Orbot, retour d’utilisation

De passage en Jordanie (oui, j’ai mis du temps à écrire ce billet) j’ai testé Orbot. Orbot c’est quoi donc ? C’est l’équivalent de Tor, dont on a déjà parlé ici, mais sur smartphone.

Orbot sert à préserver votre anonymat en ligne qu’il s’agisse de surfer sur le Ouaibe ou d’autres utilisations d’Internet. Il fournit l’accès au réseau Tor aux utilisateurs de smartphones Androïd.

Autre avantage pour une utilisation grand public, il permet de choisir de manière assez user friendly, en quelques clics, les applications dont le trafic passera par le réseau Tor : mails, navigation, tchat… ou alors de choisir de faire transiter les flux de la totalité de vos applications.

Capture du 2013-10-24 11:00:38

Un test bien basique pour savoir si votre connexion transite bien par le réseau Tor, celui de d’aller consulter les sites qui vous indiquent quelle est votre IP, du genre mon-ip.com, qui vous localisera quelquepart dans le monde mais sans doute pas là où vous vous trouvez.

Pour l’anonymat et vous permettre de vous connecter sans avoir à subir les restrictions du pays dans lequel vous vous trouvez physiquement, c’est une bonne chose, donc.

Cet outil a tout de même un problème, celui de tirer pas mal sur la batterie, donc plutôt limité en termes de mobilité. Impossible, par exemple, de le laisser tourner plusieurs heures d’affilée, sur une connexion « grand public » par exemple, via wifi dans le salon d’un hôtel, à moins d’avoir son chargeur et une prise à portée de main.

Moins grand public, en connexion 3G, ne surtout pas laisser tourner Orbot plusieurs heures sur votre machine ou au moment où vous aurez vraiment besoin de téléphoner, il ne vous restera plus de jus.

Eteindre Orbot ?

Oui mais…

Oui mais si vous rechargez vos mails coûte que coûte, en continu, votre application s’y connectera sans ce programme, et donc à quoi cela peut-il servir de le faire tourner épisodiquement ? Dans ce cas précis, il faut abandonner l’idée du chargement des mails en continu et s’astreindre, à chaque fois qu’on en a envie, à retaper son mot de passe.

A titre personnel, je suis plutôt opposée au chargement des emails sur mobile, et je m’en passe, mais dans certains pays, le smartphone est parfois le seul ordinateur qu’une personne possède, elle ne peut donc pas faire autrement.

Très bon retour, donc, sur Orbot, même si son utilisation doit s’accompagner d’autres mesures de sécurité dans le cadre d’un reportage, qu’il s’agisse de sécurité informatique ou de comportements personnels. Le seul souci majeur noté étant celui de la consommation d’énergie.

  • Les liens qui vont bien

télécharger Orbot sur tes dépots préférés
Les téléphones mobiles et la sécurité
Utilisez votre smartphone en sécurité

Latitude zéro, Mike Horn

En gros, Mike Horn se présente malheureusement toujours comme un héros. Il a un côté Chuck Norris avant Chuck Norris.

Ce mec est un malade. Sud-Africain bien né, il est devenu « aventurier explorateur » et ne cache pas ses amitiés très haut placées l’aidant à mener au mieux ses missions.

Celle qu’il raconte dans latitude zéro, est tout simplement le tour du monde en suivant l’équateur, directement, tout droit… en s’accordant tout de même une petite bande de large de chaque côté.

L’exploit est assez énorme, il brave plusieurs océans sur un petit voilier, traverse des jungles, longe des rivières en pirogue, copine avec des guérilleros colombiens et des chefs de guerre africains, le tout en un an et demi.

On reste un peu sceptique sur le fait qu’il ne lui arrive rien, qu’il rencontre toujours les bonnes personnes au bon moment et que, c’est finalement toujours grâce à sa détermination, comme le moment où il est mordu par un serpent et se soigne en buvant de l’eau et passant deux ou trois jours allongé dans son hamac…

Idem pour la sortie de test de son voilier, prévu à l’origine pour 4 personnes grand maximum, il tombe sur un bateau de clandestins mexicains en train de couler, il remplit son bateau d’un dizaine de ses personnes et attend au large que la police ne parte pour les faire débarquer libres aux USA.

mike_horn

Et finalement, on ne s’interroge pas plus que ça. Il a déjà parachevé de nombreux exploits sportifs, fait partie de commandos, a écrit sur ses stages de survie dans la jungle…

En gros, Mike Horn se présente malheureusement toujours comme un héros. Il a un côté Chuck Norris avant Chuck Norris.

