IPv4, l’heure est à la spéculation

Les adresses IP (Internet Protocol) font partie des protocoles de communication sur Internet permettant à chaque machine, de l’ordinateur domestique au serveur hébergé dans un datacenter, d’avoir une adresse unique.

Nous utilisons au quotidien des adresses IP, dites IPv4, dont le nombre est limité et dont les stocks sont presque épuisés. Un nouveau protocole, reposant sur un nouveau format d’adresses quasi illimité, l’IPv6, a été créé pour le remplacer, non sans mal.

Les adresses IP (Internet Protocol) font partie des protocoles de communication sur Internet permettant à chaque machine, de l’ordinateur domestique au serveur hébergé dans un datacenter, d’avoir une adresse unique.

Nous utilisons au quotidien des adresses IP, dites IPv4, dont le nombre est limité et dont les stocks sont presque épuisés. Un nouveau protocole, reposant sur un nouveau format d’adresses quasi illimité, l’IPv6, a été créé pour le remplacer, non sans mal.

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Le rêve, une espèce en voie de disparition

J’apprends en lisant le Courrier International de cette semaine que l’écriture cursive (à la main en attaché) n’allait plus être obligatoire dans 45 états des USA d’ici à 2015.

J’apprends en lisant le Courrier International de cette semaine que l’écriture cursive (à la main en attaché) n’allait plus être obligatoire dans 45 états des USA d’ici à 2015.

L’info crée un gros débat outre-atlantique et m’a fait réfléchir à mon propre rapport à l’écriture, notamment après toutes ces années passées à l’étranger. L’écriture c’est, pour moi, une part de la culture d’un pays, quelquechose en rapport direct avec la langue et son histoire.

Quand j’apprenais l’arabe, je me souviens des grosses lettres calligraphiées à la main plus ou moins adroitement sur des lignes qui n’en finissaient pas. J’avais une écriture d’enfant, malgré mes presque 30 ans, une écriture d’enfant qui s’appliquait à bien former ses lettres, à placer le point au bon endroit, à refaire trois fois les mêmes lettres parce que suivant leur place dans le mot, elles n’ont pas la même forme, à pester sur les « sôd » et « dôd » et leur forme chelou…

Pour les sonorités aussi, l’écriture à la main aidait. L’apprentissage se faisait avec des accents qui prenaient la place des voyelles et disparaissent au fil de l’apprentissage. Et alors que ces mots ne ressemblaient à rien sur un écran, un journal ou la devanture d’un magasin, ils prenaient du sens, posés sur le papier, avec leurs accents.

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Moins exotique, l’écriture cursive, c’est aussi l’écriture en couleur, les cœurs dans la marge à 12 ans, les gros ronds sur les i en guise de point à 14, les dessins sur un coin de page parce qu’on n’a pas envie d’écouter, la grille de morpion entre deux potes qui s’en fichent, une fleur ou un soleil retrouvés au détour d’un cours quand la copine d’à côté avait déjà noirci tous ses coins de page.

Les écrans ne véhiculeront pas ces moments de vie qui participent aussi à la construction sociale du jeune.

Il faudra écrire avec une marge de tant de centimètres, parfois en couleur, avec l’interlignage qu’on nous donnera, et pas question d’avoir le choix entre lignes et petits carreaux, d’écrire en bleu ou en violet, de tracer des flèches ou des cercles pour faciliter la compréhension.

« Notre manière d’écrire a une incidence sur ce que nous écrivons »

C’est une phrase d’un des articles de Courrier International. Nous n’écrivons pas la même chose selon que nous sommes devant un écran ou une feuille de papier. Nous n’organisons pas l’espace de la feuille de la même manière. Nous aimons passer rapidement le texte en « justifié » d’un côté alors qu’on prend un malin plaisir à raturer, recommencer et écrire pas droit, mais pas droit du tout de l’autre côté.

L’inverse est aussi vrai dans mon cas. Ce que j’ai envie d’écrire va m’entraîner soit devant un écran, soit devant une feuille de papier. Et quelle feuille de papier ? Ça dépendra encore une fois de ce que j’écris.

