La 7e compagnie sur Internet

Le hors série n°32 de la revue DSI, traite de cybermachins. J’aime beaucoup quand les militaires et chercheurs traitent de cybermachins. Ce hors série est publié sous le doux titre « Au cœur de la cyberdéfense ».

Déjà, le titre, ça fait rêver d’immersion avec des cyberdéfenseurs dans les tubes, au plus près de la cybermenace qui cyberdéfendent les cyberassaillants. J’hésite à m’équiper d’un casque, d’un cybergillet pare-balles… des fois que.

Le hors série n°32 de la revue DSI, traite de cybermachins. J’aime beaucoup quand les militaires et chercheurs traitent de cybermachins. Ce hors série est publié sous le doux titre « Au cœur de la cyberdéfense ».

Déjà, le titre, ça fait rêver d’immersion avec des cyberdéfenseurs dans les tubes, au plus près de la cybermenace qui cyberdéfendent les cyberassaillants. J’hésite à m’équiper d’un casque, d’un cybergillet pare-balles… des fois que.

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Et bien non, oui, on parle de machines, un peu tout le monde confond « Internet » et « le Web », ce qui est plutôt cyberdérangeant pour des personnes présentées comme des spécialistes de la question.

J’ai aussi adoré les termes, tournés à la sauce cyber. Se rendent-ils compte que ce qu’ils appellent la « cybercriminalité » n’est rien d’autre que de la criminalité, toute basique ?

Ils parlent de « cyberguerre », définie un peu plus loin : « sabotages, espionage, complots… » qu’ils situent sur un autre territoire, le « territoire cyber »… Alors qu’il s’agit juste de faire la guerre, tout simplement, pas sur un autre territoire, mais avec d’autres moyens. Quand Stuxnet fait tourner des turbines iraniennes, il s’agit avant tout de gens, qui tapent avec leur petits doigts boudinés sur le clavier pour coder un programme qui va nous secouer des centrifugeuses et provoquer une réaction étonnée « mais que ce passe-t-il ? » chez des chercheurs moustachus qui s’apprêtaient à aller déjeuner. Je t’invite d’ailleurs à aller lire Cybermachin, histoire de mots, chez le Gof, qui rappelle l’historique de l’apparition de ce terme, la peur, son usage actuel.

Le cybertop du top, c’est quand même lorsqu’un des auteurs, dont je ne cyberciterai pas le nom, s’interroge sur la création d’un « espace national sur Internet ». On touche au cybergénie. Doit-on se cyberfatiguer à lui rappeler ce qu’est Internet et comment cela fonctionne ?

On ferme la revue en pensant à ces cyberennemis qui auraient envie de cyberattaquer avec leur cyberarme. Ne seraient-ils pas juste des ennemis voulant attaquer mais qui, au lieu de faire travailler leurs ingénieurs sur la fabrication d’hélicoptères, les font bosser sur des programmes informatiques ?

Je dois avouer que j’ai souvent pensé à la mission 404 en lisant cette revue, enjoy !