Pas un mot sur les périodes de doute, sur le manque de sa famille, ses enfants… et quand il tombe de son bateau en pleine mer agitée, c’est pour mieux nous raconter comment il s’est accroché à tel ou tel filet pour héroïquement reprendre les commandes, de nuit, bien entendu.

Je croyais ouvrir un bouquin qui parlerait de cheminement, physique et psychologique, façon Bouvier, par exemple. Et bien non. Aucune remise en question.

Enfin, lorsque Mike Horn traverse le continent africain, il pose un regard très dur sur les gens. Selon lui, il n’y aurait que voleurs et fous furieux armés dans les pays qu’il traverse et tient un discours assez affligent, hautain, sans essayer de comprendre ou du mois s’interroger sur la situation.

A sa décharge, il raconte toute de même comment plusieurs fois, il a rebroussé chemin pour que son équipe technique puisse le filmer en plein effort pour réaliser la vidéo du voyage ou comment ses amitiés haut placées l’ont aidé à certains moments, à se sortir de situations délicates.

A lire si vous n’avez rien d’autre sous la main… mais seulement dans ce cas-là.

Nginx, ufw, Apache et le port 80 #Raspi

On en étant restés à l’install Nginx sur le RasPi qui s’était étonnement très bien passée.

On en étant restés à l’install Nginx sur le RasPi qui s’était étonnement très bien passée.

Capture du 2013-09-15 17:46:22

J’ai ensuite installé ufw pour gérer les tables.

sudo apt-get install ufw

ufw signifie « uncomplicated firewall »… on sent le bon plan.

Pour ne pas avoir de surprise, j’ai autorisé les ports http, https et ssh via la commande allow

Je retourne sur mon 192 depuis mon ordinateur, et là… erreur 403, accès Forbbiden. scrogneugneu… Je cherche dans mes réglages ufw, tout à l’air bien, je retourne sur la page, 403 de nouveau. J’arrête ufw totalement en me disant que ça réglera peut-être mon problème… non 403 de nouveau.

Puis je me suis souvenue qu’entre temps, guillerette de mon envie d’apprendre, je m’étais aussi amusée à installer lighthttpd et surtout Apache qui est requis pour faire fonctionner Piwigo que je voudrais installer pour faire une galerie photo. Sauf que… Sauf que ce n’est pas compatible en l’état.

Apache, Lighthttpd et Nginx veulent tous les trois accéder au port 80 en même temps, et le problème venait finalement de là.

J’ai désinstallé Apache et Lighthttpd en attendant de remettre, dans un premier temps, Apache mais avec une modification de la configuration initiale.

  • Les liens qui vont bien

Jouer avec les ports
Cogitation autour de l’install serveur
Internet, comment ça fonctionne

Espèces de ports #RasPi

Aujourd’hui, on joue avec les ports. Déjà, direction ton terminal et la commande suivante t’affichera la liste des services et les ports auxquels ils sont rattachés.

Aujourd’hui, on joue avec les ports. Déjà, direction ton terminal et la commande suivante t’affichera la liste des services et les ports auxquels ils sont rattachés.

view /etc/services

Le https, par exemple, est sur le port 443, alors que le http est sur le port 80, l’imap, qui te sert à charger tes mails dans ton client, passe par le port 143, le ssh, dont on a déjà parlé ici pour se connecter à un serveur distant, passe par le port 22, OpenVPN par le 1194…. bon, on pourrait y passer des heures…

 Capture du 2013-10-18 10:36:49

Chez toi, sur ton serveur, tu peu aussi t’amuser à voir ce qui entre/sort et par où, grâce à la commande « ss ». On va lui ajouter tout un tas d’attributs permettant de différencier les type de ports ss -t pour les ports utilisant le protocole TCP, par exemple ss -u pour ceux utilisant UDP, on peut aussi différencier l’écoute et l’utilisation, par exemple.

Si on veut avoir les ports en écoute (l), qu’ils soient TCP ou UDP (t et u), le processus lié à chaque port (p) et le sIP liées (n) :

Je profite du fait de n’avoir pas encore installé grand chose mis à part nginx pour lancer la commande et effectivement, seul le port lié au ssh, mon mode de connexion au RasPi est listé.

ss -tulnp

Il ne reste plus qu’à aller dans sa liste /etc/services pour voir à quoi chacun de ces ports correspond.

Capture du 2013-10-17 18:19:12

Pour comparer, sur mon ordinateur, même commande

Capture du 2013-10-18 11:25:18

Le port 68 indique « bootPC », le 5353 c’est pour le DNS,  le 35511 qui me donne ça (???), le 3689 pour de l’audio et le 631 pour visiblement de l’impression depuis le Ouaibe.