Un bloc tout blanc pour une to do list sans cesse recommencée, un tout petit cahier pour quelques pensées déstressantes ou parfois déverser ma colère, un cahier à spirales pour le boulot, un mini bloc note qui ne quitte jamais mon sac en déplacement… Du blogage, des articles et tout ce qui peut être obligatoirement structuré sur un écran.

Une évolution naturelle ?

Tout cela me fait penser à l’arrivée de la photo numérique. Oui, j’ai bossé en labo, retourné ma cuve de négatifs Ilford HP5+ pour éviter les bulles, vérifié des centaines de fois, si ce n’est plus, le grain avant d’insoler… Oui, je suis vielle.

L’arrivée du numérique a complètement changé aussi le travail sur le terrain. Quand on prenait plusieurs photos avec une ouverture ou un temps de pose différents pour être sûrs de faire un bon cliché, quand on réfléchissait à deux fois avant de prendre une photo parce que bon, j’ai que 12 pose alors… Et puis on recherchait LA photo, alors on tournait de tous les côtés, on multipliait les angles, on créait… Alors qu’en numérique, on shoote, on regarde et si c’est correct, on ne se prend plus la tête.

En fait, l’écriture cursive, c’est comme la photo en argentique, il y a un côté imaginatif, artiste, rêveur qu’on ne trouve pas devant un écran ou dans une carte SD… Et c’est bien dommage de se dire que d’ici quelques années, on ne pourra plus sourire en tombant sur l’écriture d’une ado amoureuse au détour d’une feuille qui traîne ou sur les couleurs criardes de post-it collés ça et là pour ne rien oublier.

Aujourd’hui, nous avons le choix. Le choix entre l’écriture manuelle et l’écriture sur clavier, nous maîtrisons les deux. Supprimer l’écriture cursive reviendrait à priver les nouveaux jeunes du droit fondamental qu’est celui d’avoir le choix, à les obliger à n’utiliser que le clavier.

Nous sommes peut-être vieux, mais quand ils seront formatés, sans rêve ni dessins sur leurs écrans, nous nous souviendrons comment c’était bien, la liberté.

Aides à la presse, le raport de la cour des comptes

La cour des comptes, dans son dernier rapport ne s’intéresse pas qu’à nos paires de lunettes. L’abattement fiscal des journalistes est aussi porté au débat.

La cour des comptes, dans son dernier rapport ne s’intéresse pas qu’à nos paires de lunettes. L’abattement fiscal des journalistes est aussi porté au débat.

7650 euros sont à déduire des impôts pour une personne ayant travaillé à plein temps tout au long de l’année.

A cela, il faut ajouter qu’avec cet abattement, les journalistes ne déduisent aucun frais réels qu’ils s’agisse de déplacements, abonnements de train, par exemple, pour ceux qui se rendent au travail en TER, frais d’essence, contrairement à la majorité des français qui peuvent déduire tout ou partie de ces frais de leur déclaration. Le journaliste pigiste doit aussi investir pour pouvoir travailler : ordinateur personnel parfois haut de gamme pour faire du montage vidéo ou du traitement photo, le matériel de captation son/photo/vidéo (plus « et » que « ou » le pigiste devant pour s’en sortir être multimédia).

Les pigistes, par exemple, qui partent faire de sujets à l’étranger, paient tous leurs déplacements, logements sur place, etc. et toucheront finalement beaucoup moins que ce qui est écrit sur sur leurs fiches de paie, puisqu’il faudra déduire les frais de visa, transports, etc… de la somme gagnée… Ce qui dans certains cas peut se révéler ardu.

J’ai quasi toujours dépassé, parfois même de beaucoup, les frais avancés, mais il m’est aussi arrivé d’en sortir plus que je n’en n’ai eu à l’arrivée. C’est le cas de mon déplacement au Soudan, par exemple, où tout était très cher et malgré l’hébergement en couchsurfing une partie du voyage, le fait d’utiliser des touk touks et petits bus locaux, j’ai voyagé à pertes. En gros, j’ai payé pour travailler.

