Tes messages sur WhatsApp n’ont jamais été confidentiels

Au secours, c’est la fin du monde ! La clé de chiffrement de l’appli WatsApp a été révélée ! Le monde se réveille apeuré, piraté, outré, sauf que… Sauf que mon grand, tes messages sur WhatsApp n’ont jamais été confidentiels.

Au secours, c’est la fin du monde ! La clé de chiffrement de l’appli WatsApp a été révélée ! Le monde se réveille apeuré, piraté, outré, sauf que… Sauf que mon grand, tes messages sur WhatsApp n’ont jamais été confidentiels.

Première contre-vérité, ce chiffrement était soi-disant sécurisé

La « sécurité » de cette application était basée sur du chiffrement symétrique, c’est à dire qu’on utilise la même clé pour chiffrer et déchiffrer le message,

Capture du 2014-03-21 10:56:50

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L’Europe repart à la conquête du droit d’auteur

Voilà maintenant trois fois en trois ans que nos édiles statuent sur le sujet. A croire que le rejet d’ACTA qui aurait, entre autres, empêché les ONG de soigner des gens en grande détresse avec des médicaments génériques puisque contrefaits, ne leur a pas suffit.

Et hop, c’est reparti ! La Commission Européenne lance une nouvelle consultation sur le droit d’auteur, cette fois-ci dans le marché intérieur.

Voilà maintenant trois fois en trois ans que nos édiles statuent sur le sujet. A croire que le rejet d’ACTA qui aurait, entre autres, empêché les ONG de soigner des gens en grande détresse avec des médicaments génériques puisque contrefaits, ne leur a pas suffit.

Quid du partage de la culture ?

A lire sur le site de La Quadrature du Net.

Rien à montrer…

J’aime beaucoup quand les gens me disent qu’ils n’ont rien à cacher : « Alors je peux te filmer sous la douche ? » regard interloqué. « Parce que ce qui peut être sympa, c’est le moment où tu passes tes mains savonneuse sur tes fesses… » Mais non ! « Mais pourquoi ? T’aurais en fait des trucs à cacher ? Et sinon, je peux venir enregistrer des sons quand tu ronfles, la nuit ?… me faudrait juste un bout de canapé… »

J’aime beaucoup quand les gens me disent qu’ils n’ont rien à cacher : « Alors je peux te filmer sous la douche ? » regard interloqué. « Parce que ce qui peut être sympa, c’est le moment où tu passes tes mains savonneuse sur tes fesses… » Mais non ! « Mais pourquoi ? T’aurais en fait des trucs à cacher ? Et sinon, je peux venir enregistrer des sons quand tu ronfles, la nuit ?… me faudrait juste un bout de canapé… »

Je ne sais pas pourquoi, mais en général, ça ne fonctionne pas. Non, je ne m’attarderais pas sur le « en général ».

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Et Dieu créa l’INTERNET, Christian Huitema

Christian Huitema est ingénieur. En 1986, il rejoint l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) de Sophia Antipolis et travaille sur ce qui allait devenir Internet.

Christian Huitema est ingénieur. En 1986, il rejoint l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) de Sophia Antipolis et travaille sur ce qui allait devenir Internet.

La plupart des jeunes de 16 ans aujourd’hui, croient que l’Internet a toujours existé. Et bien non !

Alors que nous gambadions de manière pas encore très assurée jusqu’au pot et que faire nos lacets relevait encore du tour de magie, Christian Huitema, lui, participait à la création d’internet (non, pas du Ouiabe!).

Il nous décrit les premières années de la recherche télécoms et réseaux, sur ce projet et surtout les différences énormes entre les projets américains et européens.

Il nous décrit l’Europe comme un capharnaüm administratif où il fallait toujours attendre l’aval du politique ou d’un administration pour pouvoir débuter des recherches, parfois dans un sens que n’approuvaient pas les chercheurs qui auraient, au départ, voulu suivre la même ligne que leurs confrères américains.

En Europe, on préfère mettre les moyens sur un réseau centralisé, donc contrôlable, alors qu’aux USA, on préfère la décentralisation, relier les ordinateurs les uns aux autres… De ces recherches naîtront le Minitel chez nous et Arpanet, qui deviendra Internet chez eux.

« En éliminant tout point central, ils ont créé un réseau très robuste »

Au delà des deux pensées complètement opposées, on voit aussi comment ce qui allait devenir Internet était une vraie révolution à l’époque.

