A portée de crachat

Un jeune Palestinien, décide de quitter son pays puisque la seule possibilité qui s’offre à lui et de faire partie de cette longue file de jeunes hommes qui passent leurs journées dans la rue à papoter et cracher sur le sol.

Capture du 2014-04-02 11:22:51Une fois n’est pas coutume, ce mercredi, nous parlons Théâtre. Je suis allée voir récemment A portée de crachat au théâtre du Rond-Point (Paris) et je vous le conseille vivement. Attention, il ne vous reste qu’une petite semaine pour le voir sur place.

 Le pitch ?

Un jeune Palestinien, décide de quitter son pays puisque la seule possibilité qui s’offre à lui et de faire partie de cette longue file de jeunes hommes qui passent leurs journées dans la rue à papoter et cracher sur le sol.

Il est acteur, joue des pièces sur les droits de l’Homme quand il arrive à atteindre le théâtre, les jours où il n’y a ni émeute, ni bombardement.

Continuer la lecture de « A portée de crachat »

L’expérience Blocher

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de cinéma. L’Expérience Blocher, sorti à la mi-février, est un documentaire sur le leader nationaliste suisse, Christoph Blocher.

Me voilà enfin de retour !

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de cinéma. L’Expérience Blocher, sorti à la mi-février, est un documentaire sur le leader nationaliste suisse, Christoph Blocher.

Capture du 2014-03-13 17:52:17

Continuer la lecture de « L’expérience Blocher »

Concours : Gagne « Un joli conte »

Se souvenir des belles choses…

carte

Se souvenir des belles choses…

C’est un peu ce que nous rappelle la copine May dans ce second numéro d’Un Joli Conte sur lequel tu peux jeter un œil par ici. Version papier, il s’agit d’un dos carré collé format A4, à la couverture brillante toute en pliages.

Comme le premier numéro, il est réalisé en collaboration avec sa copine Laeti et petit plus cette fois-ci, un featuring d’Argone. Rien que pour la dream team, on fonce !

Et on y parle de quoi ? De déco, de bons moments, de l’été, de voyage au brésil, de crémaillère, de belles choses à fabriquer, voir et manger, bien entendu, le tout dans un cadre hyper épuré et tendance. Elles ont bien bossé sur la maquette et sur les images, comme dans le précédent numéro et font de nouveau la part belle au DIY.

Sete’ici te fais gagner un numéro d’Un Joli Conte. Comment faire ? Un petit billet qui renvoie vers celui-ci ou un lien sur ton rézosocio préféré,. Ensuite, tu mets trois mots en commentaire avec, bien entendu, ton lien, et le tirage au sort sera effectué dimanche, gagnant(e) connu(e) lundi prochain.

  • Les liens qui vont bien

Le site de May, Vie de miettes
Le site d’Argone, A taste of my life

La der des ders de @Guybirenbaum

Bonne route à toi, Guy. Nous pourrons toujours « mettre » ton blog en attendant de te « mettre » sur les ondes.

Bon, ben voilà, il nous l’a annoncé ce matin, via un tweet, sans paillettes ni trompettes, comme à son habitude. Demain matin, nous écouterons la dernière chronique quotidienne de Guy Birenbaum sur Europe 1.

Et Je suis un peu tristesse.

Pourquoi ?

Déjà parce que dans un média grand public, à une heure de grande écoute, c’est un peu un des seuls qui comprend et fait de la pédagogie autour des notions de neutralité du Net et de vie privée dont il est un grand défenseur.

Certains diront que ce n’est pas assez, mais via ces courtes chroniques, il arrive à toucher un public que nous, nous n’arrivons pas à atteindre et à leur parler de ce que nous avons du mal à faire circuler hors d’un univers geeko-friendly.

Ensuite, je suis tristesse parce que bon, après le réveil du matin, entre ce moment où je décolle l’oreiller de ma face qui en porte encore les traces, et celui où j’appuie sur le bouton de la machine à café en luttant tant bien que mal avec la masse de cheveux tombant sur mes yeux, il y avait forcément Guy.

La chronique passe, je souris, les cheveux gagnent.

Des fois, il faut tout pousser en vitesse pour activer le wifi que je coupe tout le temps, la box étant sous le lit, il faut faire un peu de gym.

D’autre fois, ça marmonne bougon à côté. D’autres petits yeux se décollent et l’odeur sur l’oreiller n’est pas la même que d’habitide. Chut ! C’est Guy !

Les cheveux gagnent toujours.

Des fois, on commente en tartinant.

Et puis un matin (ce jour où j’ai failli prendre le dessus sur les cheveux) : « Tiens, t’as pas mis Guy, ce matin ! »

J’ai souri.

« Mettre Guy… » Je ne sais pas si l’expression lui conviendra, mais c’était un peu ça, oui. Entre le coussin et la machine à café, il y avait cet autre petit geste quotidien. « Mettre Guy »…

Demain, donc, je vais « mettre Guy » pour la dernière fois et ça m’attriste un peu.