Mais pas la peine d’aller si loin, il suffit de se rendre dans la plupart des capitales européennes pour voir les factures s’empiler très vite.

Alors on jongle.

Le rapport fait d’ailleurs état de la condition précaire des pigistes :

Si la profession de journaliste ne semble donc pas, en moyenne, défavorisée d’un point de vue salarial, la situation des journalistes pigistes ou en contrat à durée déterminée, en particulier des jeunes journalistes, pourrait conduire à nuancer sensiblement ce constat.

 Les fois où on gagne bien sa vie, on met de côté pour celles où on aura beaucoup de frais… Je parlais déjà de la situation des pigistes ici ou encore là.

Je doute d’ailleurs, en cas de suppression de cet abattement, que l’Etat y soit gagnant puisque les déclarations de frais réels pourraient être assez importantes, plus que cette allocation.

L’abattement, c’est quoi ?

Pour un journaliste ayant travaillé à temps partiel, à mi-temps ou ayant connu des périodes de chômage, la déduction est à calculer au prorata. Pour quelqu’un qui aurait travaillé 10 mois à temps plein, par exemple, il faut calculer 7650/12 = 637,5 (pour un mois) x 10 = 6375 euros à déduire.

Avant 1998, cet abattement concernait 30 % des revenus des journalistes. Finalement, ceux qui avaient de gros salaires, bossaient à plein temps, déduisaient beaucoup plus que les pigistes ou les personnes ayant enchaîné quelques CDD tout au long de l’année qui, avec leur rémunération rikiki, avaient droit à un abattement tout aussi rikiki.

C’est en 1998 que les choses ont changé de manière plus équitable. Tout le monde dit déduire la même somme, une énorme bouée d’oxygène pour les plus précaires d’entre nous, une broutille pour les plus hauts revenus.

Ce que dit la cour des comptes

Mis à part le statut des pigistes, la grande disparité des revenus, tant pour les CDI que pour les pigistes, il est question de penser à aider les journalistes et non plus (ou moins) les organes de presse :

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances initiale pour 2013 au Sénat, le ministre délégué au budget confirmait cette analyse à l’occasion de l’examen d’amendements tendant à réduire cet avantage fiscal : « En apparence, [cette mesure] vise à avantager une profession. En réalité, son objectif est d’aider les entreprises de presse, entreprises industrielles qui rencontrent, on le sait, d’extraordinaires difficultés […]

 Ce qu’il ressort de la lecture de l’ensemble du document c’est qu’il y a vraiment (beaucoup) trop d’aides à la presse, reste à savoir si la grande précarité dans laquelle se trouvent les pigistes sera prise en compte en cas de réforme.

  • Les liens qui vont bien

Le rapport spécifique à la presse
Le papier clairvoyant de Jacques Rosselin

Merci à Bruno pour les idées de dépenses des journalistes pigistes auxquelles je n’avais pas pensé.

#Raspi Cogitation autour de l’install serveur

J’ai enfin installé nginx. J’étais même toute fière quand, me connectant en local depuis mon navigateur sur mon RasPi, le message d’acueil du serveur web tout bien paramétré me souhaitait la bienvenue.

J’ai enfin installé nginx. J’étais même toute fière quand, me connectant en local depuis mon navigateur sur mon RasPi, le message d’acueil du serveur web tout bien paramétré me souhaitait la bienvenue.

Je regrette quand même que les tutos relatifs à l’installation ne soient pas assez complets, pas assez explicites, on se retrouve parfois à faire du copy-paste de commandes. Et si, on ne prend pas la peine de lire à gauche à droite ou de faire des recherches sur ces commandes avant de les effectuer dans son terminal, comme je l’ai fait, on se retrouve vite à jouer les automates, à faire comme c’est écrit et à copier bêtement.

