Repenser la rédac web

On a appris ces derniers jours que plusieurs sites de médias se sont fait berner par de faux experts, de faux spécialistes, qui n’étaient rien d’autre des boites de comm faisant de la publicité de manière déguisée. Le procédé est habile. Il est issu de l’engouement qui entoure la course aux clics, aux dépends du fond.

On a appris ces derniers jours que plusieurs sites de médias se sont fait berner par de faux experts, de faux spécialistes, qui n’étaient rien d’autre des boites de comm faisant de la publicité de manière déguisée. Le procédé est habile. Il est issu de l’engouement qui entoure la course aux clics, aux dépends du fond.

La course aux clics, on en parlait ici au mois de mars, en marge d’un papier de Ragemag qui décrivait très bien comment nous sommes devenus des putes à clics.

Plus il y a de publications, plus il y a potentiel à clics, plus le media et ses ressources seront hauts dans les page ranks de google. Pendant quelques temps, les « journalistes » qui faisaient du copy/paste de dépêches étaient plutot tranquilles, payés pour du secrétariat. Puis il a fallu se mettre un peu à travailler et modifier quelque peu les papiers puisque les doublons sont remarqués et désindexés. La mention « La redac avec (ajoute ici le nom de l’agence) » a remplacé le simple nom de l’agence en signature.

L’autre conséquence, on nous l’apprend aujourd’hui, c’est la floraison de ces pseudo experts. Ces experts, sont souvent là à titre gracieux, de sympathiques contributeurs qui font du remplissage, et donc du clic, sans rien demander en retour.

Les textes sont commentés, ça buzz plus ou moins… Ils sont blogueurs, chercheurs, parfois en mal de reconnaissance, parfois hyper compétents dans un domaine qui a fait qu’ils n’ont pas choisi l’écriture et se font aussi plaisir en grattant en ligne…  Peu importe, pour le patron, entendez celui qui paie les pigistes au lance pierre, celui qui promet des abonnements gratuits aux blogueurs qui n’en voient jamais la couleur, c’est toujours du gratuit, et c’est toujours du clic, donc c’est bon.

Quitte à s’en ficher un peu de qui écrit quoi.

Je me souviens des critiques faites à l’encontre de Wikipedia, au tout début, alors qu’ils y avait encore peu de relecteurs et qu’on pouvait écrire des conneries sur Nana Mouskouri ou la physique nucléaire sans se faire toper pendant une semaine et parfois plus, alors qu’aujourd’hui, on y trouve de bonnes équipes, dans beaucoup de langues, et que les contributeurs font un gros travail de relecture, correction, amélioration et vérification.

Là, on est à l’an 1 de la contribution sur les sites de médias. C’est un peu du open bar, suffit de bien écrire, de faire plus ou moins de bruit ou de clics, et le tour est joué… Et les boites de comm auraient eu bien tort de se priver de ce vide  en termes de gestion des contenus. Après tout, c’est leur job.

Il faut maintenant passer à l’an 2, celui des vérifs, avant d’accepter n’importe qui. Non, les baquets, c’est fini. Ce qui demande du travail et de l’investissement de la part des médias. Ou alors, un réinvestissement en rédaction, faire de nouveau appel aux journalistes présents sur leur secteur depuis des années et qui maitrisent leur sujet… Mais il faut pour cela repenser les médias en ligne en termes d’information et de fond, avec le lecteur, et non plus de course aux clics.

RFIDanger

Renaud travaille depuis plusieurs mois à prouver que le système présent dans ces cartes n’est pas du tout sécurisé. Il a d’ailleurs fait plusieurs conférences sur ce thème à PSES (en français) et à HES (en anglais). Je vous invite à voir l’une ou l’autre de ceux deux conférences et à consulter les slides qu’il met à disposition de l’Internet mondial, histoire de nous ouvrir les yeux. Surtout que la période semble propice aux arnaques à la carte bancaire via Internet, d’après Les Echos et la BCE.

J’aime bien quand j’ai des amis brillants et qui font des trouvailles intéressantes. C’est le cas de Renaud, un pote trentenaire qui fait de la recherche sur les puces RFID depuis quelques années. Il est d’ailleurs l’un des seuls, en France, à travailler sur le sujet.

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