Le bon côté des choses, c’est qu’à l’avenir j’aurais plus de temps pour gagner sur les cheveux tous les matins (malgré leur surnombre). Maigre consolation.

Il nous manquera ce petit réveil matinal, toujours (très) humble, posé, sympa.

Bonne route à toi, Guy. Nous pourrons toujours « mettre » ton blog en attendant de te « mettre » sur les ondes.

Independance of Cyberspace

J’ai relu ce week-end, ce texte de John Perry Barlow qui, depuis 1996 n’a pas pris une ride. Il est question d’humains qui s’affranchissent des formes de pouvoirs que nous connaissons AFK. L’original, en Anglais, est chopable en bas de page au format pdf ou en lecture sur la page des guidebooks.

J’ai relu ce week-end, ce texte de John Perry Barlow qui, depuis 1996 n’a pas pris une ride. Il est question d’humains qui s’affranchissent des formes de pouvoirs que nous connaissons AFK. L’original, en Anglais, est chopable en bas de page au format pdf ou en lecture sur la page des guidebooks.

« Gouvernements du monde industrialisé, géants fatigués de chair et d’acier, je viens du cyberespace, le nouveau domicile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande, à vous qui appartenez au passé, de nous laisser en paix. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucune souveraineté sur le territoire où nous nous assemblons.

Nous n’avons pas de gouvernement élu, et il est peu probable que nous en ayons un un jour : je m’adresse donc à vous avec la seule autorité que m’accorde et que s’accorde la liberté elle-même. Je déclare que l’espace social global que nous construisons est naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez aucun droit moral à nous gouverner, et vous ne possédez aucun moyen de faire respecter votre autorité que nous ayons de bonnes raisons de craindre.

Les gouvernements trouvent le fondement de leur pouvoir légitime dans le consentement des personnes qu’ils gouvernent. Vous n’avez ni sollicité ni obtenu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas non plus notre monde. Le cyberespace ne se trouve pas à l’intérieur de vos frontières. Ne pensez pas que pouvez le construire comme s’il était un de vos Grands Travaux. Vous n’y arriverez pas. C’est un phénomène naturel qui croît de lui-même, par nos actions collectives.

Vous n’avez pas pris part aux grands débats qui nous ont réunis, et vous n’avez pas non plus créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non-écrits qui ordonnent déjà notre société mieux que ne pourraient le faire n’importe lequel des règlements que vous prétendez nous imposer.

Vous dites qu’il existe chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous prenez prétexte de cela pour faire intrusion dans notre espace. Beaucoup de ces problèmes n’existent pas. Là où il y aura de véritables conflits, là où des torts seront effectivement causés, nous les identifierons et nous les traiterons avec nos moyens. Nous sommes en train de mettre en place notre propre Contrat Social. Nous nous gouvernerons en fonction des conditions qui prévalent dans notre monde, pas dans le vôtre. Car notre monde est différent.

Le cyberespace est fait de transactions, de relations et de pensée, circulant en un flot ininterrompu sur nos canaux de communication. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il ne se trouve pas là où vivent les corps.

Nous sommes en train de créer un monde ouvert à tous, sans privilège ni préjugé qui dépende de la race, du pouvoir économique, de la puissance militaire ou du rang à la naissance.

Nous sommes en train de créer un monde où chacun, où qu’il soit, peut exprimer ce qu’il croit, quel que soit le degré de singularité de ses croyances, sans devoir craindre d’être forcé de se taire ou de se conformer.

Les concepts de votre droit en matière de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement et de circonstances ne s’appliquent pas à nous. Ils ont leur fondement dans la matière, et il n’y a pas de matière ici.

Nos identités n’ont pas de corps : donc, contrairement à vous, nous ne pouvons pas faire régner l’ordre au moyen de la force physique. Nous pensons que c’est à travers l’éthique et l’intérêt bien compris de chacun et de la communauté dans son ensemble que va surgir notre mode de gouvernement. Nos identités sont probablement dispersées à travers un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent seraient prêtes à reconnaître est la Règle d’Or de l’éthique. Nous espérons que nous serons capables de construire nos propres solutions sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous essayez d’imposer.

Aux États-Unis, vous venez aujourd’hui de créer une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui renie votre propre Constitution et qui est une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. C’est nous qui devons maintenant faire renaître ces rêves.

Vous avez une peur panique de vos propres enfants, car ils sont nés dans un monde où vous serez à jamais immigrants. Parce que vous avez peur d’eux, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités parentales que vous êtes trop lâches pour exercer vous-mêmes. Dans notre monde, tous les sentiments et toutes les expressions de l’humain, du plus dégradant au plus angélique, font partie d’un tout inséparable, l’échange global des octets. Il n’est pas possible de séparer l’air qui peut éventuellement étouffer certains de ceux qui le respirent de celui qui permet aux oiseaux de voler.

En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous essayez de tenir à l’écart le virus de la liberté en érigeant des postes de contrôle sanitaire aux frontières du cyberespace. Peut-être que ceux-ci empêcheront la contagion un certain temps, mais ils ne fonctionneront pas dans le monde de l’omniprésence des médias transporteurs d’octets.

