About physical security

Today, an organization’s nformation system goes beyond the company itself. Backup servers are located abroad, all employees not working in the same building and some of them are in other countries or other cities, working in home office …

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Apple : pourquoi l’absence de virus sur Mac est une légende urbaine

INTERVIEW / ÉCLAIRAGE

La découverte du logiciel malveillant KeRanger sur OS X rappelle que les produits Apple sont également vulnérables.

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Palmyre

Ils étaient une poignée,

Insouciants, jeunes et bourrés

Riant et se racontant leurs vies sur les hauteurs de Palmyre.
Il y avaient ceux qui avaient apporté de l’arak,

ceux qui le buvaient pur,

ceux qui avait filouté l’entrée à dans les ruine,

ceux qui admiraient la ville,

ceux qui buvaient encore.

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Quand Guy Birenbaum se relève

C’est avec l’esprit un peu embrouillé que je referme le livre de l’ami Guy Birenbaum, Vous m’avez manqué, histoire d’une dépression française. Il y raconte plusieurs mois d’errance, glissant vers ce que nous appelons le « burn out » que lui préfère nommer « burn in », et les ravages que cette maladie aura causé dans sa vie de tous les jours. Il parle aussi de l’après, du travail qu’il y a à accomplir pour guérir. Enfin, il nous renvoie aux dérives de la société dans laquelle nous évoluons.

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De la souverainté numérique

Et voila, tu te trouves encore sans lecture en cette fin de vacances estivales.
Pas grave, j’ai la solution !
L’association Ritimo a sponsorisé la création d’un bouquin fichtrement bien fichu sur la suveraineté numérique avec des auteurs tels que Richard Stallman, Alex Hache, Elleflane, Tatiana de la O, Karlessi, Ippolita, Marcell Mars, Hellekin, et tout plein d’autres gens biens.

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Le rêve, une espèce en voie de disparition

J’apprends en lisant le Courrier International de cette semaine que l’écriture cursive (à la main en attaché) n’allait plus être obligatoire dans 45 états des USA d’ici à 2015.

J’apprends en lisant le Courrier International de cette semaine que l’écriture cursive (à la main en attaché) n’allait plus être obligatoire dans 45 états des USA d’ici à 2015.

L’info crée un gros débat outre-atlantique et m’a fait réfléchir à mon propre rapport à l’écriture, notamment après toutes ces années passées à l’étranger. L’écriture c’est, pour moi, une part de la culture d’un pays, quelquechose en rapport direct avec la langue et son histoire.

Quand j’apprenais l’arabe, je me souviens des grosses lettres calligraphiées à la main plus ou moins adroitement sur des lignes qui n’en finissaient pas. J’avais une écriture d’enfant, malgré mes presque 30 ans, une écriture d’enfant qui s’appliquait à bien former ses lettres, à placer le point au bon endroit, à refaire trois fois les mêmes lettres parce que suivant leur place dans le mot, elles n’ont pas la même forme, à pester sur les « sôd » et « dôd » et leur forme chelou…

Pour les sonorités aussi, l’écriture à la main aidait. L’apprentissage se faisait avec des accents qui prenaient la place des voyelles et disparaissent au fil de l’apprentissage. Et alors que ces mots ne ressemblaient à rien sur un écran, un journal ou la devanture d’un magasin, ils prenaient du sens, posés sur le papier, avec leurs accents.

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Moins exotique, l’écriture cursive, c’est aussi l’écriture en couleur, les cœurs dans la marge à 12 ans, les gros ronds sur les i en guise de point à 14, les dessins sur un coin de page parce qu’on n’a pas envie d’écouter, la grille de morpion entre deux potes qui s’en fichent, une fleur ou un soleil retrouvés au détour d’un cours quand la copine d’à côté avait déjà noirci tous ses coins de page.

Les écrans ne véhiculeront pas ces moments de vie qui participent aussi à la construction sociale du jeune.

Il faudra écrire avec une marge de tant de centimètres, parfois en couleur, avec l’interlignage qu’on nous donnera, et pas question d’avoir le choix entre lignes et petits carreaux, d’écrire en bleu ou en violet, de tracer des flèches ou des cercles pour faciliter la compréhension.

