CodeAcademy

Voilà un petit moment que j’essayais d’apprendre à coder. Coder quoi ? Coder EN quoi ? JE n’étais pas vraiment fixée au début. Le but était juste de comprendre parfois, quand les gens parlent autour de moi. Du moins, c’était l’objectif de départ.

Voilà un petit moment que j’essayais d’apprendre à coder. Coder quoi ? Coder EN quoi ? Je n’étais pas vraiment fixée au début. Le but était juste de comprendre parfois, quand les gens parlent autour de moi. Du moins, c’était l’objectif de départ.

Les tutos, pas mon style d’apprentissage pour le code (ou alors je n’ai pas trouvé les bons)… le copier/coller sans comprendre parce que manque d’explications, non merci. Les bouquins ? Bonne idée, j’en ai trouvé de très intéressants, le problème, c’est qu’avec un bouquin dans les mains, on n’est pas toujours devant un ordinateur, typiquement dans le métro. Alors on oublie, on repasse, on oublie de nouveau parce qu’on est déjà passé à autre chose, en théorie, quand on a envie de tester.

C’est Renaud, le pote bidouilleur qui un jour m’a conseillé d’aller faire un tour sur CodeAcademy. Pas trop convaincue au départ, j’ai regardé à gauche à droite. Il n’y avait pas tant de langages à apprendre l’été dernier.

Alors je lui ai demandé conseil : « essaie le Python, c’est un langage de prototypage et c’est plus simple que le C. » En fait, c’est juste le mot « prototypage » qui m’a convaincue. J’allais prototyper je ne sais pas quoi mais j’étais faite pour le prototypage, je le sentais.

Prototypage

Je prototype, tu prototypes, il prototype, nous calons, vous cogitez, ils recommencent. Plus j’avançais, plus je cheminais sur la voie du prototypage, plus je galérais malgré les petits indices sur certains exercices et malgré les lectures annexes pour comprendre des trucs. Des maths. Le prototypage devait donc passer par des maths… Du moins d’après les exercices de la première partie concernant le Python. Je n’ai rien contre les maths… C’est juste qu’eux et moi, on n’a pas la même logique. Et sans m’avancer, la mienne parait vraiment plus funky.

Alors j’ai commencé à moins aimer prototyper, j’avais trouvé du boulot à temps plein, pour écrire des trucs sérieux, j’avais un bouquin à finir… et le prototypage s’est fait la malle sans même que je ne m’en aperçoive.

Je suis repassée sur CodeAcademy il y a quelques semaines pour aller voir ce qu’ils proposent en html. Je bidouille un poil sur le blog quand je ne suis pas d’accord avec mon thème ou avec WordPress et je vais chercher de quoi modifier du html pour apprendre et accessoirement avoir raison face à la machine.

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Alors j’ai commencé à apprendre le html. Non seulement je trouve ça très facile mais j’ai trouvé des analogies avec l’apprentissage de langues (du moins avec l’apprentissage du laotien et de l’arabe, appris sur le tas). Les <h2></h2><h6></h6> deviennent des tons, les <ul></ul><ol></ol> des conjugaisons, auxquelles il faudrait rajouter <li> au début de chaque personne… Tiens, en arabe aussi, on modifie parfois le début du verbe…

Alors j’avance

J’apprends via les petits jeux que propose CodeAcademy, comme j’apprenais en jouant avec les petites madames du marché de mon village laotien, langue tonale oblige. Un <h2>khrai</h2> signifie « poulet » alors qu’un <h5>khrai</h5> signifie « loin ».

Pas de maths pour l’instant, me voilà loin du chemin du prototypage, mais tant pis, je m’amuse et je teste directement ce que j’apprends sur le blog, ne t’étonne donc pas, lecteur, si tu te retrouves avec du rouge, du vert (oui, ça y est, j’ai appris les couleurs) ou avec des morceaux de texte en 16px à côté d’autres en 12px…

Et en s’amusant à afficher les codes sources de pages, je m’amuse aussi à déchiffrer… c’est comme l’apprentissage de la lecture en arabe, le côté retour à 6 ans en déchiffrant les panneaux sur la route, les enseignes des boutiques.

