programme chargé

Pas trop le temps de rédiger par ici, et pour cause. PSES se prépare et je participerai à différentes conférences par équipe entre jeudi et dimanche, et la Nuit du Hack se déroule en même temps, j’y ferai une conf avec un petit camarade de jeu à 13h.

Pa mal de boulot, donc, mais c’est pour la bonne cause,sans compter les événements à venir la semaine prochaine.

Restez dans le coin, mais pas trop loin, dès que j’aurais le temps de gratter un peu, je vous parlerai d’auto-hébergement.

Prise en main #RasPi

Première étape, l’installation, avant la prise en main, en local, en d’autres termes, faire mumuse et apprendre dans le même temps les commandes que je ne connais pas.

J’ai commencé à bidouiller ce petit appareil dans le but d’apprendre (un jour dans fort fort fort longtemps) à gérer un serveur. Je me suis fixé, comme premier objectif d’héberger un lecteur de flux RSS.

Première étape, l’installation, avant la prise en main, en local, en d’autres termes, faire mumuse et apprendre dans le même temps les commandes que je ne connais pas.

 Un RasPi, c’est quoi ?

 IMG299

Il s’agit d’un mini serveur qui tient dans la main avec juste ce qu’il faut de ports pour brancher un écran, un clavier, un chargeur micro USB (le même que vous utilisez pur votre smartphone), une câble Ethernet, ainsi que deux ports USB.

Enfin, un emplacement est dédié à accueillir une carte SD, c’est là dessus que vous allez installer votre système d’exploitation de la « famille » linux. On en trouve aujourd’hui un peu pour tous les goûts d’après ce wiki (Fedora, NetBSD, Arch, Debian…). J’ai opté pour Raspbian, présenté comme l’idéal pour les débutants.

La page Wikipédia du RasPi précise que ce petit appareil « est destiné à encourager l’apprentissage de la programmation informatique. » tant mieux, c’est justement ce que l’on cherche !

Passons à la pratique

J’ai lu, lu et relu avant de me lancer. Je m suis dégourdi les doigts et je me suis lancée sur le tuto le plus simple pour la première étape qui est la préparation de la carte SD. A vider, à formater, bien entendu, pour repartir sur qqch de propre.

Capture du 2013-06-08 11:44:12

Je télécharge RaspBian, je l’extrait et l’installe sur la carte sauf que… Sauf qu’une fois que je branche le tout, seule la led qui indique l’alimentation s’allume. Et ce n’est visiblement pas normal.

Je recommence tout le toutim, même résultat. Je cherche d’autres tutos, j’en trouve un sur Windows… Bon tant pis.

Je boote sur Windows, du moins après le bon quart d’heure de pose imposée pour qu’il fasse tout seul ses mises à jour sans que j’ai mon mot à dire. Je télécharge RaspBian, je l’extrait, la carte SD, toussa. Je branche le tout avec le sentiment du devoir accompli et… feu rouge, comme précédemment.

Je ferme cette merde (je suis toujours très calme, hein) et je repars sur mon Ubuntu.

Remontage de manche, passons à l’installation via dd sur ce petit tuto. Formatage toujours et encore pour commencer sur du propre, il m’a fallu ensuite une bonne demi heure pour comprendre que c’était « umount » et pas « uNmount » en mode « rhooo ben pourquoi ça ne fonctionne pas ? » et puis allons-y pour l’install.

En ligne de commande

Tous les tutos indiquent la même commande :

dd bs=1M if=~/Downloads/2012-07-15-wheezy-raspbian.img of=/dev/rdisk1

Zou !

Ah ben non, ça ne fonctionne pas.

Première erreur, celle de copy/paster directement cette ligne. Pourquoi ?