« Notre manière d’écrire a une incidence sur ce que nous écrivons »

C’est une phrase d’un des articles de Courrier International. Nous n’écrivons pas la même chose selon que nous sommes devant un écran ou une feuille de papier. Nous n’organisons pas l’espace de la feuille de la même manière. Nous aimons passer rapidement le texte en « justifié » d’un côté alors qu’on prend un malin plaisir à raturer, recommencer et écrire pas droit, mais pas droit du tout de l’autre côté.

L’inverse est aussi vrai dans mon cas. Ce que j’ai envie d’écrire va m’entraîner soit devant un écran, soit devant une feuille de papier. Et quelle feuille de papier ? Ça dépendra encore une fois de ce que j’écris.

Un bloc tout blanc pour une to do list sans cesse recommencée, un tout petit cahier pour quelques pensées déstressantes ou parfois déverser ma colère, un cahier à spirales pour le boulot, un mini bloc note qui ne quitte jamais mon sac en déplacement… Du blogage, des articles et tout ce qui peut être obligatoirement structuré sur un écran.

Une évolution naturelle ?

Tout cela me fait penser à l’arrivée de la photo numérique. Oui, j’ai bossé en labo, retourné ma cuve de négatifs Ilford HP5+ pour éviter les bulles, vérifié des centaines de fois, si ce n’est plus, le grain avant d’insoler… Oui, je suis vielle.

L’arrivée du numérique a complètement changé aussi le travail sur le terrain. Quand on prenait plusieurs photos avec une ouverture ou un temps de pose différents pour être sûrs de faire un bon cliché, quand on réfléchissait à deux fois avant de prendre une photo parce que bon, j’ai que 12 pose alors… Et puis on recherchait LA photo, alors on tournait de tous les côtés, on multipliait les angles, on créait… Alors qu’en numérique, on shoote, on regarde et si c’est correct, on ne se prend plus la tête.

En fait, l’écriture cursive, c’est comme la photo en argentique, il y a un côté imaginatif, artiste, rêveur qu’on ne trouve pas devant un écran ou dans une carte SD… Et c’est bien dommage de se dire que d’ici quelques années, on ne pourra plus sourire en tombant sur l’écriture d’une ado amoureuse au détour d’une feuille qui traîne ou sur les couleurs criardes de post-it collés ça et là pour ne rien oublier.

Aujourd’hui, nous avons le choix. Le choix entre l’écriture manuelle et l’écriture sur clavier, nous maîtrisons les deux. Supprimer l’écriture cursive reviendrait à priver les nouveaux jeunes du droit fondamental qu’est celui d’avoir le choix, à les obliger à n’utiliser que le clavier.

Nous sommes peut-être vieux, mais quand ils seront formatés, sans rêve ni dessins sur leurs écrans, nous nous souviendrons comment c’était bien, la liberté.

Egypte : Selon que vous soyez riche ou misérable…

Donc aujourd’hui, les intellectuels égyptiens veulent retirer le droit de vote aux illettrés qui ne vote pas comme eux. Au delà de la remise en cause de la définition de la démocratie, c’est toute une société qui nous montre son vrai visage.

Donc aujourd’hui, les intellectuels égyptiens veulent retirer le droit de vote aux illettrés qui ne votent pas comme eux. Au delà de la remise en cause de la définition de la démocratie, c’est toute une société qui nous montre son vrai visage.

Il est (de plus en plus) loin le temps où je te parlais de ces Egyptiens middle class qui rabaissaient systématiquement, parfois même sans s’en apercevoir, les gens des classes « inférieures », quitte à leur parler assez méchamment.

C’est une des choses qui m’avait le plus choquée dans la société égyptienne.

Aujourd’hui,ceux d’en haut qui ont toujours traité ceux d’en bas comme des chiens, s’aperçoivent que leurs voix comptent autant lors d’une élection et ça, ça ne leur plaît pas puisque ceux d’en bas voteraient pour les Frères.

Sauf que…

Sauf que justement, c’est le peu de considération qu’ont les gens d’en haut pour les gens d’en bas qui fait que les Frères ont pris toute leur assise dans les classes les plus populaires.

Je vivais dans le quartier d’Imbaba, un des plus pauvre de la ville où on ne trouve pas d’étrangers, et vivier des Frères. Les habitants ? Des ouvriers, des femmes de ménage, des serveurs, des personnes sans emploi, des malades qui n’ont rien pour se soigner, des gens qui reçoivent de l’argent tous les mois, de la mosquée, pour tenir.