Vos industries de l’information, de plus en plus obsolètes, cherchent à se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui ont la prétention de confisquer à leur profit jusqu’à la parole même à travers le monde. Ces lois cherchent à transformer les idées en un produit industriel comme les autres, au même titre que les lingots de fonte. Dans notre monde, tout ce que l’esprit humain peut créer peut être reproduit et distribué à l’infini sans que cela ne coûte rien. Le transmission globale de la pensée n’a plus besoin de vos usines pour se faire.

Ces mesures de plus en plus hostiles et colonialistes nous placent dans la même position que les amoureux de la liberté et de l’auto-détermination qui lors d’époques précédentes ont dû rejeter l’autorité de pouvoirs distants et mal informés. Il nous faut déclarer que nos identités virtuelles ne sont pas soumises à votre souveraineté, alors même que nous continuons à consentir à ce que vous gouverniez nos corps. Nous allons nous disperser sur toute la planète de manière à ce que personne ne puisse arrêter nos idées.

Nous allons créer une civilisation de l’esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus juste et plus humaine que le monde qu’ont construit vos gouvernements auparavant. »

 Davos, Suisse, le 8 février 1996

PDF : John Perry Barlow_Independance of Cyberspace

Le tour du monde en 80 jours

C’est la bonne surprise café-théâtre, qui se joue pourtant depuis huit ans, et actuellement au théâtre du Splendid. Le pitch ? Le livre de Jules Verne revisité version comique et surtout réactualisé.

C’est la bonne surprise café-théâtre, qui se joue pourtant depuis huit ans, et actuellement au théâtre du Splendid. Le pitch ? Le livre de Jules Verne revisité version comique et surtout réactualisé.

La troupe laisse une part à l’improvisation et aux blagues en rapport avec l’actualité, ce qui rajoute du peps au spectacle puisque le reste de l’équipe est obligé de suivre et improviser, quitte à se payer une bonne tranche de rire sur scène.

Capture du 2013-05-26 10:32:22

On part toujours du pari de Fogg comme dans l’original, mais les péripéties rencontrées sur la route ne sont pas les mêmes que celle du livre bien entendu. Il sauve une pseudo princesses indienne des griffes d’un duo de soldats ayant un peu abusé de la fumette, se fait draguer par le matelot gay d’un des bateaux utilisé pour un déplacement, et ne manque pas de lâcher une petite chanson alors que son domestique part fumer de l’opium avec un détective…

J’ai eu droit à des vannes sur un arrêt en hôtel avec une femme de chambre, une référence pas sympa à Frigide Barjot, entre autres… Mais ces petites vannes d’actu auront certainement disparu au profit d’autres. L’équipe aura aussi peut-être évolué, l’équipe actuelle étant aussi tournante.

Allez donc grossir les rangs du million de spectateurs qui ont déjà succombé !

IMG276

  • Infos pratiques :

Adaptation : Sacha Danino et Sébastien Azzopardi, Mise en scène : Sébastien Azzopardi Assisté de Romain Canard Avec : Pierre Helie, Nicolas Lumbreras,  Frédéric Imberty ou Georgy Liebermann,  David Talbot ou Nicolas Tarrin, Coralie Coscas.
Lieu : théâtre du Splendid
Prix : 30 euros

  • Les liens qui vont bien

Les critiques sur Citivox
A voir aussi en ce moment, Alex Lutz

Coup d’envoi réussi pour Alex Lutz

Je suis allée voir récemment Alex Lutz qui joue six jours sur sept au petit théâtre e Montmartre et vous le conseille vivement à Paris ou en tournée.

Je suis allée voir récemment Alex Lutz qui joue six jours sur sept au petit théâtre e Montmartre et vous le conseille vivement à Paris ou en tournée.

alex-lutz_1875

Bien écrit, d’abord, on ne sent pas le temps passer, on regrette toutefois le manque d’interactions avec le public. Alex Lutz n’interpelle pas à tout va, comme ce peut etre soouvent le cas dans le comique de stand up.

Mais cela reste bien écrit et le comique passe du directeur de casting à une histoire contée moyenâgeuse avec du Lagarfeld inside, en passant par l’acteur porno (si je puis dire) et un petit vieux plus vrai que nature. Et on y croit. Il est touchant, son vieux, déglingué, posé sous son trait de lumière, entre ancien temps et solitude.

Le style est survolté, l’humour parfois grinçant, voire cynique.  Le jeu d’acteur est très bon, quoi qu’un poil trop académique, on aimerait voir Alex Lutz se lâcher un tantinet plus… mais pas de souci, cela viendra certainement au fil du temps et des spectacles.

Tout le potentiel y est. Il n’y a plus qu’à… Laisse passer le talent et les années après avoir assisté à la naissance de ce futur grand qui met déjà en scène quelques anciens de l’humour et pas des moindres.

Bien que la gestion de la lumière soit un peu artisanale, le spectacle est assez surprenant.

  • Les liens qui vont bien

La page Wikipédia pour en savoir plus
Des vidéos pour voir avant d’aller voir