Je trouve cela assez dommage. Surtout que le but de l’utilisation du RasPi était justement l’apprentissage. Mais si je ne fais pas moi-même la démarche de comprendre, il me semble que plus j’avance, plus je lis de tutos, plus je m’aperçois qu’on peut très bien « faire » et « réussir » une install sans avoir rien compris à la chose.

Je trouve ça un peu dommage… Mais ainsi va la vie.

Repenser la rédac web

On a appris ces derniers jours que plusieurs sites de médias se sont fait berner par de faux experts, de faux spécialistes, qui n’étaient rien d’autre des boites de comm faisant de la publicité de manière déguisée. Le procédé est habile. Il est issu de l’engouement qui entoure la course aux clics, aux dépends du fond.

On a appris ces derniers jours que plusieurs sites de médias se sont fait berner par de faux experts, de faux spécialistes, qui n’étaient rien d’autre des boites de comm faisant de la publicité de manière déguisée. Le procédé est habile. Il est issu de l’engouement qui entoure la course aux clics, aux dépends du fond.

La course aux clics, on en parlait ici au mois de mars, en marge d’un papier de Ragemag qui décrivait très bien comment nous sommes devenus des putes à clics.

Plus il y a de publications, plus il y a potentiel à clics, plus le media et ses ressources seront hauts dans les page ranks de google. Pendant quelques temps, les « journalistes » qui faisaient du copy/paste de dépêches étaient plutot tranquilles, payés pour du secrétariat. Puis il a fallu se mettre un peu à travailler et modifier quelque peu les papiers puisque les doublons sont remarqués et désindexés. La mention « La redac avec (ajoute ici le nom de l’agence) » a remplacé le simple nom de l’agence en signature.

L’autre conséquence, on nous l’apprend aujourd’hui, c’est la floraison de ces pseudo experts. Ces experts, sont souvent là à titre gracieux, de sympathiques contributeurs qui font du remplissage, et donc du clic, sans rien demander en retour.

Les textes sont commentés, ça buzz plus ou moins… Ils sont blogueurs, chercheurs, parfois en mal de reconnaissance, parfois hyper compétents dans un domaine qui a fait qu’ils n’ont pas choisi l’écriture et se font aussi plaisir en grattant en ligne…  Peu importe, pour le patron, entendez celui qui paie les pigistes au lance pierre, celui qui promet des abonnements gratuits aux blogueurs qui n’en voient jamais la couleur, c’est toujours du gratuit, et c’est toujours du clic, donc c’est bon.

Quitte à s’en ficher un peu de qui écrit quoi.

Je me souviens des critiques faites à l’encontre de Wikipedia, au tout début, alors qu’ils y avait encore peu de relecteurs et qu’on pouvait écrire des conneries sur Nana Mouskouri ou la physique nucléaire sans se faire toper pendant une semaine et parfois plus, alors qu’aujourd’hui, on y trouve de bonnes équipes, dans beaucoup de langues, et que les contributeurs font un gros travail de relecture, correction, amélioration et vérification.

Là, on est à l’an 1 de la contribution sur les sites de médias. C’est un peu du open bar, suffit de bien écrire, de faire plus ou moins de bruit ou de clics, et le tour est joué… Et les boites de comm auraient eu bien tort de se priver de ce vide  en termes de gestion des contenus. Après tout, c’est leur job.

Il faut maintenant passer à l’an 2, celui des vérifs, avant d’accepter n’importe qui. Non, les baquets, c’est fini. Ce qui demande du travail et de l’investissement de la part des médias. Ou alors, un réinvestissement en rédaction, faire de nouveau appel aux journalistes présents sur leur secteur depuis des années et qui maitrisent leur sujet… Mais il faut pour cela repenser les médias en ligne en termes d’information et de fond, avec le lecteur, et non plus de course aux clics.

Et Dieu créa l’INTERNET, Christian Huitema

Christian Huitema est ingénieur. En 1986, il rejoint l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) de Sophia Antipolis et travaille sur ce qui allait devenir Internet.

Christian Huitema est ingénieur. En 1986, il rejoint l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) de Sophia Antipolis et travaille sur ce qui allait devenir Internet.

