L’Europe repart à la conquête du droit d’auteur

Voilà maintenant trois fois en trois ans que nos édiles statuent sur le sujet. A croire que le rejet d’ACTA qui aurait, entre autres, empêché les ONG de soigner des gens en grande détresse avec des médicaments génériques puisque contrefaits, ne leur a pas suffit.

Et hop, c’est reparti ! La Commission Européenne lance une nouvelle consultation sur le droit d’auteur, cette fois-ci dans le marché intérieur.

Voilà maintenant trois fois en trois ans que nos édiles statuent sur le sujet. A croire que le rejet d’ACTA qui aurait, entre autres, empêché les ONG de soigner des gens en grande détresse avec des médicaments génériques puisque contrefaits, ne leur a pas suffit.

Quid du partage de la culture ?

A lire sur le site de La Quadrature du Net.

Stupeurs et tremblements, Amélie Nothomb

C’est la première fois que je lis un bouquin d’Amélie Nothomb, il n’est assez rare d’ouvrir des livres que l’on trouve en tête de gondole, j’ai donc décidé de faire ainsi une petite digression.

Le titre de ce roman fait référence au ton que doiit employer tout japonais s’adressant à l’empereur et, finalement, qu’il doit aussi employer, en entreprise face à ses supérieurs hiérarchiques.

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Concours : Gagne « Un joli conte »

Se souvenir des belles choses…

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Se souvenir des belles choses…

C’est un peu ce que nous rappelle la copine May dans ce second numéro d’Un Joli Conte sur lequel tu peux jeter un œil par ici. Version papier, il s’agit d’un dos carré collé format A4, à la couverture brillante toute en pliages.

Comme le premier numéro, il est réalisé en collaboration avec sa copine Laeti et petit plus cette fois-ci, un featuring d’Argone. Rien que pour la dream team, on fonce !

Et on y parle de quoi ? De déco, de bons moments, de l’été, de voyage au brésil, de crémaillère, de belles choses à fabriquer, voir et manger, bien entendu, le tout dans un cadre hyper épuré et tendance. Elles ont bien bossé sur la maquette et sur les images, comme dans le précédent numéro et font de nouveau la part belle au DIY.

Sete’ici te fais gagner un numéro d’Un Joli Conte. Comment faire ? Un petit billet qui renvoie vers celui-ci ou un lien sur ton rézosocio préféré,. Ensuite, tu mets trois mots en commentaire avec, bien entendu, ton lien, et le tirage au sort sera effectué dimanche, gagnant(e) connu(e) lundi prochain.

  • Les liens qui vont bien

Le site de May, Vie de miettes
Le site d’Argone, A taste of my life

TPB AFK

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J’ai beaucoup aimé ce docu, qui nous permet de suivre de 2009 à 2012, les trois protagonistes de « l’affaire » The Pirate Bay.

Si tu as passé ces dernières années sur Mars ou si tout simplement, tu aimes aller poser ton fessier sur des fauteuils de cinéma et décorer ton salon avec des boites de CD, The Pirate Bay était à l’époque le temple du partage de documents via torrents. La page Wikipédia t’en apprendra un peu plus.

Le film commence à la veille du premier procès en Suède.  Les auditions par la cour sont filmées alors que les plaintes tombent ailleurs en Europe et que nos trois post-adolescents, à peine adultes, ne savent pas trop comment gérer l’affaire.

En filigrane, on voit comment l’industrie du copyright US, représentée par une seule avocate qui a comme clients les plus grosses entreprises de cinéma américaines, essaie de faire pression sur le procès… Et qu’au final, c’était un bien gros dossier pour leurs jeunes épaules.

En parallèle, on suit avec parcimonie l’affaire Wikileaks, puisque l’un de ces trois protagoniste, fondateur de TPB, a travaillé avec l’équipe d’Assange sur les premières datas.

Enfin, on nous explique comment le Parti Pirate Suédois les aidé lorsqu’ils en ont eu besoin et comment ce procès aurait pu prendre un virage politique.

Des caricatures

Ce n’aurait pas été un docu, j’aurais trouvé ces trois personnages bien caricaturaux, chacun dans leur domaine… Et pourtant, ils ont bien existé.

Le premier, un génie de l’informatique qui passe son temps à prendre tout le monde de haut, pédant… On peut penser à un gosse qui joue au grand mais plus leur quotidien avance, plus on s’aperçoit qu’il se sent réellement sur un piédestal par rapport aux pauvres mortels qui l’entourent. Oui, i la des compétences techniques peut-être au dessus de la moyenne et qu’il en soit fier n’est pas le problème, mais c’est son rapport aux autres qui est dérangeant. Un gars mal dans sa peau qui a besoin e faire son numéro pour se sentir bien.

Le second n’a de cesse de répéter devant le tribunal combien c’est trop kiffant de gérer un des sites qui accueillent les plus gros flux au monde. On peut comprendre la joie procurée par l’aboutissement du défi technique mais quand le gus présente ses serveurs on a l’impression qu’on joue au concours de qui a la plus grosse à 12 ans. Comble du cliché, il se mouche dans sa main plusieurs fois et il tient des propos racistes avec quelques verres dans le nez et finit par aller s’acheter une femme au Laos.

Enfin, le dernier est entre le ravi de la crèche et Mère Thérésa. Il a rejoint l’équipe après la création du site et ne travaille pas sur la partie technique mais sur la communication. Avec un background de militant antiraciste, végétarien, plus ou moins branché écologie, il n’envisage pas l’expatriation pour éviter d’affronter la fin des procès et la prison comme ses deux amis et se fait le porte-parole de la cause au delà de TPB. En gros, un vrai militant qui n’a pas peur d’affronter la suite et parmi le trio, il est dépent comme le seul qui fait vraiment ça par idéologie… mais presque trop, encore une fois, caricatural dans ses traits de gentil militant que t’as vraiment envie d’avoir comme pote un jour ou l’autre.

