Totalement déjanté !!!
Patrick Bateman, un jeune golden boy se transforme en tueur sanguinaie, voire canibale, la nuit. Rien à voir, pourtant, avec Dr Jeckil et Mr Hilde !
Là, l’histoire monte crescendo. Autour d’une satire de la société de consommation et de la société du « tout pour l’image », Ellis dépeint la mort avec humour et nous présente, dans les années 1990, la société américaine d’aujourd’hui.
Les scènes de tortures, décrites en détails, sont pleines de cynisme. les personnages tous plus antipathiques les uns que les autres. En le lisant, on prend un plaisir presque malsain à aimer ça, à avoir envie de savoir jusqu’où Bateman peut aller, à se prendre à son jeu tout simplement.
Puis il se perd, trop de stress et de rencontres, trop d’agendas qui s’entrechoquent et de rendez-vous manqué. Sur la fin plane pourtant le doute, que Bret Easton Ellis fait disparaître quelques années plus tard en sortant Lunar Park où ce personnage réapparait.
L’anticipation sociale est à son comble au pays de l’argent roi. Ce bouquin est aussi une vraie critique de la société contemporaine, plus centrée sur les apparences que sur la solitude, par exemple. C’est la clé de ce livre. Le héros, tortionnaire cynique est désespérément seul, malgré son argent et sa vie millimétrée. Ses victimes sont choisies pour leur fragilité, parce que seules elles-aussi. Personne n’irait le retrouver…
Et sinon, c’est drôle et bien écrit.
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Comme je te le disais, un des rares que je n’ai pas lu du grand Ellis. Mais il est sur ma longue PAL car j’adore cet auteur!