Le tour du monde en 80 jours

C’est la bonne surprise café-théâtre, qui se joue pourtant depuis huit ans, et actuellement au théâtre du Splendid. Le pitch ? Le livre de Jules Verne revisité version comique et surtout réactualisé.

C’est la bonne surprise café-théâtre, qui se joue pourtant depuis huit ans, et actuellement au théâtre du Splendid. Le pitch ? Le livre de Jules Verne revisité version comique et surtout réactualisé.

La troupe laisse une part à l’improvisation et aux blagues en rapport avec l’actualité, ce qui rajoute du peps au spectacle puisque le reste de l’équipe est obligé de suivre et improviser, quitte à se payer une bonne tranche de rire sur scène.

Capture du 2013-05-26 10:32:22

On part toujours du pari de Fogg comme dans l’original, mais les péripéties rencontrées sur la route ne sont pas les mêmes que celle du livre bien entendu. Il sauve une pseudo princesses indienne des griffes d’un duo de soldats ayant un peu abusé de la fumette, se fait draguer par le matelot gay d’un des bateaux utilisé pour un déplacement, et ne manque pas de lâcher une petite chanson alors que son domestique part fumer de l’opium avec un détective…

J’ai eu droit à des vannes sur un arrêt en hôtel avec une femme de chambre, une référence pas sympa à Frigide Barjot, entre autres… Mais ces petites vannes d’actu auront certainement disparu au profit d’autres. L’équipe aura aussi peut-être évolué, l’équipe actuelle étant aussi tournante.

Allez donc grossir les rangs du million de spectateurs qui ont déjà succombé !

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  • Infos pratiques :

Adaptation : Sacha Danino et Sébastien Azzopardi, Mise en scène : Sébastien Azzopardi Assisté de Romain Canard Avec : Pierre Helie, Nicolas Lumbreras,  Frédéric Imberty ou Georgy Liebermann,  David Talbot ou Nicolas Tarrin, Coralie Coscas.
Lieu : théâtre du Splendid
Prix : 30 euros

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Les critiques sur Citivox
A voir aussi en ce moment, Alex Lutz

La guerre des mondes, H. G. Wells

Lu il y a très longtemps, voilà le temps de se replonger dans les classiques.

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J’aime la justesse des termes, la manière dont sont décrites ces scènes d’apocalypse sans tomber dans le misérabilisme ou surjouer.

Là, chaque mot semble pesé.

On suit un homme qui s’échappe de sa ville suite sa destruction partielle par des martiens.

On le suit, cheminant, d’une cachette à une autre, au fil aussi des destructions e la ville de Londres. On le suit aussi au fil de ses rencontres : un tirailleur, un vicaire déglingué, des femmes fuyant seules avec qui il fera un bout de chemin…

Il y décrit ces martiens aussi avec justesse, au détail près de son observation. Leurs faits et gestes, leurs outils, leurs déplacements et ce qui change, petit à petit, dans le décor, comme la présence de cette herbe rouge.

A lire, donc, loin des bouquins alarmistes et brouillons qui font exploser la fin du monde dans le bruit et le fracas. Là, l’incompréhension est juste et on découvre peu à peu le monde qui entoure le héros en même temps que lui.

Syrie, D’accord… Mais demain… ou après

« A Bruxelles, l’Union européenne a assuré qu’il était « possible » de discuter « sans délai » de l’opportunité de lever l’embargo si l’un des 27 Etats membres le souhaitait, » précisait la dépêche AFP datée du 15 mars. Sauf que…

 

Capture d’écran 2013-05-28 à 15.22.02« A Bruxelles, l’Union européenne a assuré qu’il était « possible » de discuter « sans délai » de l’opportunité de lever l’embargo si l’un des 27 Etats membres le souhaitait, » précisait la dépêche AFP datée du 15 mars. Sauf que…

Sauf que le 28 mai, aujourd’hui, rien n’a changé.

L’Europe est toujours en train de se demander si oui ou non, elle armera les rebelles syriens, si oui lesquels et comment… Et ce n’est pas le papotage d’hier qui va faire changer les choses puisque oui, sur le principe les Européens ont trouvé un accord mais non, pas tout de suite, pas demain, on repousse la prise de décision à après un hypothétique sommet sur la paix entre la Russie et les USA.

En gros le temps, passe, le temps passe toujours et le temps passe encore. C’est ce dont je vous parlais ici il y a plus de deux mois.

Tombent les murs, tombent les morts. La diplomatie continue d’ouvrir des robinets d’eau tiède.

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Le papier de EU Observer(EN)
La Russie n’est pas contente.

Les BBA sont de retour

Les Big Brother Awards sont de retour ! Après deux années blanches, les césars du monde sécuritaire seront à nouveau décernés le 26 juin 2013, à partir de 19h à la Parole Errante, à Montreuil.

