Armée, datacenters, éducation, drones, USA… Les liens du dimanche #32

Armée, datacenters, éducation, drones, USA… Les liens du dimanche #32

Welcome in your world !

dans ton monde, la 7e compagnie a encore frappé sur Internet. La loi de programmation militaire vise à faciliter la collecte de données sur les utilisateurs en temps réel… rien que ça !

La Suisse, de son côté, se lance dans le business du datacenter en recyclant de vieux bunkers.

Dans ton monde, beaucoup de métiers de demain n’existent pas encore. Si en Estonie, les plus jeunes ont déjà les mains dans le code, quid de l’éducation nationale française ?… Déjà qu’au niveau de l’enquête PISA, on n’a pas brillé…

En Thaïlande, les drones filment les manifs, ce qui fait un peu peur, quand même, en termes de fichage.

Dans le monde arabe, une rappeuse de 18 ans fait sensation en chantant contre les violences faites aux femmes et jour après jours, elle gagne de nouveaux supporters, notamment sur les réseaux sociaux. Une aventure qui n’est pas sans rappeler le succès du très proche de la vérité Les femmes du bus 678 tourné dans les rues du Caire.

Dans ton monde, si tu joues à des jeux vidéo « violents », tu es susceptible d’être espionné par nos amis américains.

La 7e compagnie sur Internet

Le hors série n°32 de la revue DSI, traite de cybermachins. J’aime beaucoup quand les militaires et chercheurs traitent de cybermachins. Ce hors série est publié sous le doux titre « Au cœur de la cyberdéfense ».

Déjà, le titre, ça fait rêver d’immersion avec des cyberdéfenseurs dans les tubes, au plus près de la cybermenace qui cyberdéfendent les cyberassaillants. J’hésite à m’équiper d’un casque, d’un cybergillet pare-balles… des fois que.

Le hors série n°32 de la revue DSI, traite de cybermachins. J’aime beaucoup quand les militaires et chercheurs traitent de cybermachins. Ce hors série est publié sous le doux titre « Au cœur de la cyberdéfense ».

Déjà, le titre, ça fait rêver d’immersion avec des cyberdéfenseurs dans les tubes, au plus près de la cybermenace qui cyberdéfendent les cyberassaillants. J’hésite à m’équiper d’un casque, d’un cybergillet pare-balles… des fois que.

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Et bien non, oui, on parle de machines, un peu tout le monde confond « Internet » et « le Web », ce qui est plutôt cyberdérangeant pour des personnes présentées comme des spécialistes de la question.

J’ai aussi adoré les termes, tournés à la sauce cyber. Se rendent-ils compte que ce qu’ils appellent la « cybercriminalité » n’est rien d’autre que de la criminalité, toute basique ?

Ils parlent de « cyberguerre », définie un peu plus loin : « sabotages, espionage, complots… » qu’ils situent sur un autre territoire, le « territoire cyber »… Alors qu’il s’agit juste de faire la guerre, tout simplement, pas sur un autre territoire, mais avec d’autres moyens. Quand Stuxnet fait tourner des turbines iraniennes, il s’agit avant tout de gens, qui tapent avec leur petits doigts boudinés sur le clavier pour coder un programme qui va nous secouer des centrifugeuses et provoquer une réaction étonnée « mais que ce passe-t-il ? » chez des chercheurs moustachus qui s’apprêtaient à aller déjeuner. Je t’invite d’ailleurs à aller lire Cybermachin, histoire de mots, chez le Gof, qui rappelle l’historique de l’apparition de ce terme, la peur, son usage actuel.

Le cybertop du top, c’est quand même lorsqu’un des auteurs, dont je ne cyberciterai pas le nom, s’interroge sur la création d’un « espace national sur Internet ». On touche au cybergénie. Doit-on se cyberfatiguer à lui rappeler ce qu’est Internet et comment cela fonctionne ?

On ferme la revue en pensant à ces cyberennemis qui auraient envie de cyberattaquer avec leur cyberarme. Ne seraient-ils pas juste des ennemis voulant attaquer mais qui, au lieu de faire travailler leurs ingénieurs sur la fabrication d’hélicoptères, les font bosser sur des programmes informatiques ?

Je dois avouer que j’ai souvent pensé à la mission 404 en lisant cette revue, enjoy !

Egypte, scénario prévisible pour l’armée

Je me souviens, nous étions en 2010, les élections de 2011 se préparaient et en Egypte, que je demande à un journaliste, un rédac chef ou un élu qui serait le candidat du PND qui prendrait la place de Moubarak, on me faisait toujours la même réponse : « Le candidat de l’armée », « Celui qui fera le plus de promesses à l’armée, et qui les tiendra, sinon il a intérêt de courir vite… » Gamal ? Le fils de… « Non, lui c’est un financier, il a fait ses études à Londres. L’armée veut quelqu’un capable de lui dire de tirer sur la foule si besoin. »

Ah… Morsi et l’armée !

C’est un peu « je t’aime moi non plus » avec censure des scènes de boules depuis le début.