  • le « chemin » est valable seulement pour la personne qui a écrit cette commande. Par exemple, chez moi, le dossier « Downloads » s’appelle « téléchargements » et le nom de la carte SD est « sdb1 » et non pas « rdisk1 ». En d’autres termes, l’auto-complétion est ton amie !
  • Il manque un petit qqcch, problème que l’on retrouve dans plusieurs tutos et pas que sur l’installation de RaspBian. En effet, ceux qui les écrivent semblent s’adresser à des gens qui « savent déjà » alors que la documentation a un but pédagogique. Il faut en effet rajouter la commande « sudo » au début de cette ligne.

sudo dd bs=1M if=~/Bureau/2013-05-25-wheezy-raspbian.img of=/dev/sdb

Ce coup-ci, ça tourne ! L’install se fait ! Il est maintenant temps de placer la carte SD dans le RasPi. J’ai depuis installé mon switch au salon à côté de l’ordinateur pour ne plus avoir à faire des AR jusqu’à ma box.

Je branche le tout, suspense et…

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Et ben non, toujours la même histoire.

Pffffiuuuu.

Peut-être que cela vient du cable ethernet ? m’a-t-on dit récemment. Je teste de nouveau avec le grand câble relié à ma box qui arrive jusque dans le salon et dont je me sers pour connecter mon ordinateur. Celui-ci, je suis sûre qu’il fonctionne et… et ben non.

Prochaine étape, comprendre pourquoi cela ne fonctionne pas !

  • Les liens qui vont bien

Un blog de bidouilleur qui traite pas mal du sujet.
Un guide d’installation rapide.
Un tuto wiki en anglais.
Comment configurer son réseau local.
RasPi, le SSH, comment et pourquoi.

Sight, c’est pour demain

Ju ne suis pas convaincue par la conclusion du papier : « néanmoins la technologie nécessitera encore plusieurs années avant de trouver une application publique concrète. » S’il y a du fric à faire, à n’en pas douter, cette technologie se développera bien rapidement.

« En collaboration avec Samsung et de multiples universités, dont le MIT, des scientifiques viennent de mettre au point des lentilles de contact aussi confortables et transparentes que la plupart des lentilles de correction proposées jusqu’ici, » nous apprend cet article.

Elles auraient donc l’apparence de simples lentilles de contact, la même utilisation, la seule différence est que des textes, des images, pourraient s’afficher devant les yeux de la personne qui les porte.

 Ju ne suis pas convaincue par la conclusion du papier : « néanmoins la technologie nécessitera encore plusieurs années avant de trouver une application publique concrète. » S’il y a du fric à faire, à n’en pas douter, cette technologie se développera bien rapidement.

Je trouve cela assez flippant. Pourquoi ?

Réponse ci-dessous

Sight from Sight Systems on Vimeo.

Independance of Cyberspace

J’ai relu ce week-end, ce texte de John Perry Barlow qui, depuis 1996 n’a pas pris une ride. Il est question d’humains qui s’affranchissent des formes de pouvoirs que nous connaissons AFK. L’original, en Anglais, est chopable en bas de page au format pdf ou en lecture sur la page des guidebooks.

J’ai relu ce week-end, ce texte de John Perry Barlow qui, depuis 1996 n’a pas pris une ride. Il est question d’humains qui s’affranchissent des formes de pouvoirs que nous connaissons AFK. L’original, en Anglais, est chopable en bas de page au format pdf ou en lecture sur la page des guidebooks.

« Gouvernements du monde industrialisé, géants fatigués de chair et d’acier, je viens du cyberespace, le nouveau domicile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande, à vous qui appartenez au passé, de nous laisser en paix. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucune souveraineté sur le territoire où nous nous assemblons.

Nous n’avons pas de gouvernement élu, et il est peu probable que nous en ayons un un jour : je m’adresse donc à vous avec la seule autorité que m’accorde et que s’accorde la liberté elle-même. Je déclare que l’espace social global que nous construisons est naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez aucun droit moral à nous gouverner, et vous ne possédez aucun moyen de faire respecter votre autorité que nous ayons de bonnes raisons de craindre.