Plus besoin d’attendre à côté du fax pour recevoir un papier personnel, il suffisait d’ouvrir une boite mail. Plus besoin de se creuser la tête des heures, un chercheur, possiblement sur un autre continent avait forcément la réponses, alors on écrivait à un groupe… sauf que la réponse mettait parfois 24 heures à arriver, voire plus si on compte le décalage horaire, car le débit ne ressemblait pas du tout à ce que l’on a aujourd’hui.

Alors ils cherchaient, ils tatonaient.

Ce sont eux qui ont mis en place ces « routes », passant d’un ordinateur à un autre, de sauts de puce(s) en sauts de puce(s) pour atteindre un serveur, et le chemin inverse.

Puis Huitema a eu la chance, et il en parle avec humour, de faire « le français » dans un groupe de chercheurs a l’échelle internationale. Il a donc pu participer directement aux travaux initiés par les Américains mais avec des valeurs qui prennent sens encore aujourd’hui :

« L’intérêt de protéger la vie privée doit l’emporter sur les considérations du maintien de l’ordre et de la défense »

Enfin, il rappelle en conclusion qu’Internet n’est pas un média à sens unique et permet à tout un chacun d’écrire, de commenter :

« la possibilité pour chacun d’être à la fois un consommateur et une source d’info. »

[youtube]http://youtu.be/A5Ix72dJvqo[/youtube]

 

Génération Y, Monique Dagnaud

Au hasard d’un débat organisé par l’association WebDiversity, j’ai rencontré Monique Dagnaud. Il était question de jeunesse et d’internet, nous avions échangé nos bouquins respectifs.

Au hasard d’un débat organisé par l’association WebDiversity, j’ai rencontré Monique Dagnaud. Il était question de jeunesse et d’internet, nous avions échangé nos bouquins respectifs.

Depuis, il était sur ma To read list, entre un bouquin de journaliste au Moyen-Orient et un bouquin de journalistes sur le Moyen-Orient. Direction Amman, donc, avec ce petit livre dans mon bagage à main. Pas de grande surprise, je l’avais trouvé très bien en débat, je la retrouve dans le texte.

Dans cet ouvrage, Monique Dagnaud dresse un portrait des digital natives en rapport avec Internet, bien entendu, mais à travers plusieurs thématiques.

Celle du militantisme politique, d’abord. Elle fait le parallèle ente cette jeunesse française qui ne se déplace pas pour voter, n’a pas vraiment foi en l’avenir mais qui, dans un même temps, se mobilise épisodiquement en faveur de causes, sociales ou politiques. Des engagements qui peuvent parfois aller très loin, comme sur la Puerta del Sol à Madrid ou sur le mouvement Occupy qu’elle a suivis.

9782724612837

L’autre entrée est celle des spécificités de cette jeunesse : Egotique, diront certains, à la recherche d’un quart d’heure de célébrité, le tout sponsorisé par des émissions de télévision. Elle place ce comportement aussi dans la lignée de l’urbanisation qui a, depuis longtemps, contribué au cloisonnement. Cette jeunesse rêve, mais cette jeunesse se cloisonne devant son écran et préfère s’afficher via des flux vidéos ou des messages sur Facebook. Encore une fois en parallèle, elle lance à l’occasion des causes, adhère à des combats et les partage en mode viral.

Elle comprend que le Net est devenu le prolongement de la vie, qu’il en fait partie à part entière, d’où le militantisme en faveur de la Neutralité du Net, celui contre Acla, pas encore botté en touche par nos élus quand le bouquin a été rédigé. En d’autres termes, cette jeunesse ne s’intéresse que peu à la politique en général mais s’investit lorsqu’il s’agit e son quotidien.

Enfin, elle n’omet pas de parler de cette société du partage que nous avons créé,  des artistes au public, d’un internaute à un autre, d’un nordiste qui mettrait en ligne des cours pour un étudiant des pays du Sud qui n’y a pas accès à un cyber(h)ac(k)tiviste qui fournit des technologies et surtout son savoir pour aider des personnes opprimées à communiquer.

Un bouquin sympa, à lire qui couvre tout le spectre : pauvreté, avortement, classes sociales, etc. le tout en vis à vis de l’utilisation des réseaux pa la jenesse ailleurs, notamment dans les pays des révolutions.

A lire (vite!)

