SecTor.Ca au Canada

Mes voyages m’ont aussi entraînée à Toronto.

J’en ai profité pour me balader un peu mais aussi donner une conférence au SecTor.Ca, une conférence qui fêtait fin 2016, ses 10 ans.

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Palmyre

Ils étaient une poignée,

Insouciants, jeunes et bourrés

Riant et se racontant leurs vies sur les hauteurs de Palmyre.
Il y avaient ceux qui avaient apporté de l’arak,

ceux qui le buvaient pur,

ceux qui avait filouté l’entrée à dans les ruine,

ceux qui admiraient la ville,

ceux qui buvaient encore.

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HitbSecConf retour en images

Petit retour en images sur ces quelques jours passés à Amsterdam

Développer des projets alliant outils libres et mobilisations citoyennes

Au hasard des tubes, je suis tombée sur cette conf à laquelle j’ai participé à l’invitation de l’association Ritimo sur le thème « Développer des projets alliant outils libres et mobilisations citoyennes »

Latitude zéro, Mike Horn

En gros, Mike Horn se présente malheureusement toujours comme un héros. Il a un côté Chuck Norris avant Chuck Norris.

Ce mec est un malade. Sud-Africain bien né, il est devenu « aventurier explorateur » et ne cache pas ses amitiés très haut placées l’aidant à mener au mieux ses missions.

Celle qu’il raconte dans latitude zéro, est tout simplement le tour du monde en suivant l’équateur, directement, tout droit… en s’accordant tout de même une petite bande de large de chaque côté.

L’exploit est assez énorme, il brave plusieurs océans sur un petit voilier, traverse des jungles, longe des rivières en pirogue, copine avec des guérilleros colombiens et des chefs de guerre africains, le tout en un an et demi.

On reste un peu sceptique sur le fait qu’il ne lui arrive rien, qu’il rencontre toujours les bonnes personnes au bon moment et que, c’est finalement toujours grâce à sa détermination, comme le moment où il est mordu par un serpent et se soigne en buvant de l’eau et passant deux ou trois jours allongé dans son hamac…

Idem pour la sortie de test de son voilier, prévu à l’origine pour 4 personnes grand maximum, il tombe sur un bateau de clandestins mexicains en train de couler, il remplit son bateau d’un dizaine de ses personnes et attend au large que la police ne parte pour les faire débarquer libres aux USA.

mike_horn

Et finalement, on ne s’interroge pas plus que ça. Il a déjà parachevé de nombreux exploits sportifs, fait partie de commandos, a écrit sur ses stages de survie dans la jungle…

En gros, Mike Horn se présente malheureusement toujours comme un héros. Il a un côté Chuck Norris avant Chuck Norris.

Pas un mot sur les périodes de doute, sur le manque de sa famille, ses enfants… et quand il tombe de son bateau en pleine mer agitée, c’est pour mieux nous raconter comment il s’est accroché à tel ou tel filet pour héroïquement reprendre les commandes, de nuit, bien entendu.

Je croyais ouvrir un bouquin qui parlerait de cheminement, physique et psychologique, façon Bouvier, par exemple. Et bien non. Aucune remise en question.

Enfin, lorsque Mike Horn traverse le continent africain, il pose un regard très dur sur les gens. Selon lui, il n’y aurait que voleurs et fous furieux armés dans les pays qu’il traverse et tient un discours assez affligent, hautain, sans essayer de comprendre ou du mois s’interroger sur la situation.

A sa décharge, il raconte toute de même comment plusieurs fois, il a rebroussé chemin pour que son équipe technique puisse le filmer en plein effort pour réaliser la vidéo du voyage ou comment ses amitiés haut placées l’ont aidé à certains moments, à se sortir de situations délicates.

A lire si vous n’avez rien d’autre sous la main… mais seulement dans ce cas-là.

Jordanie, histoire d’eau

Ce qui marque, quand on chemine en Jordanie, ce sont ces serres à perte de vue. Pourtant, il s’agit d’un des pays au mode les plus pauvres en eau. 75 % des ressources en eau du pays sont ainsi consacrées à l’agriculture. Cela se manifeste, en partie, par toutes ces serres que l’on voit sur le bord des routes.

Ce qui marque, quand on chemine en Jordanie, ce sont ces serres à perte de vue. Pourtant, il s’agit d’un des pays au mode les plus pauvres en eau. 75 % des ressources en eau du pays sont ainsi consacrées à l’agriculture. Cela se manifeste, en partie, par toutes ces serres que l’on voit sur le bord des routes.