Au cœur de l’antiterrorisme, Marc Trévidic

Son nom vous dit forcément quelque chose. Vous l’avez vu passer, entendu, au sujet du dossier Karachi, des moines de Thibérine ou en rapport avec le 11 septembre. C’est aussi un de ces juges qui a mené le combat, en tant que président de l’association française des magistrats instructeurs, contre une réforme du temps de Sarkozy, visant à supprimer les juges d’instruction.

Son nom vous dit forcément quelque chose. Vous l’avez vu passer, entendu, au sujet du dossier Karachi, des moines de Thibérine ou en rapport avec le 11 septembre. C’est aussi un de ces juges qui a mené le combat, en tant que président de l’association française des magistrats instructeurs, contre une réforme du temps de Sarkozy, visant à supprimer les juges d’instruction.

C’est d’ailleurs le point de départ de son livre. Expliquer ce qu’est un juge d’instruction, les auditions, les enquêtes, pour faire comprendre au lecteur leur utilité dans la société. En filigrane de ce bouquin, la quête de la vérité, celle que, selon lui, le magistrat instructeur se doit de rechercher, sans prendre parti, sans se laisser aller à ses émotion, chose qui n’est pas aisée.

Il rappelle d’ailleurs sa première erreur judiciaire, dans le cadre d’une de ses première affaires. Une jeune femme violée qui accusait son frère, violent, pour qui il avait pris parti, voulant maintenir le gars en détention alors que les preuves n’étaient pas assez nombreuses. Quelques jours après, une analyse sur le fœtus avorté de la nana, le frère sera sorti d’affaire, l’enfant, preuve du viol, n’étant pas de lui.

Capture du 2013-10-17 17:08:48

C’est aussi la société dans laquelle nous vivons qu’il nous envoie en pleine face. Celle qui juge sans preuve le bagagiste de Roissy à la Une des journaux, à qui il ira annoncer sa libération au bout d’une dizaine de jours, celle des nationalistes Corses qui se succèdent dans la maison de famille d’un des leurs alors qu’il enquête au nom de la justice française, celle de ces gamins qui s’enrôlent plus ou moins volontairement dans les troupes d’Al-Qaeda.

Marc Trévidic est spécialisé dans le terrorisme et les réseaux islamistes. C’est donc lui qui supervise les enquêtes liées à la mouvance internationale.

Il revient sur l’histoire du mouvement et sur l’accueil des Français d’origine maghrébine, accueillis au Proche-Orient pour être formés dans des camps. Il est question d’endoctrinement, de contacts, de réseaux, mais aussi de la folie, en termes de communication, qui a entouré Al-Qaeda et Ben Laden.

Il raconte comment les plus faibles sont approchés, accrochés, serait peut être plus juste, via Internet, entre prédications et vidéos. Il est question du travail des services de la DGSE et de la DCRI, sans jamais trop en dire, bien entnendu.

Ses histoires et analyses se lisent presque comme des nouvelles. Il écrit bien. On est mal à l’aise à la fin du chapitre concernant cette étudiante qui finira par tomber amoureuse d’un terroriste emprisonné suite à de nombreuses visites, on sera tout aussi incrédule que lui face au bagagiste libéré suite à une erreur, on s’interroge, tout autant que lui, sur les raisons de la radicalisation de certains.

Concours : Gagne « Un joli conte »

Se souvenir des belles choses…

carte

Se souvenir des belles choses…

C’est un peu ce que nous rappelle la copine May dans ce second numéro d’Un Joli Conte sur lequel tu peux jeter un œil par ici. Version papier, il s’agit d’un dos carré collé format A4, à la couverture brillante toute en pliages.

Comme le premier numéro, il est réalisé en collaboration avec sa copine Laeti et petit plus cette fois-ci, un featuring d’Argone. Rien que pour la dream team, on fonce !

Et on y parle de quoi ? De déco, de bons moments, de l’été, de voyage au brésil, de crémaillère, de belles choses à fabriquer, voir et manger, bien entendu, le tout dans un cadre hyper épuré et tendance. Elles ont bien bossé sur la maquette et sur les images, comme dans le précédent numéro et font de nouveau la part belle au DIY.

Sete’ici te fais gagner un numéro d’Un Joli Conte. Comment faire ? Un petit billet qui renvoie vers celui-ci ou un lien sur ton rézosocio préféré,. Ensuite, tu mets trois mots en commentaire avec, bien entendu, ton lien, et le tirage au sort sera effectué dimanche, gagnant(e) connu(e) lundi prochain.

