Les réfugiés de la SNCF

Gare Saint Lazare, 23h et des poussières de lune. L’ambiance est la même que d’habitude à cette heure de la nuit.

Les nanas qui regardent de tous les côtés en tenant leur sac à main en ayant peur de jeunes qui sont bien tranquilles dans leur coin, trop explosés de trop de fumette pour tenter quoi que ce soit. Les couples rentrent de repas, de soirée apéro, les mômes du 92 arrivent à temps pour respecter la permission de minuit.

Gare Saint Lazare, 23h et des poussières de lune. L’ambiance est la même que d’habitude à cette heure de la nuit.

Les nanas qui regardent de tous les côtés en tenant leur sac à main en ayant peur de jeunes qui sont bien tranquilles dans leur coin, trop explosés de trop de fumette pour tenter quoi que ce soit. Les couples rentrent de repas, de soirée apéro, les mômes du 92 arrivent à temps pour respecter la permission de minuit.

Il y a toujours quelqu’un pour arriver et voir que le prochain train sur sa ligne est programmé pour cinq ou six heures du matin. On l’entend pester, il ou elle tourne un peu, parfois passe un coup de fil, et quitte la gare.

Le week-end, tu croises aussi des gens aussi éméchés que toi. Tu te félicites que sur ta ligne, il y ait des trains jusqu’à presque 1h30 alors que certains chantent et que finalement, ça reste bon enfant même si, bon, ils pourraient faire un effort pour laisser le Monoprix ouvert, c’est plutôt sympa parce que c’est chauffé quand on a 20 minutes d’attente.

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Les horaires tombent, petit à petit, et les gens se précipitent vers leur quai en masse, comme si leur train, qui part dans 15 minutes, allait leur jouer un sale coup. Puis c’est bien connu, attendre sur le quai en plein courant d’air puisque le train n’est pas encore arrivé, c’est hyper sain pour la santé en cette période.

Puis ton train arrive et machinalement, tu fais pareil qu’eux… des fois qu’une des quatre personnes qui sont dans ta rame aient l’idée de te piquer ta place, pas trop loin de la porte, mais pas à côté non plus parce que bon, les courants d’air… En plus, le 23h25 s’arrête dans tous les bleds de la ligne alors les portes n’ont pas fini de s’ouvrir.

La première fois, ça s’est produit à La Défense, sans prévenir. Un agent entre dans le wagon, te dit que c’est fini et que des bus sont prévus pour t’emmener dans une gare lointaine, après avoir fait le tour des bleds bien entendu, où tu pourras prendre le train de nouveau sur la fin du trajet… Gné ? Travaux sur les voies, nous dit-on.

Donc la SNCF fait des travaux sur les voies alors que les trains circulent encore e que surtout, une heure après, plus aucun ne passe sur la ligne. La nuit est aux travailleurs de l’ombre, pourquoi la SNCF n’attend pas que le dernier train ne passe avant de faire ses travaux ?

La première fois, donc, c’était le week-end, la viande saoule s’est entassée dans le bus, l’autre partie des passagers prenaient des allures de réfugiés, flippés qu’ils étaient qu’on change leurs petites habitudes.

Le trajet qui prend 20 minutes d’ordinaire pour rentrer chez moi… une quarantaine pour arriver en bout de ligne, aura duré presque une heure et demie jusqu’à mon bled, je plains ceux qui s’arrêtent plus loin. Aucune indication n’avait été donnée en gare Saint Lazare, rien, ni sur les panneaux d’affichage, ni au micro, ni de la part des gilets rouges. Certains auraient pu prendre un métro, d’autres rester sur paris, etc.

Bon, on se dit que la désorganisation vient d’une première puis, quelques jours après, nous revoila dans la même gare à la même heure. On nous prévient au micro alors que le train est déjà en route vers notre destination (du moins ce que nous croyons être notre destination). Le terminus de ce train sera donc de nouveau La défense, même motif, même travaux. Jour de semaine, on a des poussettes à caser dans le bus, des gens qui se lèveront tôt demain pour aller bosser à qui, bien entendu, on n’a rien dit.

Même bus de réfugiés, entassés que nous sommes à traîner dans des bleds du neuf-deux. Les poussettes ne passent pas par les portiques de la gare secondaire et personne n’est là pour ouvrir la grande porte parce que les agents SNCF sur les lieux n’ont pas accès à la salle où se trouve le bouton pour l’ouvrir.

On soulève une poussette comme on porte un sac de riz sous d’autres latitudes, là où il fait plus chaud. Bébé ne se réveille pas, c’est un plaisir… Ou alors il est mort de froid, ce qui est plus probable, ou du manque de respect dont fait preuve la SNCF vis à vis e ses voyageurs.

C’est finalement chaque soir le même cirque. La SNCF n’a toujours pas compris que programmer ses travaux une heure après arrangerait tout le monde, y compris ces pauvres agents obligés de travailler en pleine nuit pour orienter, guider, répondre aux questions des voyageurs perdus. La SNCF, qui augmentera bientôt ses tarifs, n’a toujours pas compris qu’informer en gare, ça pourrait être pas mal… genre comme dans un aéroport.

Quand Air France atomise la SNCF

Air France se lance dans le premier prix sur des vols entre grandes villes de France et vers des capitales européennes… youpi ! Outre les compagnies low cost, parfois accusées de maltraiter leurs employés, je pense que c’est aussi la SNCF qui risque de pâtir de ces nouvelles offres.