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Pour vous donner une idée, un Jordanien consomme 150 mètres cube d’eau par an alors que la moyenne mondiale est à 600 mètres cubes.

Le Yarmouk assure 40 % des réserves en eau du pays tandis que la nappe fossile d’Azraq, à l’est d’Amman, se vide peu à peu. Des travaux de préservation de l’oasis d’Azraq sont d’ailleurs en cours.

L’eau du lac de Tiberiade est aussi mise à contribution sauf que la Jordanie ne recevrait qu’un tiers de ce qui était originellement prévu par le plan Johnston (1953) en termes de partage de l’eau. Le plan a été rejeté en 1955 mais sert toujours dans les négociations lorsqu’il est question d’eau. La répartition dépend d’un commun accord entre la Syrie, la Jordanie et Israël.. Autant dire, aujourd’hui, impossible de modifier ce que la Jordanie reçoit comme eau.

La Jordanie a fait le rêve de l’indépendance alimentaire saut que… sauf que c’est difficile à tenir. Alors on plante des serres qu’on irrigue comme on peut. La population croit de 2,6 % par an en temps normal ce à quoi il faut ajouter les réfugiés syriens et voyageurs de passage. Il y a de plus en plus de bouches à nourrir.

La solution viendrait-elle de ce nouveau forage, récemment inauguré, à Disi ? La nappe se trouve à 90 % sous l’Arabie Saoudite qui s’en sert pour l’agriculture. Que se passera-t-il le jour où les deux pays ne seront plus en accord ? Il est par ailleurs démontré par quelques anciens rapports, que l’eau de cette nappe serait radioactive… De quoi prévoir un possible désastre dans les années qui viennent.

Et pendant ce temps, du côté de Petra, on arrose le sable… J’ai demandé pourquoi, on m’a répondu que c’était mieux pour le touristes (absents) parce qu’ils n’aiment pas marcher dans le sable… Triste monde.

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Jordanie, une économie qui se porte (presque) mal

En Jordanie, ce qui me surprend le plus, chaque soir, c’est l’absence de tables sur la rue pour fêter l’Iftar. Les seuls à sortir leurs tables sont les restaurateurs. Pour le reste, pas d’offrandes aux plus pauvres, comme j’avais pu l’observer en Tunisie ou en Egypte.

En Jordanie, ce qui me surprend le plus, chaque soir, c’est l’absence de tables sur la rue pour fêter l’Iftar. Les seuls à sortir leurs tables sont les restaurateurs. Pour le reste, pas d’offrandes aux plus pauvres, comme j’avais pu l’observer en Tunisie ou en Egypte.

Le dinar jordanien se porte bien, il est quasi équivalent à l’euro. L’espérance de vie est la même que celle que l’on trouve en France, à 1 ou 2 ans près, le taux d’alphabétisation est de 91 % et la moyenne est de 2,6 enfants par femme, soit un taux équivalent aux années 1970 en France.

Jusqu’ici tout va bien. Sauf que… sauf que 60 % du PIB est assuré par le secteur des services et en particulier, le tourisme qui baisse en flèche depuis les révolutions. « Là, c’est la saison des Espagnols… Vous en voyez autour de vous ? Il n’y a personne, » commente, dépité, le guichetier du site de Jerash. Même constat dans les rues d’Amman, les hôtels ne font plus recette.

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« Les touristes ne venaient pas qu’en Jordanie. Ils prenaient des tours de deux ou trois semaines pour visiter les sites de la région. » A Pétra, pourtant, il y aurait pas mal de monde si on en croit de récents articles dans la presse locale. « Ils font des tours qui passent par Israël. Nous, au nord du pays, on entrait dans des tours qui passaient par la Syrie, la frontière est à moins d’une heure d’ici, » rappelle un commerçant d’Irbid.

Victime des événements dans les pays voisins, la Jordanie accusait en 2011 une baisse de  16%. 2012 avait eu quelques répercussions sur le budget du pays, mais 2013 semble déjà présentée comme une année noire en termes de tourisme.

Les nouveaux venus

Le chômage (officiellement à 13 % mais estimé à 30 % par des ONG) va aller en augmentant. Pourtant, ce ne sont pas les jordaniens qui mendient dans les rues mais « les gipsys » comme on les appelle ici. Parfois de très jeunes enfants. Ils occupent des tentes à l’entrée des villes du nord « lls ne nous embêtent pas. Il n’y a ni vol ni bagarre, explique le commerçant du nord. C’est juste qu’ils mendient, c’est ça qui nous pose un problème. Ils viennent d’Europe, certains s’étaient installés en Syrie. Aujourd’hui, il descendent chez nous. »

Et les réfugiés Syriens ?