Pour le prototypage, on verra plus tard. Pour l’instant, on s’amuse et c’est le pivot de la méthode CodeAcademy : du jeu, de petits exercices très courts, qui se répètent, façon méthode assimil, mais avec des nouveautés à chaque fois.

Et en cas de panne, tu cliques à gauche, tu cliques à droite et si ça ne fonctionne pas, il y a toujours une réponse sur IRC ou sur twitter, comme dans le cas de cet exercice sur lequel j’ai passé deux jours avant de comprendre que non, les <ol> et<ul> n’étaient pas à la bonne place parce que non, ils ne doivent pas être à l’intérieur des <p>.

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Pour en savoir plus, direction CodeAcademy

Dédicace le 15 avril au #MDB

Save the date !

Le 15 avril prochain, soit tout bientôt, le MDB accueille une dédicace d’Il était une fois les révolutions et de Les arbres voyagent la nuit d’Aude Le Corff.

J’ai une vingtaine de bouquins qui attendent dans les startings blocs, le stylo bien affûté, ne reste plus qu’à transformer l’essai.

La dédicace sera suivie (précédée ?) d’un papotage-débat-miam-glou autour des livres. Viendez donc au Café Livres (ça ne s’invente pas), 10 rue Saint Martin.

J’en profite pour attirer votre attention sur la critique de Gof qui a lu le bouquin, de quoi se faire avec une idée.

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Vie privée : salariés key-logués

Il y a dix ou quine ans, je me souviens de ces légitimes (et je l’espère salvatrices) râleries quand les salariés étaient pistés et se plaignaient qu’on surveille le temps passé aux toilettes ou devant la machine à café. Les plus angoissés se dépêchaient, marchaient vite pour aller et venir dans les couloirs, répondaient « non, je ne peux pas » à un appel perso, à voix basse, le regard discrètement posé sur deux ou trois collègues susceptibles d’entendre.

Il y a dix ou quinze ans, je me souviens de ces légitimes (et je l’espère salvatrices) râleries quand les salariés étaient pistés et se plaignaient qu’on surveille le temps passé aux toilettes ou devant la machine à café. Les plus angoissés se dépêchaient, marchaient vite pour aller et venir dans les couloirs, répondaient « non, je ne peux pas » à un appel perso, à voix basse, le regard discrètement posé sur deux ou trois collègues susceptibles d’entendre.

Aujourd’hui, les entreprises innovent et on espionne jusqu’à ce que vous tapez sur votre clavier. Les sites que vous visitez en tapant leur adresse dans l’URL, mais surtout, les codes admin et mots de passe que vous entrez via clavier pour vous connecter à vos boite e-mails ou tout autre site sur lequel vous avez besoin de vous identifier.

Elles procèdent à cette surveillance  via un outil appelé keylogger. Il s’agit d’un logiciel malveillant installé sur un ordinateur à votre insu qui enregistre toute frappe. Par-delà la surveillance inacceptable, donc, c’est aussi des informations confidentielles qui sont récupérées par qui installe un keylogger sur votre machine.

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La CNIL précise dans un communiqué que « Des alertes peuvent être automatiquement envoyées à la personne ayant installé le dispositif lorsque le salarié ainsi surveillé saisit sur son clavier un mot prédéterminé. » On peut donc aisément imaginer paramétrer la machine sur les adresses de boites mails, réseaux sociaux et autres sites qui détourneraient, selon l’employeur, son vassal de son travail. On peut aussi imaginer  des termes en rapport avec l’entreprise, permettant de savoir si le petit peuple ne bâche pas la hiérarchie ou sa boite en ligne.