Les seuls à les aider pour nourrir leurs enfants étaient ceux qui leur faisaient ces nombreux dons, ceux qui les écoutaient, ceux qui leur parlaient, ceux qui leur donnaient l’impression de les prendre au sérieux quand les autres les mettaient plus bas que terre.

Alors oui reconnaissance du ventre, mais pas que.

Il y a aussi la manière dont on leur parle, dont on les regarde, l’image qu’on leur renvoie d’eux. Il n’y a chez la majorité de la population que du mépris de classe, et on s’en aperçoit encore avec cette prise de position sur le vote.

Mais c’est parce que vous les maltraitez et les déconsidérez qu’il vont chercher ailleurs, chez ceux pour qui ils votent, le soutien dont ils ont besoin.

  • Lire l’article de Courrier International

Capture du 2013-08-24 17:39:37

Ton dossier médical sur Internet

Le cas n’est pas isolé puisqu’en février dernier, Actusoins révélait les résultats de son enquête sur l’accessibilité en ligne des données médicales. Il suffisait de taper le nom d’un médecin suivi de la mention « hopital foch » pour accéder au serveur de l’hosto de Suresne et se taper la totalité des dossiers de ses patients.

Voilà quelques mois que l’on parle de ces questions de sécurité de données médicales. Le marché est florissant et visiblement, tous les acteurs ne mettent pas le même entrain à chiffrer, puisque une Marseillaise à découvert, tranquillette en surfant sur la toile, son dossier médical en ligne.

Capture

Le cas n’est pas isolé puisqu’en février dernier, Actusoins révélait les résultats de son enquête sur l’accessibilité en ligne des données médicales. Il suffisait de taper le nom d’un médecin suivi de la mention « hopital foch » pour accéder au serveur de l’hosto de Suresne et se taper la totalité des dossiers de ses patients.

La faille a été réparée depuis mais il a quand même été possible d’accéder en quelques clics aux dossiers médicaux pendant plusieurs mois. C’est la non sécurisation en amont des données et le fait qu’il ait fallu que l’article sorte pour que l’administration hospitalière daigne prendre les choses en main qui est ici problématique.

Business de la protection sociale

Mieux ! le site révélait aussi que les listings étaient accessibles et que l’on pouvait ainsi connaitre jusqu’au numéro de chambre des patients et le service dans lequel ils étaient soignés… De quoi déduire, pour certains d’entre eux, que la personne hospitalisée est atteinte d’une grave maladie.

Les conséquences sont désastreuses puisque si fuite de données médicales il y a, les assurances peuvent s’en servir pour refuser de prendre en charge tel ou tel patient, pour augmenter leurs tarifs suivant les problèmes médicaux des personnes… Le business de la protection sociale que cela pourrait entraîner s’ajouterait donc à la violation de vie privée.

L’enquête pointe aussi du doigt la volonté de certaines administrations hospitalières à refuser de faire appel à des sociétés agréées par l’Etat, qui garantissent la protection de ces données médicales. Elles préfèreraient auto-héberger leurs données dans des conditions de sécurité déplorables plutôt que de dépenser le budget nécessaire.

Dis, tonton, pourquoi tu twittes ?

C’est vrai, ça. Pourquoi tu twittes ? pourquoi je twitte ? Pourquoi nous nous interconnectons ? Pourquoi nous partageons, nous échangeons, nous clashons ? Inspirée par une chronique de Guy, j’ai posé cette question à quelques camarades de claviotage et ce qui est assez surprenant (ou pas) c’est qu’il y a autant de définition de twitter que de gens qui twittent.

C’est vrai, ça. Pourquoi tu twittes ? pourquoi je twitte ? Pourquoi nous nous interconnectons ? Pourquoi nous partageons, nous échangeons, nous clashons ? Inspirée par une chronique de Guy, j’ai posé cette question à quelques camarades de claviotage et ce qui est assez surprenant (ou pas) c’est qu’il y a autant de définition de twitter que de gens qui twittent.

valatiniC’est le matin en Asie. C’est encore la nuit profonde en France. Les canadiens vont se coucher. C’est à ce moment en fragile équilibre où je branche mon cerveau numérique sur l’actu. L’actu ce flot incessant d’informations lénifiant si on ne prend pas de temps à autre du recul. Je suis trader. L’information c’est mon métier, savoir l’exploiter, l’analyser plus vite et plus correctement que mes congénères. Encore faut il avoir la bonne info, au bon moment. Twitter est pour cela un outil merveilleux. C’est un immense terrain de jeu intellectuel. C’est par là que je suis arrivé sur Twitter.