Les gouvernements trouvent le fondement de leur pouvoir légitime dans le consentement des personnes qu’ils gouvernent. Vous n’avez ni sollicité ni obtenu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas non plus notre monde. Le cyberespace ne se trouve pas à l’intérieur de vos frontières. Ne pensez pas que pouvez le construire comme s’il était un de vos Grands Travaux. Vous n’y arriverez pas. C’est un phénomène naturel qui croît de lui-même, par nos actions collectives.

Vous n’avez pas pris part aux grands débats qui nous ont réunis, et vous n’avez pas non plus créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non-écrits qui ordonnent déjà notre société mieux que ne pourraient le faire n’importe lequel des règlements que vous prétendez nous imposer.

Vous dites qu’il existe chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous prenez prétexte de cela pour faire intrusion dans notre espace. Beaucoup de ces problèmes n’existent pas. Là où il y aura de véritables conflits, là où des torts seront effectivement causés, nous les identifierons et nous les traiterons avec nos moyens. Nous sommes en train de mettre en place notre propre Contrat Social. Nous nous gouvernerons en fonction des conditions qui prévalent dans notre monde, pas dans le vôtre. Car notre monde est différent.

Le cyberespace est fait de transactions, de relations et de pensée, circulant en un flot ininterrompu sur nos canaux de communication. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il ne se trouve pas là où vivent les corps.

Nous sommes en train de créer un monde ouvert à tous, sans privilège ni préjugé qui dépende de la race, du pouvoir économique, de la puissance militaire ou du rang à la naissance.

Nous sommes en train de créer un monde où chacun, où qu’il soit, peut exprimer ce qu’il croit, quel que soit le degré de singularité de ses croyances, sans devoir craindre d’être forcé de se taire ou de se conformer.

Les concepts de votre droit en matière de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement et de circonstances ne s’appliquent pas à nous. Ils ont leur fondement dans la matière, et il n’y a pas de matière ici.

Nos identités n’ont pas de corps : donc, contrairement à vous, nous ne pouvons pas faire régner l’ordre au moyen de la force physique. Nous pensons que c’est à travers l’éthique et l’intérêt bien compris de chacun et de la communauté dans son ensemble que va surgir notre mode de gouvernement. Nos identités sont probablement dispersées à travers un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent seraient prêtes à reconnaître est la Règle d’Or de l’éthique. Nous espérons que nous serons capables de construire nos propres solutions sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous essayez d’imposer.

Aux États-Unis, vous venez aujourd’hui de créer une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui renie votre propre Constitution et qui est une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. C’est nous qui devons maintenant faire renaître ces rêves.

Vous avez une peur panique de vos propres enfants, car ils sont nés dans un monde où vous serez à jamais immigrants. Parce que vous avez peur d’eux, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités parentales que vous êtes trop lâches pour exercer vous-mêmes. Dans notre monde, tous les sentiments et toutes les expressions de l’humain, du plus dégradant au plus angélique, font partie d’un tout inséparable, l’échange global des octets. Il n’est pas possible de séparer l’air qui peut éventuellement étouffer certains de ceux qui le respirent de celui qui permet aux oiseaux de voler.

En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous essayez de tenir à l’écart le virus de la liberté en érigeant des postes de contrôle sanitaire aux frontières du cyberespace. Peut-être que ceux-ci empêcheront la contagion un certain temps, mais ils ne fonctionneront pas dans le monde de l’omniprésence des médias transporteurs d’octets.

Vos industries de l’information, de plus en plus obsolètes, cherchent à se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui ont la prétention de confisquer à leur profit jusqu’à la parole même à travers le monde. Ces lois cherchent à transformer les idées en un produit industriel comme les autres, au même titre que les lingots de fonte. Dans notre monde, tout ce que l’esprit humain peut créer peut être reproduit et distribué à l’infini sans que cela ne coûte rien. Le transmission globale de la pensée n’a plus besoin de vos usines pour se faire.