Une entreprise française aurait été prise la main dans le clavier. La CNIL a seulement adressé une mise en demeure à l’entreprise dont elle n’a voulu indiquer ni le nom ni la nature de l’activité. En gros, robinet d’eau tiède : c’est mal et c’est pas bien, faut pas le faire. Rien de plus.

En savoir plus sur les keyloggers (enregistreurs de frappe, d’après les inventeurs de l’expression « mot-dièse »)
L’article du Parisien.

Arabie Saoudite, Iran, RATP, drones, wifi, gaz de schiste… Les liens du dimanche #21

Arabie Saoudite, Iran, RATP, drones, wifi, gaz de schiste… Les liens du dimanche #21

Welcome in your wold !

Cette semaine, on manque de coupeurs de têtes en Arabie Saoudite. Une voie de reconversion pour les bouchers qui ferment leurs portes ? Un moyen simple et peu couteux pour un jeune sans diplôme de trouver du travail ? Cette semaine, dans ton monde, on embauche !

En Iran, on décide de couper tous les VPN qui ne sont pas gérés par l’Etat… En gros, on enlève toute possibilité aux gens de communiquer librement entre eux et avec l’extérieur, la possibilité, aussi de surfer sans barrières, sans observation. En Inde, une touriste suisse a été victime d’un viol collectif.

Rassurez-vous, vous ne vivez ni en Arabie Saoudite,ni en Inde, ni en Iran.. Sauf que vous pouvez quand même vous faire tuer par un drône à peu près n’importe quand… y compris quand vous consultez les données de la RATP.

En balade, le premier choix en matière d’hôtel est la proposition de la connexion via wifi gratuit. De quoi jouer en ligne assez facilement.

40% des Français travaillant à l’étranger ne souhaitent pas rentrer en France.

Au Maroc, on se lance dans les gaz de schiste... études en cours… Alors que Total inaugure la plus grande centrale du Moyen-Orient. En Irak, on se rappelle de l’invasion amérivcaine, il y a tout juste dix ans. L’occasion de souligner le gros travail des photojournalistes sur place.

Le 27 avril, c’est cryptoparty

Le loop, hackerspace parisien, organise le 27 avril prochain sa cryptoparty. C’est quoi donc ? Un moment d’échange(s) autour de la sécurité. Echanges de bons conseils, échanges de clés à signer, échanges d’infos…

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Le loop, hackerspace parisien, organise le 27 avril prochain sa cryptoparty. C’est quoi donc ? Un moment d’échange(s) autour de la sécurité. Echanges de bons conseils, échanges de clés à signer, échanges d’infos…

L’événement est accessible à tous. Il suffit d’avoir envie d’apprendre et de progresser et d’adresser la parole aux gens tout autour (non, on ne vous mordra pas…) même si on part de quasi pas grand chose, la porte est grande ouverte.

Ramenez donc PC, miam, glou, bonne humeur et pourquoi pas clé USB pour faire mumuse avec. Un exemple ? La dernière fois, on avait fait des clés tails entre deux signatures de clés GPG à la table où je me trouvais… et ces petites choses sont fort utiles.

Il ne me reste plus qu’à vous préciser que c’est à Paris, à la Gare XP (où se passent tout plein de trucs sympas) à partir de 14h et à vous indiquer la page dédiée sur le wiki du loop pour en savoir plus.

See ya there.

L’ange de l’abîme, Pierre Bordage

On est en pleine guerre entre les pays du monde musulman et l’occident. Les gamins orphelins pillent et tuent pour survivre, des drogués mangent des parties de corps humains, des soldats augmentés, mi hommes-mi cyborgs, assurent la sécurité du vieil Archange qui règne sur ce monde en guerre.

Ce roman SF se place en amont des Chemins de Damas, lu il y a quelques années.

On est en pleine guerre entre les pays du monde musulman et l’occident. Les gamins orphelins pillent et tuent pour survivre, des drogués mangent des parties de corps humains, des soldats augmentés, mi hommes-mi cyborgs, assurent la sécurité du vieil Archange qui règne sur ce monde en guerre.