Les Big Brother Awards sont de retour ! Après deux années blanches, les césars du monde sécuritaire seront à nouveau décernés le 26 juin 2013, à partir de 19h à la Parole Errante, à Montreuil.


Big Brother Awards 2013 Trailer par bigbrotherawardsfr

Douze ans après la première édition française, l’impertinente cérémonie, nommée d’après le personnage de fiction du roman 1984 de George Orwell, reprend du service pour récompenser les acteurs de la société de contrôle et de surveillance. Créés en 1998 au Royaume-Uni, puis repris dans près d’une vingtaine de pays, les Big Brother Awards (BBA) dénoncent, depuis lors, les « surveillants qui nous surveillent ».

Au vu de la perte progressive de nos libertés individuelles, par le détournement de nos données personnelles, au travers de la prolifération des fichiers, par le durcissement sécuritaire des cadres législatifs et par la multiplication des dispositifs de surveillance dans nos villes, les tristement célèbres prix Orwell seront dépoussiérés, afin de mettre un coup de projecteur sur notre réalité sous surveillance.

 L’objectif reste le même : « surveiller les surveillants » par un ciblage sélectif des dignes représentants de l’idéologie sécuritaire, notre jury étant, comme à son habitude, composé de défenseurs des droits, philosophes des libertés, journalistes, juristes, etc. ayant produit des analyses critiques sur le sujet.

Toute institution, entreprise ou personne s’étant distinguée par son mépris du droit à la vie privée et/ou par sa promotion de la surveillance et du contrôle des individus peut être suggérée comme candidate. L’équipe des BBA vous invite donc à participer à cette grande traque en proposant vos candidats via le formulaire de nomination en ligne ou par mail (date butoir le 31 mai).

Pas d’attaques gratuites, il faut rapporter des faits avérés, accompagnés de sources identifiées. Rappelons que pour être éligibles, les candidatures doivent être basées sur des faits avérés et étayés par des sources publiques (voir la procédure et critères de nomination).

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Les BBA belges remettent leur prix le 30 mai
Discours dObama sur la guerre des drones (EN)
Ce que nous promet l’Europe en matière de donnés prsonnelles. Le dossier de Numérama

C’est le collectif qui a fait plier la RATP

Comme quoi, la mobilisation sur les réseaux sociaux et le mirroring, ça fonctionne !

Comme quoi, la mobilisation sur les réseaux sociaux et le mirroring, ça fonctionne !

C’est PCiNpact qui nous l’apprenait hier, la RATP a finalement décidé d’abandonner son projet liberticide de reconnaissance faciale. J’ai reçu les mêmes arguments par mail du service de communication de la RATP.

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Ils avancent toutefois de sombres arguments. L’initiative n’aurait pas été validée par la hiérarchie. Pourtant, les appels d’offre, dans les entreprises de cette taille, sont relus, avalisés, par des juristes dont c’est la principale activité… Ou alors, il faut vraiment se faire du souci pour les projets RATP. Par ailleurs, bien étranger, aussi que la hiérarchie ne valide pas, tout simplement, les appels d’offres engageant des budgets d’importance comme celui-ci. Ils font quoi, la hiérarchie, de leur journée ?

Autre zone d’ombre, la communication avance une étude R&D, rien de plus… genre c’était un appel d’offre de test, avec un cahier des charges de test et des caméras qui te filment, là bien réellement dans les couloirs du métro… mais c’est aussi un test. Tout va donc pour le mieux, je te le disais dans le premier papier de la série, il fait beau, tu souris quand t’es filmé (parce que tu l’es) mais pur l’instant, et je dis bien pour l’instant, la reconnaissance faciale n’est « pas ? » « plus ? » au programme et ce, grâce au mirroring et à l’indignation qui a circulé sur les réseaux sociaux.
Grâce à nous tous, donc.

Bravo, toi.

Illustration Flickrr/CC/ontourwithben

RATP le Streisand de la reconnaissance faciale

Hier, je vous parlais de reconnaissance faciale à la RATP à l’occasion de la publication d’un appel d’offre tout ce qu’il y a de plus officiel sur un site d’appels à projets dédié à nos belles PME.

Hier, je vous parlais de reconnaissance faciale à la RATP à l’occasion de la publication d’un appel d’offre tout ce qu’il y a de plus officiel sur un site d’appels à projets dédié à nos belles PME.

L’info a pas mal tourné, notamment sur Numérama qui l’a reprise en fin d’après midi et ce matin, surprise, tout a disparu : le fichier du cahier des charges n’est plus dans sa dropbox, le site des PME ne met plus de lien vers l’appel d’offre en question. C’est comme si tout cela n’avait pas existé.