Le 27 avril, c’est cryptoparty

Le loop, hackerspace parisien, organise le 27 avril prochain sa cryptoparty. C’est quoi donc ? Un moment d’échange(s) autour de la sécurité. Echanges de bons conseils, échanges de clés à signer, échanges d’infos…

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Le loop, hackerspace parisien, organise le 27 avril prochain sa cryptoparty. C’est quoi donc ? Un moment d’échange(s) autour de la sécurité. Echanges de bons conseils, échanges de clés à signer, échanges d’infos…

L’événement est accessible à tous. Il suffit d’avoir envie d’apprendre et de progresser et d’adresser la parole aux gens tout autour (non, on ne vous mordra pas…) même si on part de quasi pas grand chose, la porte est grande ouverte.

Ramenez donc PC, miam, glou, bonne humeur et pourquoi pas clé USB pour faire mumuse avec. Un exemple ? La dernière fois, on avait fait des clés tails entre deux signatures de clés GPG à la table où je me trouvais… et ces petites choses sont fort utiles.

Il ne me reste plus qu’à vous préciser que c’est à Paris, à la Gare XP (où se passent tout plein de trucs sympas) à partir de 14h et à vous indiquer la page dédiée sur le wiki du loop pour en savoir plus.

See ya there.

Iran, des NetCitoyens sans protection

Mahmoud n’était déjà pas un grand ami de la neutralité du Net. Depuis les manifs de 2009, il a une sale histoire avec la liberté d’expression… Comme si cela ne lui plaisait pas.

Nous sommes lundi 11 mars 2013 et Reuters nous apprend que l’Iran bloque les VPN non autorisés par l’Etat. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Que les Iraniens ne peuvent plus contourner la censure locale.

Mahmoud n’était déjà pas un grand ami de la neutralité du Net. Depuis les manifs de 2009, il a une sale histoire avec la liberté d’expression… Comme si cela ne lui plaisait pas.

Nous sommes lundi 11 mars 2013 et Reuters nous apprend que l’Iran bloque les VPN non autorisés par l’Etat. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Que les Iraniens ne peuvent plus contourner la censure locale.

 VPN

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Un VPN est une sorte de réseau virtuel privé. Il chiffre et protège votre trafic entre votre ordinateur et un serveur et/ou un autre ordinateur. Grâce à cet outil, donc, tout votre trafic est rendu illisible. Il n’y a donc aucun moyen de savoir quelles données circulent : ce que vous téléchargez, les sites que vous consultez, etc.

« seuls les VPN légaux , enregistrés et validés par l’État pourront continuer à fonctionner et à être utilisés. »

Si le VPN en question est un outil d’Etat, ou validé par l’Etat, comme les seuls qu’autorisent actuellement l’Iran, ça a tendance à sentir plutôt mauvais puisqu’ils peuvent potentiellement y mettre le nez dedans… Donc cela revient à faire circuler la data en clair dans un pays où la répression sur Internet ne cesse d’augmenter.

Aujourd’hui, donc, les Iraniens n’ont pour l’instant plus le choix pour publier leurs vidéos de manifs sur Youtube, que de celui de se connecter en clair et donc, de se faire choper.

Outre la liberté d’expression, la liberté de communiquer avec l’extérieur et entre Iraniens, la neutralité du Net, c’es tout simplement le droit fondamental à vivre et agir sans être espionné que l’Iran attaque.

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C’est un nouveau pas, donc, vers « l’internet national iranien » qui n’est donc pas Internet, que le pouvoir n’a de cesse d’essayer de nous vendre. Attaques extérieures, lutte contre le terrorisme, contre les méchants virus… Aujourd’hui, l’Iran en ligne, donc, c’est encore plus de l’entre soi, avec des citoyens qui ont de moins en moins de voies d’accès pour témoigner des horreurs commises dans ce pays par le pouvoir en place.

Lire l’article de Numérama.

 

TPB AFK

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J’ai beaucoup aimé ce docu, qui nous permet de suivre de 2009 à 2012, les trois protagonistes de « l’affaire » The Pirate Bay.

Si tu as passé ces dernières années sur Mars ou si tout simplement, tu aimes aller poser ton fessier sur des fauteuils de cinéma et décorer ton salon avec des boites de CD, The Pirate Bay était à l’époque le temple du partage de documents via torrents. La page Wikipédia t’en apprendra un peu plus.

Le film commence à la veille du premier procès en Suède.  Les auditions par la cour sont filmées alors que les plaintes tombent ailleurs en Europe et que nos trois post-adolescents, à peine adultes, ne savent pas trop comment gérer l’affaire.