Les tranchées sont dans les pays de l’Est, on brûle les corps des musulmans d’Europe dans des grands fours, les intellectuels, les riches, se retrouvent dans des parties fines alors que les femmes ne travaillent pas, ne sortent pas, servent juste à procréer histoire de fabriquer de la chair à canon envoyée extrêmement jeune sur le front.

Chaque chapitre est écrit comme une petite nouvelle. On découvre à chaque fois de nouveaux personnages qui évoluent en ces temps de guerre, plus ou moins bien. Des hommes, des femmes, des corrompus, des tristes, des amoureux, des nerds caricaturaux… et au meau milieu de tout ça, deux gamins qui cheminent, évoluent, se découvrent, avancent tant bien que mal dans cette folie guerrière avec en tête, la ferme idée de retrouver l’Archange.

Je ne vais pas spoiler la fin du bouquin. Je la trouve malheureusement attendue, prévisible… alors que le bouquin en lui-même et l’univers créé par Bordage sont plutôt très bons.

Il était une fois : google reader

Il était une fois, le cloud 1.0

Miaou Bonjour tout le monde ! Ce n’est pas Jujusete aux commandes de ce post mais garfieldairlines, qui a été demandé en guest-blog pour vous parler de Google Reader. Et c’est avec joie que je vais vous conter l’histoire de Google Reader et de ses utilisateurs qui râlent.

Il était une fois, le cloud 1.0

Eh oui, retour quasiment (déjà !) 10 ans en arrière, facebook n’existait pas, MSN était en plein boom grâce à l’installation de Messenger par défaut sur windows XP et Google innovait en lancant plein de services.

Car oui à l’époque il Google était un moteur de recherche… et puis c’est tout. Puis petit à petit il a commencé avec ses labs à se divertir, en lançant des produits sympas concernant internet (de près ou de loin) : Gmail, Google News et surtout Google Reader.

À l’époque comme le disait feu Steve Jobs, c’était une révolution ! Une page web qui listait les nouvelles de tous vos sites préférés, et accessible de n’importe quel ordinateur, c’était génial !

Oui mais voilà, c’était du cloud avant tout le monde (et ça, c’est la seconde révolution effet kisskool). Mais à l’époque il n’y avait quasiment pas de pannes, ni de fermeture de services, donc les gens s’en foutaient.

Et le cloud 1.0 est devenu 2.0

Car maintenant messieurs, mesdames, mesdemoiselles allez-y le cloud est à tous les étages ! De votre vie personnelle (facebook), professionnelle (Office 365 machin), et même vos jeux (ceci mérite d’ailleurs un post de blog en entier tellement il y a de quoi dire), rien n’y échappe !

Mais le problème c’est que en sous-traitant vos données vers des serveurs dont vous ne savez ni où ils sont, ni ce qu’ils sont et encore moins ce dont ils font avec vos données, et surtout gratuitement il y a des risques.

Et ces risques sont on ne plus nombreux : le piratage, la revente de vos données, l’utilisation de votre adresse mail pour vous balancer du spam, l’entreprise qui décide unilatéralement de supprimer voire de censurer vos données et surtout, la suppression du service.

Et c’est ce que vivent les utilisateurs de Google Reader, ils balancent aveuglément leur données paske c’est pratique, paske c’est simple et paske c’est gratuit ; et entre-temps Google fait son traditionnel ménage de printemps et décide de virer des trucs. Vu que c’est gratuit et qu’il y a pas de pubs c’est pas très bankable pour tonton Google, et donc il décide de fermer le service.

Terminus, tout le monde descends. Et l’utilisateur peut encore s’estimer heureux qu’il a eu une notification de fermeture de service (même si elle est froide et jetée comme ça à l’utilisateur) et surtout qu’il peut exporter toutes ses données en XML.

Ah car Google, c’est pas une association de charité ?