La plupart des jeunes de 16 ans aujourd’hui, croient que l’Internet a toujours existé. Et bien non !

Alors que nous gambadions de manière pas encore très assurée jusqu’au pot et que faire nos lacets relevait encore du tour de magie, Christian Huitema, lui, participait à la création d’internet (non, pas du Ouiabe!).

Il nous décrit les premières années de la recherche télécoms et réseaux, sur ce projet et surtout les différences énormes entre les projets américains et européens.

Il nous décrit l’Europe comme un capharnaüm administratif où il fallait toujours attendre l’aval du politique ou d’un administration pour pouvoir débuter des recherches, parfois dans un sens que n’approuvaient pas les chercheurs qui auraient, au départ, voulu suivre la même ligne que leurs confrères américains.

En Europe, on préfère mettre les moyens sur un réseau centralisé, donc contrôlable, alors qu’aux USA, on préfère la décentralisation, relier les ordinateurs les uns aux autres… De ces recherches naîtront le Minitel chez nous et Arpanet, qui deviendra Internet chez eux.

« En éliminant tout point central, ils ont créé un réseau très robuste »

Au delà des deux pensées complètement opposées, on voit aussi comment ce qui allait devenir Internet était une vraie révolution à l’époque.

Plus besoin d’attendre à côté du fax pour recevoir un papier personnel, il suffisait d’ouvrir une boite mail. Plus besoin de se creuser la tête des heures, un chercheur, possiblement sur un autre continent avait forcément la réponses, alors on écrivait à un groupe… sauf que la réponse mettait parfois 24 heures à arriver, voire plus si on compte le décalage horaire, car le débit ne ressemblait pas du tout à ce que l’on a aujourd’hui.

Alors ils cherchaient, ils tatonaient.

Ce sont eux qui ont mis en place ces « routes », passant d’un ordinateur à un autre, de sauts de puce(s) en sauts de puce(s) pour atteindre un serveur, et le chemin inverse.

Puis Huitema a eu la chance, et il en parle avec humour, de faire « le français » dans un groupe de chercheurs a l’échelle internationale. Il a donc pu participer directement aux travaux initiés par les Américains mais avec des valeurs qui prennent sens encore aujourd’hui :

« L’intérêt de protéger la vie privée doit l’emporter sur les considérations du maintien de l’ordre et de la défense »

Enfin, il rappelle en conclusion qu’Internet n’est pas un média à sens unique et permet à tout un chacun d’écrire, de commenter :

« la possibilité pour chacun d’être à la fois un consommateur et une source d’info. »

[youtube]http://youtu.be/A5Ix72dJvqo[/youtube]

 

Egypte : Selon que vous soyez riche ou misérable…

Donc aujourd’hui, les intellectuels égyptiens veulent retirer le droit de vote aux illettrés qui ne vote pas comme eux. Au delà de la remise en cause de la définition de la démocratie, c’est toute une société qui nous montre son vrai visage.

Donc aujourd’hui, les intellectuels égyptiens veulent retirer le droit de vote aux illettrés qui ne votent pas comme eux. Au delà de la remise en cause de la définition de la démocratie, c’est toute une société qui nous montre son vrai visage.

Il est (de plus en plus) loin le temps où je te parlais de ces Egyptiens middle class qui rabaissaient systématiquement, parfois même sans s’en apercevoir, les gens des classes « inférieures », quitte à leur parler assez méchamment.

C’est une des choses qui m’avait le plus choquée dans la société égyptienne.

Aujourd’hui,ceux d’en haut qui ont toujours traité ceux d’en bas comme des chiens, s’aperçoivent que leurs voix comptent autant lors d’une élection et ça, ça ne leur plaît pas puisque ceux d’en bas voteraient pour les Frères.

Sauf que…

Sauf que justement, c’est le peu de considération qu’ont les gens d’en haut pour les gens d’en bas qui fait que les Frères ont pris toute leur assise dans les classes les plus populaires.