Je lis des choses que je n’aurais jamais lu, je parle à des personnes auxquels je n’aurais jamais parlé, je m’interesse à des sujets que je n’aurais jamais envisagé, je construit des projets avec des gens géniaux à l’autre bout de la planète que je ne verrai probablement jamais. Je suis des personnages improbables que je n’aurais jamais cru pouvoir aimer. J’aime cela.

Twitter est la vie mais c’est également un théâtre On joue un rôle. Fait de courtes phrases ciselées, polissées, pleines de mauvaise foi parfois, pleine de bon sens souvent. On peut s’énerver, s’engueuler, s’émerveiller. Je disais que Twitter c’est la vie car c’est le meilleur et le pire.

Avec Twitter j’ai enfin trouvé un moyen d’étancher ma soif insatiable de connaissances, mon besoin de voir ce que font les autres en bien et en mal.

Dans Twitter il y a un petit coté voyeur (peeping Tom comme disent les anglophones) qui t’autorise a regarder par le trou de la serrure des personnes s’injurier, se draguer (je te vois) ou se planter.

 Dans Twitter il y a un coté combat d’egos. Il y a le coté malsain de la sculpture de glace qui fondra au soleil tout comme tes plus beaux traits d’esprits fondront dans les profondeurs de la ligne du temps (timeline) qui passe inexorablement. L’instantanéité est tout et n’est rien… comme Twitter.

liliaJe twitte parce j’aime échanger avec des personnes intéressantes, dire ce que je veux, chose que je faisais avec un proxy avant le 13 janvier 2011. Ce jour là, vers 8h30 du soir et après le discours de Zaba, j’arrivais à acceder pour la 1ère fois à youtube, Nawaat, tunisnews et tous les sites censurés depuis des années !

Pour quelqu’un d’habitué, cette liberté n’est pas aussi appréciée je pense, autant que nous en Tunisie.

Twitter, écrire, échanger librement, c’est jouissif 🙂 C’est la Révolution et je ne suis pas prête à céder cette liberté pour laquelle j’ai combattu depuis des années en cachette sans montrer mon visage pour que le système ne m’attrape pas 😉

Capture d’écran 2013-02-19 à 11.03.17Tout d’abord, je suis sur twitter depuis le 12 décembre 2007. Comme quelques blogueurs nous avons découvert ce réseau social, un peu par hasard et je crois qu’instinctivement nous avons pensé que celui-ci pourrait faire son nid. Pourquoi, le caractère court avec ses 140 signes, pour ma part, une façon assez stimulante de condenser sa « pensée », son discours et également un outil assez sympa de partage de liens d’informations au delà du blog.

Avec le succès de twitter et la présence de nombreux journalistes, c’est devenu un outil d’échanges et de dialogue avec celles et ceux qu’on peut croiser et qui sont ouverts à ce mode de communication plus horizontal (je pense à des journalistes comme Samuel Laurent, l’ami Guy et bien d’autres). Au court de ces années, mon approche à changer surtout avec les anciens collègues blogueurs, ce n’est plus à mes yeux un outil de déconne comme on a pu l’utiliser, même si j’ai encore ces moments, ils se font plus rares… à tort à raison, twitter est désormais un lieu d’échanges, d’infos, de contacts (aussi) et de partage.

Depuis quelques temps, j’y suis moins présent et le suis moins… mais cela me semble assez logique, la campagne de la Présidentielle est passée par là et il m’est nécessaire de prendre un peu de recul et à vrai dire il ne comble pas mon envie de remiliter de manière plus active. Mais ce RS reste pour moi un noeud essentiel dans ma veille informationnelle et technologique.

Il faut bien, au final, que je vous balance cette chronique !Twitter la prunelle de nos yeux… Dis, Guy, alors pourquoi tu twittes ?


Tunisie : Twitter, la prunelle de nos yeux par Europe1fr