En filigrane, on voit comment l’industrie du copyright US, représentée par une seule avocate qui a comme clients les plus grosses entreprises de cinéma américaines, essaie de faire pression sur le procès… Et qu’au final, c’était un bien gros dossier pour leurs jeunes épaules.

En parallèle, on suit avec parcimonie l’affaire Wikileaks, puisque l’un de ces trois protagoniste, fondateur de TPB, a travaillé avec l’équipe d’Assange sur les premières datas.

Enfin, on nous explique comment le Parti Pirate Suédois les aidé lorsqu’ils en ont eu besoin et comment ce procès aurait pu prendre un virage politique.

Des caricatures

Ce n’aurait pas été un docu, j’aurais trouvé ces trois personnages bien caricaturaux, chacun dans leur domaine… Et pourtant, ils ont bien existé.

Le premier, un génie de l’informatique qui passe son temps à prendre tout le monde de haut, pédant… On peut penser à un gosse qui joue au grand mais plus leur quotidien avance, plus on s’aperçoit qu’il se sent réellement sur un piédestal par rapport aux pauvres mortels qui l’entourent. Oui, i la des compétences techniques peut-être au dessus de la moyenne et qu’il en soit fier n’est pas le problème, mais c’est son rapport aux autres qui est dérangeant. Un gars mal dans sa peau qui a besoin e faire son numéro pour se sentir bien.

Le second n’a de cesse de répéter devant le tribunal combien c’est trop kiffant de gérer un des sites qui accueillent les plus gros flux au monde. On peut comprendre la joie procurée par l’aboutissement du défi technique mais quand le gus présente ses serveurs on a l’impression qu’on joue au concours de qui a la plus grosse à 12 ans. Comble du cliché, il se mouche dans sa main plusieurs fois et il tient des propos racistes avec quelques verres dans le nez et finit par aller s’acheter une femme au Laos.

Enfin, le dernier est entre le ravi de la crèche et Mère Thérésa. Il a rejoint l’équipe après la création du site et ne travaille pas sur la partie technique mais sur la communication. Avec un background de militant antiraciste, végétarien, plus ou moins branché écologie, il n’envisage pas l’expatriation pour éviter d’affronter la fin des procès et la prison comme ses deux amis et se fait le porte-parole de la cause au delà de TPB. En gros, un vrai militant qui n’a pas peur d’affronter la suite et parmi le trio, il est dépent comme le seul qui fait vraiment ça par idéologie… mais presque trop, encore une fois, caricatural dans ses traits de gentil militant que t’as vraiment envie d’avoir comme pote un jour ou l’autre.

Je me pose encore la question. Sont-ils réellement comme cela ou le travail de montage fait que seulement ces morceaux où ils apparaissent comme caricaturaux ont été choisis. Seule le visionnage de (j’imagine) centaines d’heures de rushs pourraient le dire. quand j’ai parlé de clichés à un ami allemand qui a eu l’occasion d’échanger avec eux, il m’a dit « ils sont vraiment comme cela » mais quand je lui ai raconté en détail, comme je le fais ici, l’image que le film renvoie d’eux, il s’est repris et m’a dit que, selon lui, le trait a été grossi.

Au final, avis positif. Je persiste. Au delà des clichés, j’ai beaucoup aimé ce film qui raconte une partie de notre histoire commune, de ce qui fera partie, un jour, de l’Histoire et de l’Histoire d’Internet comme un des premiers procès liés au copyright et au partage naturel de données.

Et pour voir le film, c’est par ici !

Dis, tonton, pourquoi tu twittes ?

C’est vrai, ça. Pourquoi tu twittes ? pourquoi je twitte ? Pourquoi nous nous interconnectons ? Pourquoi nous partageons, nous échangeons, nous clashons ? Inspirée par une chronique de Guy, j’ai posé cette question à quelques camarades de claviotage et ce qui est assez surprenant (ou pas) c’est qu’il y a autant de définition de twitter que de gens qui twittent.