Je vivais dans le quartier d’Imbaba, un des plus pauvre de la ville où on ne trouve pas d’étrangers, et vivier des Frères. Les habitants ? Des ouvriers, des femmes de ménage, des serveurs, des personnes sans emploi, des malades qui n’ont rien pour se soigner, des gens qui reçoivent de l’argent tous les mois, de la mosquée, pour tenir.

Les seuls à les aider pour nourrir leurs enfants étaient ceux qui leur faisaient ces nombreux dons, ceux qui les écoutaient, ceux qui leur parlaient, ceux qui leur donnaient l’impression de les prendre au sérieux quand les autres les mettaient plus bas que terre.

Alors oui reconnaissance du ventre, mais pas que.

Il y a aussi la manière dont on leur parle, dont on les regarde, l’image qu’on leur renvoie d’eux. Il n’y a chez la majorité de la population que du mépris de classe, et on s’en aperçoit encore avec cette prise de position sur le vote.

Mais c’est parce que vous les maltraitez et les déconsidérez qu’il vont chercher ailleurs, chez ceux pour qui ils votent, le soutien dont ils ont besoin.

  • Lire l’article de Courrier International

Capture du 2013-08-24 17:39:37

Qatar, les secrets du coffre-fort

Le Qatar, ce petit pays dont nous ne connaissons rien mis à part le sentiment général de peur quand le pays investit dans les banlieues françaises, nous est raconté par Christian Chesnot et Georges Malbrunot, deux journalistes qui travaillent sur la zone géographique au sens large et ce pays en particulier depuis plusieurs décennies.

Le Qatar, ce petit pays dont nous ne connaissons rien mis à part le sentiment général de peur quand le pays investit dans les banlieues françaises, nous est raconté par Christian Chesnot et Georges Malbrunot, deux journalistes qui travaillent sur la zone géographique au sens large et ce pays en particulier depuis plusieurs décennies.

Ils nous expliquent comment tout le système est (bien) géré parla famille Al-Thani au pouvoir, alliant Industrie, économie, politique, culture, diplomatie, sport, et éducation, chaque membre de la famille est responsable d’un secteur.

Qatar

Au fils qui deviendra un jour émir l’armée et le sport, à la fille qui s’est prise d’une passion pour l’art contemporain, la culture, à la plus intelligente, un poste politique au sein du cabinet de l’émir, à l’oncle une entreprise, etc…

Au sommet de la pyramide, un trio composé de l’émir visionnaire qui a transformé un tas de sable en ce qu’est le Qatar aujourd’hui, sa seconde femme, Cheika Moza, sorte de Lady Di des terres arabes qui finance aujourd’hui une part importante du budget de l’UNESCO et se bat pour accroître la place de la femme dans la société, et HBJ, un indétrônable ministre déjà là du temps de l’ex émir.

L’ensemble du bouquin porte sur les changements au Qatar, les investissements, le soft power, l’argent, bien entendu, mais au delà des informations très détaillées sur le pays, on voit en toile de fond quels rapports le pays entretien avec ses voisins mais aussi avec les personnages politiques français.

On y apprend que Dominique de Villepin est un grand ami de la famille, que Rachida Dati y passait le plus clair de son temps à une époque et a fait placer sa sœur à un poste clé dans le pays, que de nombreux politiques, de droite comme de gauche, s’y sont cassé les dents en tentant d’aller leur vendre des équipements, attirés par les rétro commissions qui en résultaient…

Un bouquin de journalistes à lire si vous ne connaissez rien au Qatar. On y apprend tout de la démesure, des jeux diplomatiques, de l’intelligente stratégie de cet émir qui donne la fausse impression d’être un doux rêveur, des investissements du pays dans les banlieues françaises, non pas pour les « islamiser » comme on a pu le lire ça et là, mais pour former et repérer des talents arabophones puisque le Qatar manque cruellement de compétences.

