecins y ont une obligation de soins. »

 

 

Nous,
Médecins du Monde,
rappelons qu’en
toutes circonstances
et en tous lieux,
sans discrimination,
chaque individu
a le droit de recevoir
une aide médicale.

 

L’association Médecins du Monde lance aujourd’hui un appel sur l’urgence médicale syrienne en français, en anglais et en arabe. Je ne reviendrai pas sur la guerre civile, sur mes reportages là bas, sur les rencontres que j’ai pu y faire… Il faut savoir se montrer humble face à l’urgence de cette situation. Sete’ici relaie l’appel de l’association, présidée par Thierry Brigaud.

« En Syrie, la recrudescence des violences affecte la population civile et cible les blessés, le personnel médical et les structures de soins.

Nous, Médecins du Monde rappelons qu’en période de guerre, il existe des règles de droit international que tous les acteurs au conflit se doivent de respecter pour limiter les effets de la guerre dans le respect de la mission médicale et de sa déontologie.

Aujourd’hui, en Syrie, la médecine est instrumentalisée, et parfois même utilisée comme une arme: professionnels de santé assassinés et torturés, hôpitaux inaccessibles aux blessés par peur de représailles, entraves constantes à l’aide médicale dans les hôpitaux et les zones bombardées et assiégées. Transporter des médicaments clandestinement est devenu un crime. La violence contre les civils est sans limite :

19.000 morts estimés, des milliers de personnes détenues, des centaines de milliers de personnes déplacées ou réfugiées, et combien de blessés sans assistance ? Aussi choquant que cela soit, c’est pourtant ce qui caractérise ce conflit.

Devant ce terrible constat, et alors même que l’accès aux victimes reste limité, il est de notre devoir de dénoncer cette situation avec force et de mettre tous les acteurs au conflit devant leurs responsabilités. Aujourd’hui, il nous semble important de rappeler plusieurs évidences, à ce jour oubliées, et de lancer cet appel :

[youtube]http://youtu.be/MTgiJ9zuyd0[/youtube]

Nous, Médecins du Monde, refusons que des civils, des femmes et des enfants, soient bombardés et tués. En période de guerre, les civils doivent être protégés.

Nous, Médecins du Monde, refusons que des médecins soient exécutés et torturés pour la seule raison qu’ils soignent les blessés. En période de guerre, les médecins et le personnel soignant doivent être protégés.

Nous, Médecins du Monde, refusons que les hôpitaux soient des cibles et qu’ils deviennent des lieux de torture et de répression. En période de guerre, les blessés doivent être protégés, les hôpitaux doivent être sanctuarisés et les médecins y ont une obligation de soins.

Nous, Médecins du Monde, refusons que l’action médicale soit entravée et que les personnels de secours fassent l’objet de violences et d’attaques. En période de guerre, l’accès aux blessés et à la population civile doit être facilité pour les professionnels de santé.

Nous, Médecins du Monde, refusons enfin qu’en toutes circonstances et en tous lieux, sans discrimination, chaque individu a le droit de recevoir une aide médicale.

L’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève applicable aux conflits armés non internationaux énonce en quoi consiste un minimum de traitement humain.
[ En savoir plus ]

En Syrie, comme ailleurs, il existe des règles de droit international que tous les acteurs au conflit se doivent de respecter.

Relayez notre appel ! »

Toi aussi, lecteur, tu peux participer et relayer l’appel que tu trouveras ici http://appelsyrie.medecinsdumonde.org/

Tu peux le relayer sur ton site ou via les réseaux sociaux sous le hashtag #AppelSyrie. (merci)

 

Pigistes, pas pigeons

Drôle de hazard, ce billet de Lise est sorti le jour où je donnais une formation à des journalistes en herbe, étudiants en alternance, sur ce qu’est le statut de pigiste, sur notre quotidien, nos attentes, nos déboires et nos grands moments. Ca m’a permis de regarder dix ans en arrière, lorsque j’ai commencé mon métier jusqu’ici. Je ne reviendrai pas sur Pole emploi dont Lise parle très bien.

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Protéger ses sources

La base de notre métier, plus importante que savoir écrire ou aller chercher de l’info, il en va de la sécurité de ceux qui répondent à nos questions. Je dispense une formation pendant quelques jours auprès d’un groupe de journalistes en poste qui viennent dans un cadre professionnel. Venus de plusieurs pays d’Afrique et du Maghreb, ils rapportent que parfois ce peut être une question d’arrestation, voire de meurtre de la personne en question, suivant les informations rapportées.

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