Air France se lance dans le premier prix sur des vols entre grandes villes de France et vers des capitales européennes… youpi ! Outre les compagnies low cost, parfois accusées de maltraiter leurs employés, je pense que c’est aussi la SNCF qui risque de pâtir de ces nouvelles offres.

On ne prend pas l’avion pour partir en week-end : pollution, horaires parfois contraignants et surtout prix non adaptés au budget des ménages moyens. Alors on prend le train pour partir en week-end. Le trajet dure plus longtemps, même si le réseau ferré, sauf dans quelques régions, est plutôt bien fichu.

Sauf que… la raison principale, qui est celle du porte-monnaie, est en plein revirement. Puisque l’aller-retour en seconde classe Paris-Montpellier, sans aucun autre service qu’avoir un siège qui coûte presque 200 euros en période normale si on achète ce billet longtemps à l’avance, pourra être remplacé par un aller-retour en avion qui ne coûtera que 100 euros environ, incluant plateau repas, et/ou café/boisson, médias print à disposition, service de bord. Alors pour ce qui est de circuler en direction de capitales européennes…

La pollution ?

Le calcul est vite fait par le consommateur qui y verra du bonheur dans son porte-monnaie, un voyage de meilleur qualité, et un gain de temps. Peut-être que l’offre incitera aussi à se faire des petits week-ends en France un pu plus souvent histoire de booster le commerce local ? Trop tôt pour le dire.

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Oui, on y pense, forcément. C’est une des raisons pour lesquelles on choisit l’avion plutôt que le train… du moins c’est une des raisons qu’on évoque parce que ça fait bien, défenseur de la planète, toussa… puis ça fait mieux que « j’ai pas la thune pour un billet d’avion alors je prends le train, » qui n’aide pas vraiment à briller en société… C’est celle que je donne, mais elle ne court pas les rues.

Alors que faire semblant d’être écolo (quand on ne fait ni compost, ni tri, qu’on ne lit pas les étiquettes des produits qu’on achète et qu’on investit des légumes de supermarchés qui viennent en avion ou en camion d’Espagne, du Chili… etc.)

Arrêtons l’hypocrisie !

Je veux bien entendre parler d’écologie de la part de gens qui s’investissent vraiment dans des coopératives locales, font leur pain (oui parce que le blé, ça vient d’ailleurs, aussi…), du compost, etc.

Des gens qui ont des valeurs nobles et s’y tiennent ne prendront pas l’avion pour de vrais raisons écologiques. Les autres s’enfoncent dans une posture qu’ils ne soutiennent pas cinq minutes.

La pratique

J’ai passé deux ans à faire des AR Montpellier-Paris en train toutes les 6 semaines pour suivre ma formation entre 2002 et 2004. Mon travail m’a entraînée par la suite à l’étranger, m’obligeant à prendre des longs courriers pour l’Asie du Sud-Est (1 seul AR) et des moyens courriers pour le Maghreb et le Moyen-Orient (4 ou 5 AR depuis Paris) et des vols régionaux (1 AR Egypte-Soudan et 2 AR Egypte-Liban) et même si je préfère EVER passer les frontières en bus (écrit-elle avec des étoiles dans les yeux), il n’y a pas photo.

Pour un coût plus bas, avec un service de meilleure qualité et des options supplémentaires. Bien entendu que l’avion va pulvériser le train.

Au niveau du train, des piste low cost sont aussi étudiées (trop tard !) comme ce TGV à bas prix entre Montpellier et Marne la Vallée.
Sur le même sujet, l’article de La Tribune.
Illustration Flickr/CC Daquella Manera

Impatriée, qu’ils disent

La France, j’y suis née, j’y ai grandi puis… je suis partie. Avec le temps, j’ai constaté toutes les bonnes choses que ça m’a apporté, intellectuellement, humainement, culturellement, en termes d’ouverture d’esprit et ‘envie d’aventure aussi. Je n’hésite plus, je renonce peu, j’avance, je m’interroge, j’interroge aussi tout autour de moi.

Voilà un peu plus d’un an que je suis rentrée en France. Je fais ma petite vie, j’avance, je travaille, je vois mes amis, je sors, je paie mes factures et me noie sous la paperasse de notre beau pays.

La France, j’y suis née, j’y ai grandi puis… je suis partie. Avec le temps, j’ai constaté toutes les bonnes choses que ça m’a apporté, intellectuellement, humainement, culturellement, en termes d’ouverture d’esprit et ‘envie d’aventure aussi. Je n’hésite plus, je renonce peu, j’avance, je m’interroge, j’interroge aussi tout autour de moi.

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Barrez-vous !… et revenez riches

barrez-vous ! et Revenez riches de culture(s), de savoir(s) et plein de leurs sourires et de ces moments de vie qui auront fait que vous aurez grandi !

Barrez-vous ! qu’ils disaient dans Libé. Et si c’était vrai que la solution se trouvait ailleurs ? Puis faut dire que ça sent de moins en moins bon ici, non ?

En 2008, Je partais à l’étranger, j’avais trouvé du travail, dans le but de découvrir ce qu’il se passait de l’autre côté de la planète, comment y vivaient les gens au quotidien, comment on y travaillait aussi et j’attendais de découvrir mon métier de journaliste sous un autre angle. Direction le Laos, donc, Vientiane la capitale où je travaillais et Ban Tongpathong, village où je vivais.

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