Tout cela n’a effectivement pas existé dans le bureau des communicants de la RATP sauf que tout cela a vraiment existé et existe encore (bisous, la communication qui balance de l’erreur 404 !)

Il suffit en effet d’aller rechercher la page d’appel d’offres dans ton moteur de recherche préféré et d’ouvrir la page en cache. Et hop, elle est de retour ! (bonjour Kévin en charge du dossier !)

Rhaaaa, mais sur ce lien, pas de cahier des charges. Flute alors !

Sauf que.. Sauf que le cahier des charges existe aussi, et pas que dans la dropbox de Kévin ! Tu pourras le consulter sur le serveur du Numendil ou dans l’article de pciNpact.

Sinon, la RATP, t’as des explications à nous donner sur le sujet ? (bisous quand même, hein..)

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Hypérion, Dan Simmons

Pas aimé du tout.

On nous vend un bouquin de SF et on se retrouve avec un huis clos. Oui, il y a bien quelques vaisseaux, des civilisations lointaines, des adorateurs d’un dieu étrange dont la croix redonne la vie au mort ou maintient en vie ceux qui doivent y passer.

On y croise des gens minuscules qui ne se reproduisent pas et ont toujours le même âge, des personnes en huis clos sur qui le temps n’a pas de prise ou qui combattent son joug à coups de voyages interstellaires… Mais rien de plus.

Si cela était écrit sans longueurs ni phrases à tiroirs, ça sauverait (un peu) le truc… mais de ce côté, ça pêche aussi…

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#GPG Solution à l’initialisation : la certification

Le dernier billet de la série sur GPG concerne la chaîne de confiance et pourquoi il n’est pas bon de changer de clé à longueur de temps. Suite à une grande discussion sur la signature de clés GPG avec Pierre, je lui ai proposé d’écrire un billet pour Sete’ici à ce sujet. C’était chose déjà faite. Il m’a permis de re-publier ce texte déjà paru chez lui.

Le dernier billet de la série sur GPG concerne la chaîne de confiance et pourquoi il n’est pas bon de changer de clé à longueur de temps. Suite à une grande discussion sur la signature de clés GPG avec Kaiyou, je lui ai proposé d’écrire un billet pour Sete’ici à ce sujet. C’était chose déjà faite. Il m’a permis de re-publier ce texte déjà paru chez lui.

PGP, ou sa variante libre OpenPGP tient pour l’essentiel dans un protocole de certification similaire à X.509 : les clés publiques sont publiées accompagnées de certificats signés par d’autres individus.

À la grande différence de X.509 toutefois, les certificats ne sont pas signés par une autorité de confiance mais par les relations sociales directes de l’individu publiant la clé. Ainsi, moi, Pierre Jaury, peux publier ma clé publique accompagnée d’un certificat d’authenticité signé par mes proches. Quel intérêt alors s’il est possible de générer de fausses signatures à partir de l’identité de fausses relations sociales ? Le graphe social d’un individu est peuplé de liens de confiance.

Détaillons. Moi, Pierre, diffuse ma clé publique accompagnée d’un certificat signé par mon amie Alice. Bob, également ami d’Alice, rencontré sur un salon de discussion, souhaite obtenir une copie sûre de ma clé publique (afin de me communiquer des informations sensibles). Je lui expédie donc le paquetage clé/certificat dans un courrier électronique. Bob ayant déjà récupéré une copie sûre de la clé de Alice peut vérifier l’authenticité de la signature sur le certificat. S’il a confiance en la compétence d’Alice à vérifier mon identité, il considérera le certificat comme une preuve de l’authenticité de ma clé publique et pourra m’adresser des messages chiffrés sans crainte que quiconque sinon moi puisse les lire ; il validera également l’authenticité des messages signés que je lui réserve.

La solidité d’OpenPGP repose donc sur deux conditions :

– un nombre suffisant d’utilisateurs, si possible pas réunis autour d’un noyau unique ;

– le sérieux des vérifications d’identité avant de signer les certificats d’authenticité.

C’est le non respect de la seconde condition qui menace de conduire OpenPGP à sa perte. Un nombre trop important de clés pas suffisamment vérifiées et le système s’effondre.

Conclusion

Peut-être ne touchez-vous pas l’intérêt d’OpenPGP mais aurez été initiés à ses avantages et ses dangers. Quoi qu’il en soit, il est indispensable pour le bien être de ce réseau social de confiance et de sécurité que les utilisateurs prennent à cœur leur responsabilité première : entretenir la sécurité du réseau en validant bien l’identité des individus connectés au graphe social de confiance.

Comment valider une identité ? vérifier l’accès au compte e-mail et une pièce d’identité de l’individu sont les deux aspects principalement nécessaires. Certains trousseaux OpenPGP embarquent également des meta-informations telles qu’une photo ou une adresse ; il conviendra de les vérifier.