Ces mesures de plus en plus hostiles et colonialistes nous placent dans la même position que les amoureux de la liberté et de l’auto-détermination qui lors d’époques précédentes ont dû rejeter l’autorité de pouvoirs distants et mal informés. Il nous faut déclarer que nos identités virtuelles ne sont pas soumises à votre souveraineté, alors même que nous continuons à consentir à ce que vous gouverniez nos corps. Nous allons nous disperser sur toute la planète de manière à ce que personne ne puisse arrêter nos idées.

Nous allons créer une civilisation de l’esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus juste et plus humaine que le monde qu’ont construit vos gouvernements auparavant. »

 Davos, Suisse, le 8 février 1996

PDF : John Perry Barlow_Independance of Cyberspace

Déprogrammer l’obsolescence #DIY

Je voulais titrer « réparer son alim tout seul comme un grand, » surtout que la panne n’était visiblement pas prévue par le constructeur, mais une fois n’est pas coutume, le DIY c’est bien, mettons-le donc en valeur.

Je voulais titrer « réparer son alim tout seul comme un grand, » surtout que la panne n’était visiblement pas prévue par le constructeur, mais une fois n’est pas coutume, le DIY c’est bien, mettons-le donc en valeur.

La vieille alim de votre PC qui, vous ne savez pas pourquoi, vous lâche une veille de jour férié alors que vous avez très-beaucoup besoin de travailler et pas envie de passer les trois prochains jours sans ordinateur, c’est un peu déjà arrivé à tout le monde.

On se sert des dernières minutes de batterie pour trouver un revendeur dans l’urgence et l’affaire est pliée en quelques heures. Sauf que… Sauf que l’alim, vous en êtes convaincu, est réparable.

Dans mon cas, il s’agissait du « petit » fil reliant le chargeur à l’ordinateur, qui déconnait. Un faux contact. Comment s’en apercevoir ? Quelques jours avant, le chargeur donnait des premiers signes de faiblesses puisqu’il fallait bouger parfois un peu le fil pour que cela fonctionne, que la loupiote s’allume et que surtout l’électricité fasse son chemin entre la prise et mon ordinateur.

Un faux contact, ça se répare, alors passons à le pratique !

Il m’a fallu un bon coup de main pour arriver à ouvrir le boîtier soudé (merci Dotux), on s’est relayés et on a réussi à te monter ici ce qu’il y a dans ton chargeur.

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Prise de tension, diagnostic, c’est bien un faux contact. La suite des opérations se déroule alors que tout est débranché, tu comprends aisément pourquoi.

– Il faut donc couper le fil et enlever les morceaux (mal) soudés sur le circuit. Attention, c’est chaud ! attraper les petits bouts avec une pince est une bonne chose, mai c’est moins facile de tirer le morceau… Du moins dans ma pratique.

– Seconde étape, séparer le positif du négatif après avoir dénudé les fils sur environ 5cm.

– Grâce à de la gaine thermorétractable, isolez vos fils pour ne laisser sortir que les deux bouts qui iront se caler dans le circuit imprimé. Attention de ne pas inverser les polarités, sinon, il faudra tout recommencer. La bonne idée peut être d’utiliser de la gaine thermorétractable de deux couleurs pour ne pas se mélanger les pinceaux.

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– Tu es maintenant prêt à souder (sans faire des pâtés, hein…), puis à refermer et coller le boîtier, condition obligatoire pour ne pas prendre le jus, avant de tester si tout fonctionne.

Ca peut être pas mal, si vous vous lancez dans la bricole d’être accompagné, pour ce genre de choses. On touche à l’électricité, donc ça peut vite sentir mauvais.

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  • Les liens qui vont bien

C’est quoi l’obsolescence programmée ?
A voir, le docu d’Arte sur la question.