Et puis quoi encore ? Si un service ne lui rapporte rien (ou même si il lui rapporte quelquechose) il est libre de le fermer à tout moment. Et on l’a vu avec les labs, wave ou knol. Il ne faut pas oublier que Google est un entreprise et que son but est de ramasser de la thune, de l’oseille, du fric, du pèz, du cash. Et beaucoup. C’est la seule chose qui le préoccupe.

D’ailleurs avec la fermeture de Google Reader, je prédis une fermeture prochaine de feedburner (ce qui fera encore plus mal), dans le but de forcer les sites webs à publier leur nouvelles sur Google+. Et le but ultime ? Une prison dorée made for and by Google, où ils pourront faire des stats de avec qui tu as partagé, quand tu l’as lu, si tu l’as lu, et si t’as cliqué et si tes amis ont cliqué. Mmmh que de bonnes statistiques pour des annonceurs !

Mais je m’en fous, donne-moi un plan B !

D’accord d’accord. Il existe de nombreux (et excellents) lecteurs « lourds » (et même sous licence libre) pour Linux et Windows® ; comme par exemple RSSOwl ou Liferea, ce n’est pas le choix qui manque. Une simple recherche sur Google DuckDuckGo où c’est votre ordinateur qui récolte lui même les dernières nouvelles, et elles restent dans votre ordinateur.

Mais vu que l’utilisateur de Google Reader souhaite accéder à ses flux de partout, et que je présuppose qu’il ne souhaite pas râler une seconde fois car je cite : « gnignigni cloud de merde qui va encore fermer mon lecteur de flux RSS », il ne reste qu’une seule solution : héberger vos flux RSS sur votre propre serveur.

À ce moment j’ai donc deux solutions en stock pour toi. Ils s’appellent TinyTinyRSS ou RSSLounge. Mais comme je l’ai dit, il vous faut votre propre serveur, et en cas de panne il n’y aura que vous sur qui gueuler dessus (ou plus rarement celui qui héberge votre serveur). Bien sûr, c’est payant, mais c’est le prix de la sûreté de ne pas avoir un service qui ferme et surtout, c’est le prix de votre vie privée.

Mais si vous insistez l’auteur du magnifique webcomic hmm-la-bd qui est Mogmi a déniché un récapitulatif des alternatives à Google Reader qui se trouve… Sur un Googe Docs

Deux ans… #Syrie

Deux ans de tortures, de meurtres, de pleurs, de combats pour trouver de la nourriture au quotidien. Deux ans de pleurs d’enfants, de cris de mères. Deux ans de fuites, de viols, de massacres.

« Le nombre de réfugiés syriens qui ont gagné le Liban, la Jordanie, la Turquie, l’Iraq et l’Egypte a quasiment doublé depuis le 1er janvier. Ils étaient 3000 par jour à passer les frontières en décembre, 5000 en janvier, 8000 en février, 8000 par jour (…) Quelques 13% des Syriens ont ainsi tout laissé derrière eux pour tenter de sauver leurs familles. » *

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Deux ans de tortures, de meurtres, de pleurs, de combats pour trouver de la nourriture au quotidien. Deux ans de pleurs d’enfants, de cris de mères. Deux ans de fuites, de viols, de massacres.

Aujourd’hui, Français et Anglais, dans leurs bureaux tout jolis et bien chauffés, se disent que, peut être, un de ces jours, ça pourrait être pas mal, d’armer les rebelles… Alors on lance vaguement l’idée de « lever l’embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre ». Les robinets d’eau tiède de la diplomatie ont esquissé un avis… Qu’on attendait, que les Syriens attendaient, depuis deux ans.

Deux ans de tortures, de meurtres, de pleurs, de combats pour trouver de la nourriture au quotidien. Deux ans de pleurs d’enfants, de cris de mères. Deux ans de fuites, de viols, de massacres.