Les Syriens ont des problèmes et il faut les aider. C’est en gros le message qu’on me transmet à chaque fois que je pose la question même s’ils arrivent chaque jour de plus en plus nombreux. Ils sont 115.000 officiellement accueillis en Jordanie et ont l’air, à première vue, de ne déranger personne. Même pas en termes de commerce puisque le schéma d la frontière Tuniso-Libyenne (1) ne se reproduit pas.

Ce sur quoi je m’interroge reste cette jeunesse qui va subir de plein fouet cette baisse du PIB. Ils sont 30 %, en Jordanie, à avoir moins de 15 ans, 25% à avoir entre 15 et 35 ans. Une génération qui pousse, donc, et qui cherchera très bientôt du travail dans un pays qui se repose essentiellement sur un secteur en déclin.

  • (1) Pendant la guerre en Libye, du côté Tunisien, les boutiques se vidaient. Les Libyens, en manque d’huile, farine, etc. pour les repas d’Iftar passaient la frontière, faisaient leur courses, souvent plus cher qu’au prix normal, et rentraient chez eux. Une aubaine pour les commerçants de villages situés près de la frontière, un problème pour les habitants qui n’avaient plus rien pour cuisiner.

Amman, premières impressions

En arrivant à Amman à l’heure où le soleil pointe ses premiers rayons, saluez les policiers moustachus qui lorgnent avec suspicion votre passeport aux allures de dossier spécial Axe du Mal.

En arrivant à Amman à l’heure où le soleil pointe ses premiers rayons, saluez les policiers moustachus qui lorgnent avec suspicion votre passeport aux allures de dossier spécial Axe du Mal.

Récupérez votre bagage et sautez dans un minibus. J’avais oublié combien ils roulaient à vive allure, frôlant trottoirs et rambardes. Mais on avance et le driver a de sacré réflexes. Au bout de l’heure de route qui vous sépare de la gare routière, vous n’y pensez plus… Et le trajet vous a coûté 3 dinars, comme les locaux assis juste à côté, de quoi rigoler doucement en voyant les étrangers se jeter sur les taxis.

Sur la route, Amman m’a fait penser au Caire avec ses « villages » excentrés composés d’immenses immeubles à balcons inhabités. Parfois une poignée d’habitants se partagent les deux ou trois seuls appartements de l’immeuble qui sont terminés. Parfois, aussi, une université, comme l’Université américaine ou le trou financier français. Pareil, au milieu de nulle part. A Amman, c’est la Middle East University qui se dresse au milieu de nulle part.

Là, ce sont des quartiers entiers, entre fantômes et pas terminés, qui se dressent sur la rocaille. Et ça et là, une parabole ou des plantes aux fenêtres.

La différence réside dans le fait que le coin n’est pas désertique, c’est la rocaille qui domine. Parfois, aussi, de la verdure et des serres. On en voit beaucoup sur la route qui sépare l’aéroport de la gare routière nord.

Enfin, ce qui m’a choquée, c’est cette ribambelle de tentes du HCR, celles des Syriens réfugiés dans le coin. Plantées à même la rocaille, sans sol. Ils dorment peut-être à-même le sol.

 Capture du 2013-07-26 19:32:51

Couchsurfing, reprendre les bases

Par ailleurs, ces comportements, et ces articles, se multiplient parce que Couchsurfing a aussi pas mal évolué depuis mon inscription en 2008. Aujourd’hui, on reçoit énormément de messages de personnes cherchant juste un hotel gratuit, ne lisant pas les profils, des demandes qui se retrouvent pour la plupart à la poubelle, le but du site étant l’échange, sauf pour ceux et celles désirant choper qui, eux, hébergent volontiers les demandes de dernières minute des personnes n’ayant jamais participé au projet CS ou hébergé personne.

Comme chaque début d’été, on nous ressort le vieux maronnier « ça baise sur Couchsurfing » et comme chaque début d’été, on a des « ah, bon ? »

Ceux et celles qui font ça en tant qu’hébergeur, le cherchent et il est extrêmement simple de ne pas tomber sur de mauvaises rencontres, encore faut-il le vouloir. Quelques petites vérifications de sécurité s’imposent, comme d’ailleurs lorsqu’on cherche une guesthouse.

– vérifier sur le profil de la personne ses références : Si des références négatives s’y trouvent, passer son chemin.

– vérifier par qui sont rédigées ses réféences. Si sur le profil d’un garçon ne se trouvent que des références de filles, il est quasi certain que cette personne n’héberge que des nanas pour draguer. Et vice versa. Préférez les profils qui hébergent des couples, des gars et des filles sans distinction.