De nombreux outils sur des systèmes d’exploitation variés permettent aujourd’hui de gérer proprement son propre jeu de clés et les relations de confiance avec les clés d’autres individus. Ils proposent également une interface pour la signature numérique ainsi que la synchronisation des données avec des annuaires publiques de clés, facilitant l’échange (la validation se fera alors en comparant les empreintes des clés).

  • Tu veux créer une clé GPG ?

Tu es utilisateur de Windows ? Un tutoriel par ici
Tu es un gentil libriste ? Un tutoriel (celui que j’utilise) par là.

  • Les liens qui vont bien

Le billet de Kaiyou dont celui-ci est issu dans sa totalité
Une version grand public chez Korben

 

« J’ai vu trop de gens mourir »

Une petite vidéo à partager. Dans sa série sur la contre histoire de l’Internet, Jean-Marc Mannach a interviewé Stephen Urbach, alias Tomate, qui raconte sans langue de bois les actions du collectif durant le printemps arabe, mais aussi ce qu’il a pu ressentir en tant qu’humain lors des opérations.

 Une petite vidéo à partager. Dans sa série sur la contre histoire de l’Internet, Jean-Marc Mannach a interviewé Stephen Urbach, alias Tomate, qui raconte sans langue de bois les actions du collectif durant le printemps arabe, mais aussi ce qu’il a pu ressentir en tant qu’humain lors des opérations.

Enfin, il n’omet pas de rappeler comment la donne change en matière de géopolitique lorsque les ONG et les états ne peuvent pas intervenir et que des (h)ac(k)tivistes remettent en question les décisions d’un état souverain.

 

 

  • Les liens qui vont bien

Une contre histoire de l’Internet, le docu de Jean Marc à voir absolument encore quelques jours sur Arte+7 (dépêche toi !)
Regardez les autres vidéos, participez, commentez, apprenez, partagez… C’est par ici !
Si vous parlez allemand, le site de Stephen Urbach

#Syrie On leur a permis de (re)venir au stade animal

Quand on était petits, à l’école, ça nous faisait marrer quand l’instit racontait que l’homme descend du singe. A 7 ans, tu troues ça totalement absurde, quoique pour certains de tes camarades de classe, t’as quand même un doute.

Quand on était petits, à l’école, ça nous faisait marrer quand l’instit racontait que l’homme descend du singe. A 7 ans, tu trouves ça totalement absurde, quoique pour certains de tes camarades de classe, t’as quand même un doute.

Puis le temps passe, tu deviens ado et t’es obligé de théoriser tout ça en cours de philo. A vrai dire, tu t’en fous un peu, comme tu t’en fous de tout, t’as 16 ans et des boutons… Quoi que la pilosité de certains de tes camarades te font penser que peut être…

Et puis tu deviens adulte et, comme tout le monde tu as entend parler et lu des articles à propos de cette vidéo horrible d’un Syrien dépeçant un autre Syrien, tu as put être vu, comme peu de gens, cette fameuse vidéo.

Biensûr, le dégoût, le vomito, l’indignation.

Peu importe de quel bord sont les tristes personnes présentes dans cette vidéo, peu importe même leur bord politique dans ce conflit interne qui, rappelons-le, dure depuis 2 ans.

Des viols, des meurtres, des mutilations, des gamins privés de leur enfance, il y en a tous les jours, et c’est tout aussi dégoûtant que l’autre taré dépeçant un bonhomme qui avait lui même peut-être participé à des exactions…

Nous sommes en face d’un conflit qui dure depuis plus de deux ans, dans un pays où il faut se battre au quotidien pour trouver à manger, avoir des nouvelles de proches, où la mort, quand elle n’est pas au coin de la rue, touche quelqu’un qu’on aime ou un voisin.

Dans cette vidéo, il n’y a pas un rebelle et un soldat. Il y a deux humains. Deux humains qui comme toi, comme moi, comme ta mère et comme ton fils, descendent de l’animal. Et dans un pays où on laisse, volontairement, en sachant ce qu’il s’y passe, les gens s’entretuer, peu importe leur bord politique encore une fois, on laisse les gens crever dans l’indifférence générale.

Mais on laisse aussi les gens tuer, les gens voler, les gens violer dans la plus profonde torpeur diplomatique. J’en parlais ici, le temps passé m’a donné raison.

L’Homme descend de l’animal, et lorsqu’on le laisse sciemment évoluer dans une jungle où il faut se battre au quotidien pour accomplir les taches les plus primaires comme se nourrir ou trouver un toit pour s’abriter, dans un climat anxiogène et de mort, il ne faut pas s’étonner qu’aujourd’hui, des humains se comportent comme des animaux.