Alors on saute de joie, on fait courir le bruit, on fait cocorico, on… ah mais non, c’est pour l’instant juste une recommandation et pour l’instant rien n’est fait. Les Syriens attendront encore leurs missiles Sol-air destinés à être envoyés sur les avions de sa majesté moustachue. Cela ne fait pas deux ans qu’ils sont bombardés. Cela aurait débuté il y a un an, en février 2012, si mes souvenirs sont bons, une sorte de représailles made in Bachar à l’attentat perpétré contre des ministres dans lequel son beau frère avait perdu la vie.

Par contre, la guerre civile, elle dure depuis deux ans.

Deux ans de tortures, de meurtres, de pleurs, de combats pour trouver de la nourriture au quotidien. Deux ans de pleurs d’enfants, de cris de mères. Deux ans de fuites, de viols, de massacres.

« A Bruxelles, l’Union européenne a assuré qu’il était « possible » de discuter « sans délai » de l’opportunité de lever l’embargo si l’un des 27 Etats membres le souhaitait, » précisait la dépêche AFP

Il faut maintenant synchroniser les agendas, prendre des rendez-vous, discuter des textes à rédiger… Dans deux ans, on y sera peut être encore. Les Syriens, pour la plupart, ne seront plus là.

Deux ans de tortures, de meurtres, de pleurs, de combats pour trouver de la nourriture au quotidien. Deux ans de pleurs d’enfants, de cris de mères. Deux ans de fuites, de viols, de massacres.

Alors on va (un jour peut-être si les robinets d’eau tiède se décident enfin) « armer les djihadistes » disent ceux qui n’ont rien compris. C’est justement pour ne pas les laisser progresser qu’il faudrait armer les rebelles, du moins si on peut se regarder dans un miroir en pensant qu’on donne des armes qui servent à tuer à des gens, aussi faibles et désarmés soient-il. Deux ans de morts.

Ce qui est sûr, c’est que la Syrie telle que nous l’avons connue, en 2010 et au début du conflit pour ma part, ne sera plus jamais la même, dévastée par deux ans de pillages de l’ASL, deux ans d’ascension de groupuscules islamistes, deux ans de boucherie.

Deux ans de tortures, de meurtres, de pleurs, de combats pour trouver de la nourriture au quotidien. Deux ans de pleurs d’enfants, de cris de mères. Deux ans de fuites, de viols, de massacres.

Les 70.000 morts chez Guy
Les interrogations de Juan.
Le triste état des lieux d’Olympe.
La chronique littéraire d’Anne-Laure
Le billet de Melclalex


2′ pour la Syrie – Robert Badinter par vagueblanchepourlasyrie

* Extrait de la chronique de Bernard Guetta
du 11 mars « la poudrière Syrienne »
à (ré)écouter.

A la #SNCF c’est de mieux en mieux

La neige existe depuis la nuit des temps, la SNCF ne sait toujours pas comment la gérer. Le mauvais temps prend des allures d’apocalypse quand vous voulez rejoindre Paris depuis la banlieue : gel sur les voies, employés débordés, zéro solution comme si le service public découvrait la neige pour la première fois.

La neige existe depuis la nuit des temps, la SNCF ne sait toujours pas comment la gérer. Le mauvais temps prend des allures d’apocalypse quand vous voulez rejoindre Paris depuis la banlieue : gel sur les voies, employés débordés, zéro solution comme si le service public découvrait la neige pour la première fois.

Sur ma ligne, c’est un peu funky à l’heure de pointe puisque la ligne U ayant totalement disparu des cartes, ses voyageurs sont invités à emprunter ma ligne, la L, entre la Défense et Viroflay. Cela nous faisait donc en temps normal un doublement de la capacité avec chaque matin, des gens – les plus vieux et les plus faibles – restant à quai par manque de place. La capacité a doublé, donc, mais aucun wagon n’a été rajouté, on n’a même pas droit à rames à étage.

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A la SNCF on veut faire des économies, alors on entasse les voyageurs tel du bétail qui va à l’abattoir… A 99 euros l’abonnement mensuel pour les habitants de Versailles, ça fait un peu cher le pince-fesses, non ? Bon, c’est vrai qu’on est habitués… Mais là, il s’agit de la neige. Donc aux retards et désagréments quotidiens, qu’on évoque sans broncher sur le compte twitter de la ligne, il faut ajouter verglas, neige et personnels totalement dépassés.