– Allez faire un tour sur les forums internent à Couchsurfing, il y en a pour chaque pays, région, quasiment pour chaque ville. Là, vous pouvez prendre contact avec l’ambassadeur de la ville qui vous posera des questions.

– Pour les filles voyageant seules, il y a aussi un forum en anglais « independant women » et son petit cousin francophone « voyage au féminin » où on s’échange bon plans et conseils. Il suffit de demander aux admins (dont je fais partie pour le francophone) de vous y inscrire.

Capture d’écran 2013-07-24 à 10.50.20

Par ailleurs, ces comportements, et ces articles, se multiplient parce que Couchsurfing a aussi pas mal évolué depuis mon inscription en 2008. Aujourd’hui, on reçoit énormément de messages de personnes cherchant juste un hotel gratuit, ne lisant pas les profils, des demandes qui se retrouvent pour la plupart à la poubelle, le but du site étant l’échange, sauf pour ceux et celles désirant choper qui, eux, hébergent volontiers les demandes de dernières minute des personnes n’ayant jamais participé au projet CS ou hébergé personne.

Le meilleur moyen de ne pas avoir de mauvaise surprise est donc avant tout de participer, s’investir, échanger. Un « meilleur » profil trouvera toujours preneur, sans compter que, basiquement, cela vous apprendra aussi ce qu’est Couchsurfing, ce que sont ses valeurs que partagent celles et ceux qui s’investissent, plutot que de se lancer à l’aveuglette chez n’importe qui pour éviter de dépenser 6 euros pour une nuit dans un dortoir…

  • Les liens qui vont bien

Quand Nicolas et Hadrien viennent à Sète
Chez Momo en Egypte

A la #SNCF c’est de mieux en mieux

La neige existe depuis la nuit des temps, la SNCF ne sait toujours pas comment la gérer. Le mauvais temps prend des allures d’apocalypse quand vous voulez rejoindre Paris depuis la banlieue : gel sur les voies, employés débordés, zéro solution comme si le service public découvrait la neige pour la première fois.

La neige existe depuis la nuit des temps, la SNCF ne sait toujours pas comment la gérer. Le mauvais temps prend des allures d’apocalypse quand vous voulez rejoindre Paris depuis la banlieue : gel sur les voies, employés débordés, zéro solution comme si le service public découvrait la neige pour la première fois.

Sur ma ligne, c’est un peu funky à l’heure de pointe puisque la ligne U ayant totalement disparu des cartes, ses voyageurs sont invités à emprunter ma ligne, la L, entre la Défense et Viroflay. Cela nous faisait donc en temps normal un doublement de la capacité avec chaque matin, des gens – les plus vieux et les plus faibles – restant à quai par manque de place. La capacité a doublé, donc, mais aucun wagon n’a été rajouté, on n’a même pas droit à rames à étage.

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A la SNCF on veut faire des économies, alors on entasse les voyageurs tel du bétail qui va à l’abattoir… A 99 euros l’abonnement mensuel pour les habitants de Versailles, ça fait un peu cher le pince-fesses, non ? Bon, c’est vrai qu’on est habitués… Mais là, il s’agit de la neige. Donc aux retards et désagréments quotidiens, qu’on évoque sans broncher sur le compte twitter de la ligne, il faut ajouter verglas, neige et personnels totalement dépassés.

Oui, il neige, comme il y a une dizaine de jours, comme le mois dernier, comme l’année dernière… mais à la SNCF, on découvre toujours la situation avec ravissement alors que des voyageurs passent la nuit dans leur train avec une poignée de biscuits dans le ventre et risque de n’arriver à bon port que le soir suivant.

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A Paris, les ravis de la crèche SNCF, proposent tout simplement aux banlieusards de ne pas se rendre à Paris pour travailler. Easy. Non, n’allez pas bosser pour faciliter le travail des 7 nains qui déblaient les voies…

Sans honte, en plus… Comme si nous nous entassions tous les matins dans la bétaillère pour le plaisir, voire pour faire du shoping ou kiffer les frottements entre voyageurs avant de repartir dans l’autre sens. Restez chez vous, donc, perdez votre boulot, la SNCF ne vous sponsorisera pas votre loyer… des blaireaux qui découvrent que la neige c’est froid, eux, auront du travail… On pourrait peut-être leur suggérer que l’eau, ça mouille, en prévision d’un prochain épisode pluvieux… Des fois que ça nous éviterait l’apocalypse…

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