Momo, on en parlait déjà ici, n’est pas un fervent amateur de la démocratie, ni un amoureux de son peuple. Momo, est pourtant arrivé au pouvoir par les urnes, au grand désespoir de l’armée.

Je me souviens, nous étions en 2010, les élections de 2011 se préparaient et en Egypte, que je demande à un journaliste, un rédac chef ou un élu qui serait le candidat du PND qui prendrait la place de Moubarak, on me faisait toujours la même réponse : « Le candidat de l’armée », « Celui qui fera le plus de promesses à l’armée, et qui les tiendra, sinon il a intérêt de courir vite… » Gamal ? Le fils de… « Non, lui c’est un financier, il a fait ses études à Londres. L’armée veut quelqu’un capable de lui dire de tirer sur la foule si besoin. »

Ambiance

L’armée, on en parlait à l’époque, c’est un pays dans le pays, avec des biens immobiliers, des fermes, des employés à foison, des zones plus ou moins réservées, comme dans le Sinaï.

L’armée soufflait donc le chaud et le froid sur la politique égyptienne, le nom de Tantawi, quoique très vieux, circulait aussi à l’époque. Le tout était de savoir ce que Gamal et son président de père seraient prêts à lâcher en vue des élections.

Mais Gamal, non, ils n’en voulaient pas.

Du coup, ils se sont alliés au peuple pendant la révolution. D’abord timidement, Moubarak a senti le truc et a nommé un de leur chouchou comme ministre aux armées en se disant qu’il se les mettrait dans la poche. C’était mal connaître nos petits soldats qui n’espéraient que cette occasion pour remettre la main sur l pouvoir qu’ils avaient jadis laissé à leur pantin, le père de celui qui ne devait pas être élu.

Puis rien n’a changé

Puis les égyptiens se sont rendus aux urnes, plusieurs fois, sur Tahrir aussi, plusieurs fois. On a aussi essayé de les embrouiller pendant la période de transition que l’armée gérait.

Puis Morsi.

L’armée faisait la gueule. A vrai dire, les Islamistes n’étaient pas vraiment ceux qu’ils voulaient voir à la tête du pays.

S’en suivit une série d’échanges entre je retire des pouvoir à l’armée, je m’octroie des pouvoir supplémentaires, puis j’en redonne un peu à l’armée, parce que bon, ils commencent à gueuler, mais pas tout de suite, des fois qu’ils nous prennent le pouvoir.

Bien entendu, on censure toujours les scènes de boules, des fois que…

La réaction de l’armée n’est donc pas vraiment surprenante, prévisible, même. Elle veut aujourd’hui reprendre ces petits bouts de pouvoir qu’on lui a confisqué, quitte à relancer les gens dans les rues et que tout recommence à zéro.

La seule différence, c’est que les Egyptiens ont eu la chance de pouvoir choisir leur candidat une fois, reste à savoir, si Morsi saute, si l’armée n’aura pas la mainmise sur le choix du futur édile, et en ce cas, on repartirait comme sous Moubark.

  • Les liens qui vont bien

Sur la situation des femmes en Egypte, un film

Féminisme, viol, frontières, journalisme, transports, Netneutrality… Les liens du dimanche #15

Welcome in your word ! Un doux monde où, en Somalie, on arrête une femme pour avoir témoigné de son viol en même temps que le journaliste de RFI qui l’a interviewée.

Welcome in your word ! Un doux monde où, en Somalie, on arrête une femme pour avoir témoigné de son viol en même temps que le journaliste de RFI qui l’a interviewée.

Au Mexique, les victimes de viol, toujours, n’auront peut-être bientôt plus le droit d’avorter, le bébé représentant une « preuve » du dit viol… De quoi revenir sur l’un des droits les plus élémentaires de la femme, à savoir celui de décider seule de ce que l’on fait de son corps.

Femmes toujours, et cette fois, il s’agit d’égalité. Même si cette nouvelle ne fait pas vraiment plaisir à tout le monde, les femmes soldats américaines pourront aujourd’hui, elle aussi, être en première ligne des combats.

En Syrie, les femmes fuient leur pays de plus en plus nombreuses puisque le viol est devenu une arme de guerre comme une autre. A ce propos, Amnesty International demande à la Jordanie de ne pas fermer ses frontières aux réfugiés syriens qui affluent.

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Au Mali, enfin, les journalistes aimeraient bien faire leur boulot correctement et Reporters Sans Frontières demande à ce qu’ils puissent enfin accéder à la ligne de front.

Plus légèrement, le site low cost d’Air France fait péter les chiffres… Pas étonnant lorsqu’on voit le service SNCF, vite vu. Pour apaiser les tensions, la société des chemins de fer a la grande idée de se payer des community managers en pensant que cela va améliorer les choses… hmm… z’ont pensé à l’affichage en gare et à l’information du personnel ? A ne pas abandonner les voyageurs en chemin ?

Sur la toile, les députés européens sont en train de brader notre vie privée. Affaire à suivre.