Oui, il neige, comme il y a une dizaine de jours, comme le mois dernier, comme l’année dernière… mais à la SNCF, on découvre toujours la situation avec ravissement alors que des voyageurs passent la nuit dans leur train avec une poignée de biscuits dans le ventre et risque de n’arriver à bon port que le soir suivant.

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A Paris, les ravis de la crèche SNCF, proposent tout simplement aux banlieusards de ne pas se rendre à Paris pour travailler. Easy. Non, n’allez pas bosser pour faciliter le travail des 7 nains qui déblaient les voies…

Sans honte, en plus… Comme si nous nous entassions tous les matins dans la bétaillère pour le plaisir, voire pour faire du shoping ou kiffer les frottements entre voyageurs avant de repartir dans l’autre sens. Restez chez vous, donc, perdez votre boulot, la SNCF ne vous sponsorisera pas votre loyer… des blaireaux qui découvrent que la neige c’est froid, eux, auront du travail… On pourrait peut-être leur suggérer que l’eau, ça mouille, en prévision d’un prochain épisode pluvieux… Des fois que ça nous éviterait l’apocalypse…

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Iran, des NetCitoyens sans protection

Mahmoud n’était déjà pas un grand ami de la neutralité du Net. Depuis les manifs de 2009, il a une sale histoire avec la liberté d’expression… Comme si cela ne lui plaisait pas.

Nous sommes lundi 11 mars 2013 et Reuters nous apprend que l’Iran bloque les VPN non autorisés par l’Etat. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Que les Iraniens ne peuvent plus contourner la censure locale.

Mahmoud n’était déjà pas un grand ami de la neutralité du Net. Depuis les manifs de 2009, il a une sale histoire avec la liberté d’expression… Comme si cela ne lui plaisait pas.

Nous sommes lundi 11 mars 2013 et Reuters nous apprend que l’Iran bloque les VPN non autorisés par l’Etat. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Que les Iraniens ne peuvent plus contourner la censure locale.

 VPN

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Un VPN est une sorte de réseau virtuel privé. Il chiffre et protège votre trafic entre votre ordinateur et un serveur et/ou un autre ordinateur. Grâce à cet outil, donc, tout votre trafic est rendu illisible. Il n’y a donc aucun moyen de savoir quelles données circulent : ce que vous téléchargez, les sites que vous consultez, etc.

« seuls les VPN légaux , enregistrés et validés par l’État pourront continuer à fonctionner et à être utilisés. »

Si le VPN en question est un outil d’Etat, ou validé par l’Etat, comme les seuls qu’autorisent actuellement l’Iran, ça a tendance à sentir plutôt mauvais puisqu’ils peuvent potentiellement y mettre le nez dedans… Donc cela revient à faire circuler la data en clair dans un pays où la répression sur Internet ne cesse d’augmenter.

Aujourd’hui, donc, les Iraniens n’ont pour l’instant plus le choix pour publier leurs vidéos de manifs sur Youtube, que de celui de se connecter en clair et donc, de se faire choper.

Outre la liberté d’expression, la liberté de communiquer avec l’extérieur et entre Iraniens, la neutralité du Net, c’es tout simplement le droit fondamental à vivre et agir sans être espionné que l’Iran attaque.

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C’est un nouveau pas, donc, vers « l’internet national iranien » qui n’est donc pas Internet, que le pouvoir n’a de cesse d’essayer de nous vendre. Attaques extérieures, lutte contre le terrorisme, contre les méchants virus… Aujourd’hui, l’Iran en ligne, donc, c’est encore plus de l’entre soi, avec des citoyens qui ont de moins en moins de voies d’accès pour témoigner des horreurs commises dans ce pays par le pouvoir en place.

Lire l’article de Numérama.