Je me pose encore la question. Sont-ils réellement comme cela ou le travail de montage fait que seulement ces morceaux où ils apparaissent comme caricaturaux ont été choisis. Seule le visionnage de (j’imagine) centaines d’heures de rushs pourraient le dire. quand j’ai parlé de clichés à un ami allemand qui a eu l’occasion d’échanger avec eux, il m’a dit « ils sont vraiment comme cela » mais quand je lui ai raconté en détail, comme je le fais ici, l’image que le film renvoie d’eux, il s’est repris et m’a dit que, selon lui, le trait a été grossi.

Au final, avis positif. Je persiste. Au delà des clichés, j’ai beaucoup aimé ce film qui raconte une partie de notre histoire commune, de ce qui fera partie, un jour, de l’Histoire et de l’Histoire d’Internet comme un des premiers procès liés au copyright et au partage naturel de données.

Et pour voir le film, c’est par ici !

Génération Y : indignés ou résignés ?

Lundi prochain, sur invitation de l’association WebDiversity, je participe à une conférence sur le thème « Génération Y : indignés ou résignés? » en compagnie de  Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherche au CNRS et du metteur en scène Guillaume Barbot.

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Depuis le bar-mezzanine de la Maison des métallos, ce café numérique vous invite à une réflexion sur l’engagement des jeunes à l’ère du web 2.0. Les jeunes de 20-30 ans, celle qui a grandit en plein essor des nouvelles technologies et qui a toujours connu les outils numériques et internet, veut-elle, peut-elle changer le monde ?

vu que je suis un peu au carrefour entre la génération X et la génération Y, je parlerai de la prise de conscience, du fait qu’Internet peut changer et faire bouger les choses seulement s’il y a des humains qui se disent qu’ils ont envie de l’utiliser pour en faire qqch, à l’instar de ces Tunisiens qui relayaient leurs infos via facebook pour qu’elles soient postées depuis ailleurs sur des sites inaccessibles depuis leur pays, à l’instar de ces Egyptiens qui se connectaient via modem 56K pour continuer à communiquer malgré la coupure, à l’instar de ces Syriens qui aujourd’hui chroniquent encore et toujours leur quotidien.

Plus simplement, aussi, de cette société du partage, de l’échange des savoirs, de la culture, des connaissances… qui fait qu’Internet, sans filtrage bien entendu, est un vrai outil merveilleux. Dans le sens inverse, malheureusement, si pas de prise de conscience, on revient finalement à la minitellisation de la société, Internet servant à la consommation, au divertissement et rien d’autre… Du pain, des jeux, ils dormiront mieux.

Viendez, les gens ! Viendez-donc ! et on pourra même partager une chopine après le débat !

Entrée libre – Inscription recommandée en cliquant ici http://www.amiando.com/generationY

La Maison des métallos c’est où donc ?

C’est au 94 rue Jean-Pierre Timbaud, à Paris dans le 11e
Mº ligne 2 arrêt Couronnes
Mº ligne 3 arrêt Parmentier
Bus ligne 96 arrêt Maison des métallos
Station Vélib nº 11032

La carte et le territoire, Michel Houellebecq

Déçue. C’est la première fois avec Houellebecq. Il nous dépeint dans ce bouquin le portrait d’un artiste plus ou moins raté, qui s’est toujours cherché entre la photographie, la peinture, la reproduction de cartes routières… jusqu’au jour où il rencontrera nue femme qui lui ouvrira quelques portes et lui permettra de vendre son travail très cher.

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Déçue. C’est la première fois avec Houellebecq. Il nous dépeint dans ce bouquin le portrait d’un artiste plus ou moins raté, qui s’est toujours cherché entre la photographie, la peinture, la reproduction de cartes routières… jusqu’au jour où il rencontrera une femme qui lui ouvrira quelques portes et lui permettra de vendre son travail très cher.

Ce bouquin est écrit comme un film, avec pas mal de dialogues, on y voit les personnages évoluer sur presque deux décennies et l’auteur s’amuse à tourner en dérision quelques-uns de ses amis qu’il place ça et là dans le texte.

On rit un peu, pas assez, on na aucune empathie pour les personnages de ce livre qui semble être écrit à la va vite. C’est dommage.

Enfin, le plus remarquable, Houellebecq s’introduit dans le roman. On le voit en auteur névrosé, puis rachetant la maison de son enfance, alcoolique et amateur de saucisson, devenant un sujet de fascination pour le personnage de l’artiste. Il aura poussé la mégalo jusqu’à se faire mourir dans la dernière partie du livre qui n’apporte pas grand-chose au récit.

J’apprends en cherchant une illustration, que ce bouquin a eu le Goncourt en 2010… Décidément, je ne comprendrais jamais ce jury.

Barrez-vous !… et revenez riches

barrez-vous ! et Revenez riches de culture(s), de savoir(s) et plein de leurs sourires et de ces moments de vie qui auront fait que vous aurez grandi !

Barrez-vous ! qu’ils disaient dans Libé. Et si c’était vrai que la solution se trouvait ailleurs ? Puis faut dire que ça sent de moins en moins bon ici, non ?

En 2008, Je partais à l’étranger, j’avais trouvé du travail, dans le but de découvrir ce qu’il se passait de l’autre côté de la planète, comment y vivaient les gens au quotidien, comment on y travaillait aussi et j’attendais de découvrir mon métier de journaliste sous un autre angle. Direction le Laos, donc, Vientiane la capitale où je travaillais et Ban Tongpathong, village où je vivais.

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