  • Et pour en savoir plus, une vidéo qui résume très bien le bouquin

[youtube]http://youtu.be/QNHESltX-B8[/youtube]

#RasPi Raspi-config vs GParted

Ngix ne veut pas s’installer, pas de place pour l’écriture me dit la machine… Pourtant, je n’ai rien fait à part changer le password et la MAJ du firmware. Après quelques recherches, je m’aperçois que les 8 gigas de la carte ne sont pas utilisés, mais que la partoche ne représente que 1,75G… Il faut donc lui faire prendre toute la place à laquelle elle a droit.

Ngix ne veut pas s’installer, pas de place pour l’écriture me dit la machine… Pourtant, je n’ai rien fait à part changer le password et la MAJ du firmware. Après quelques recherches, je m’aperçois que les 8 gigas de la carte ne sont pas utilisés, mais que la partoche ne représente que 1,75G… Il faut donc lui faire prendre toute la place à laquelle elle a droit.

Pour vérifier si c’est votre cas, commencez par vous connecter au RasPi soit en ssh, c’est mon cas, soit face à votre écran) et entrez une simple commande :

df -h

Là, vous verrez la taille de votre partition. Si elle occupe les 8 gigas ou quasi, vous pouvez d’ores et déjà faire joujou avec le serveur miniature, mais dans le cas contraire, il faut se relever les manches. On trouve pas mal de tutos dédiés au fait de faire prendre toute la place à RaspBian sur la carte SD, plus ou moins obscurs.

On trouve par exemple de délicieuses, mais héroïques prises de tête via ligne de commande, des connexion via Putty pour les utilisateurs windows, des conseils des uns et des autres qui ne s’entendent pas. On m’a conseillé d’utiliser GParted, en toute simplicité, comme pour quand je bidouille de la partoche sur clé USB.

Capture d’écran 2013-09-02 à 15.29.59

Je trouve la partition principale, j’UMOUNT bien entendu et je la redimensionne en sifflotant. C’est simple comme trois clics.

GParted debut

Opération réussie me dit la machine.

GpartedOK

Sauf que… Sauf que ça ne fonctionne pas ! Et j’ai au passage crashé la machine, heureusement que je n’avais pas encore trop installé de trucs dessus. Il me faut donc reprendre l’installation à zéro, on verra plus tard pour le firmware et le password.

La machine 1 – Juju 0

Une fois que c’est fait, rebootons joyeusement. La machine en avait décidé autrement. Pas possible de m’y connecter en SSH. Mon terminal m’envoie tout un tas de sympathique avertissements pour me mettre en garde… et impossible de me connecter à mon RasPi. Impossible aussi de trouver de la doc qui s’y rapporte.

Warning

Respirer, souffler, toussa… J’essaie de passer par radioTwitter, nous verrons bien. Et ça a fonctionné grâce aux bonnes idées de @kalimeroforever et @sniperovitch et sans alcool (!!!!)

ssh -keygen -R ipdelamachine

Capture d’écran 2013-09-02 à 15.33.57

Et win ! on arrive enfin à se connecter au RasPi avec les identifiants non pas habituels, mais les identifiants par défaut de Raspbian puisque je te rappelle qu’on a refait une install (et qu’il faudra tout se retaper…). Sauf que ça ne nous dit toujours pas si la partoche fait la bonne taille. On refait le « df tout ça » expliqué plus haut. Et non, on est bon pour étaler le Pi.

sudo raspi-config

C’est tout bleu. il suffit de chercher la ligne mentionnant l’espace de ta carte SD (dans mon cas, il s’agissait de la première ligne) et de cliquer sur Entée. Là, un message de confirmation apparaît.

resizeOK

La machine 1 – Juju 1

Il ne reste plus qu’à cliquer sur « finish » en se disant « rhooo mais c’est tout !? » et à rebooter la machine. Là, même commande pour vérifier si le Pi a bien pris toute sa place.

df -h

J’ai gagné ! Il est maintenant temps de passer à l’install Ngnix.

  • Les liens qui vont bien

Introduction à l’auto-hébergement
Mise à jour du firmware du RasPi
C’est quoi donc un RasPi ?