  • Les liens qui vont bien

Le site de May, Vie de miettes
Le site d’Argone, A taste of my life

Soutien aux équipes de @courrierinter

Chaque semaine, j’essaie de finir de lire Courrier International dans les temps pour embrayer sur le nouveau dès son arrivée dans ma boite aux lettres… Ce qui n’est pas chose aisée quand on bouquine en même temps deux livres (un au lit et un dans les transports), qu’on fait mumuse avec un RasPi et qu’on a un travail et une vie sociale bien remplie.

Chaque semaine, c’est comme un petit jeu entre ma factrice, mon journal et moi.

Chaque semaine, j’essaie de finir de lire Courrier International dans les temps pour embrayer sur le nouveau dès son arrivée dans ma boite aux lettres… Ce qui n’est pas chose aisée quand on bouquine en même temps deux livres (un au lit et un dans les transports), qu’on fait mumuse avec un RasPi et qu’on a un travail et une vie sociale bien remplie.

Capture d’écran 2013-10-16 à 12.46.53

J’ai tendance à m’éterniser sur les brèves qui fourmillent d’infos, à les twitter, à passer du temps sur les dossiers, pas question de les lire en morceaux. Et puis chaque semaine, il est là, il m’attend dans la boite et je ne peux que constater qu’il y a trop de lecture pour une seule semaine.

Parfois, il arrive en retard, le samedi. Là, je gagne… Parfois, un papier me sert de point de départ pour un billet.

Cette semaine, je ne recevrai pas Courrier International puisqu’une grève du personnel au moment du bouclage empêche sa sortie. La première fois en 23 ans d’existence. Je n’aurai pas mon petit jeu, mais c’est pour la bonne cause.

Les équipes protestent contre le plan social qui concernerait près d’un tiers des effectifs, un chiffre qui va au-delà du personnel mobilisé pour le site « presseurop » en plusieurs langues qui s’est arrêté.

Je n’ai que trop parlé ici de la précarité des pigistes, de celle des journalistes et si, en bonne râleuse (oui, oui, je suis française) je me suis abonnée à Courrier International, c’est parce que je considère ce canard comme un des rares à traiter l’actu Internationale et la géopolitique très sérieusement et avec parfois un oeil décalé qui vient enrichir l’information. C’est grâce à ce qu’apporte l’équipe de ce journal.

Donc c’est en tant que journaliste, mais aussi en tant que lectrice que je soutiens les équipes en grève, en les remerciant pour leur boulot, même si mon journal me manque déjà, il a des privations qui ont un goût de justice.

Précarité des pigistes

Deux sorties cette semaine en rapport avec la précarité des pigistes… et pas que :

Deux sorties cette semaine en rapport avec la précarité des pigistes… et pas que :

newsD’abord ce papier qui rappelle que les pigistes au Québec ne touchent plus que 59% de ce qu’ils touchaient en 1981 en termes de revenus. Le papier soulève aussi des questions de différences salariale à niveau égal, travail égal et pour le même média entre hommes et femmes et rappelle que les coupes budgétaires interviennent surtout sur le temps de préparation des reportages, et c’est l’information, bien entendu, qui en pâtit.

Cet article de Slate, au dela de pointer le vieillissement de la profession par la moyenne d’age grandissante des journalistes encartés, permet de rappeler le fait que les jeunes journalistes, souvent pigistes et donc précaires, ont du mal à obtenir leur carte de presse, faute de revenus suffisant. Il est donc avant tut question de précarisation. 61,2% des premières demandes de carte de presse sont adressées par des journalistes en CDD ou à la pige. L’article rappelle aussi l’absence de femmes aux postes de direction. Elles ne représentent que 26,2% des directeurs de publication et 34% des rédac chefs.

  • Les liens qui vont bien

Pigistes, pas pigeons

Message de service

Je ferme temporairement la V1 de Sete’ici que je suis ent rainde tripatouiller. certains papiers, notamment liés à la geekerie se retrouveront ici et les images sur un site portfolio d’ici quelques temps.

Certains liens ici pointant vers des archives, donc, ne seront pas accessibles pendant quelques temps avant de revenir sur un format plus sympa et plus lisible que ce que peut offrir Midiblogs..

Je ferme temporairement la V1 de Sete’ici que je suis ent rainde tripatouiller. certains papiers, notamment liés à la geekerie se retrouveront ici et les images sur un site portfolio d’ici quelques temps.

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