C’est vrai, ça. Pourquoi tu twittes ? pourquoi je twitte ? Pourquoi nous nous interconnectons ? Pourquoi nous partageons, nous échangeons, nous clashons ? Inspirée par une chronique de Guy, j’ai posé cette question à quelques camarades de claviotage et ce qui est assez surprenant (ou pas) c’est qu’il y a autant de définition de twitter que de gens qui twittent.

valatiniC’est le matin en Asie. C’est encore la nuit profonde en France. Les canadiens vont se coucher. C’est à ce moment en fragile équilibre où je branche mon cerveau numérique sur l’actu. L’actu ce flot incessant d’informations lénifiant si on ne prend pas de temps à autre du recul. Je suis trader. L’information c’est mon métier, savoir l’exploiter, l’analyser plus vite et plus correctement que mes congénères. Encore faut il avoir la bonne info, au bon moment. Twitter est pour cela un outil merveilleux. C’est un immense terrain de jeu intellectuel. C’est par là que je suis arrivé sur Twitter.

Je lis des choses que je n’aurais jamais lu, je parle à des personnes auxquels je n’aurais jamais parlé, je m’interesse à des sujets que je n’aurais jamais envisagé, je construit des projets avec des gens géniaux à l’autre bout de la planète que je ne verrai probablement jamais. Je suis des personnages improbables que je n’aurais jamais cru pouvoir aimer. J’aime cela.

Twitter est la vie mais c’est également un théâtre On joue un rôle. Fait de courtes phrases ciselées, polissées, pleines de mauvaise foi parfois, pleine de bon sens souvent. On peut s’énerver, s’engueuler, s’émerveiller. Je disais que Twitter c’est la vie car c’est le meilleur et le pire.

Avec Twitter j’ai enfin trouvé un moyen d’étancher ma soif insatiable de connaissances, mon besoin de voir ce que font les autres en bien et en mal.

Dans Twitter il y a un petit coté voyeur (peeping Tom comme disent les anglophones) qui t’autorise a regarder par le trou de la serrure des personnes s’injurier, se draguer (je te vois) ou se planter.

 Dans Twitter il y a un coté combat d’egos. Il y a le coté malsain de la sculpture de glace qui fondra au soleil tout comme tes plus beaux traits d’esprits fondront dans les profondeurs de la ligne du temps (timeline) qui passe inexorablement. L’instantanéité est tout et n’est rien… comme Twitter.

liliaJe twitte parce j’aime échanger avec des personnes intéressantes, dire ce que je veux, chose que je faisais avec un proxy avant le 13 janvier 2011. Ce jour là, vers 8h30 du soir et après le discours de Zaba, j’arrivais à acceder pour la 1ère fois à youtube, Nawaat, tunisnews et tous les sites censurés depuis des années !

Pour quelqu’un d’habitué, cette liberté n’est pas aussi appréciée je pense, autant que nous en Tunisie.

Twitter, écrire, échanger librement, c’est jouissif 🙂 C’est la Révolution et je ne suis pas prête à céder cette liberté pour laquelle j’ai combattu depuis des années en cachette sans montrer mon visage pour que le système ne m’attrape pas 😉

Capture d’écran 2013-02-19 à 11.03.17Tout d’abord, je suis sur twitter depuis le 12 décembre 2007. Comme quelques blogueurs nous avons découvert ce réseau social, un peu par hasard et je crois qu’instinctivement nous avons pensé que celui-ci pourrait faire son nid. Pourquoi, le caractère court avec ses 140 signes, pour ma part, une façon assez stimulante de condenser sa « pensée », son discours et également un outil assez sympa de partage de liens d’informations au delà du blog.

Avec le succès de twitter et la présence de nombreux journalistes, c’est devenu un outil d’échanges et de dialogue avec celles et ceux qu’on peut croiser et qui sont ouverts à ce mode de communication plus horizontal (je pense à des journalistes comme Samuel Laurent, l’ami Guy et bien d’autres). Au court de ces années, mon approche à changer surtout avec les anciens collègues blogueurs, ce n’est plus à mes yeux un outil de déconne comme on a pu l’utiliser, même si j’ai encore ces moments, ils se font plus rares… à tort à raison, twitter est désormais un lieu d’échanges, d’infos, de contacts (aussi) et de partage.

Depuis quelques temps, j’y suis moins présent et le suis moins… mais cela me semble assez logique, la campagne de la Présidentielle est passée par là et il m’est nécessaire de prendre un peu de recul et à vrai dire il ne comble pas mon envie de remiliter de manière plus active. Mais ce RS reste pour moi un noeud essentiel dans ma veille informationnelle et technologique.

Il faut bien, au final, que je vous balance cette chronique !Twitter la prunelle de nos yeux… Dis, Guy, alors pourquoi tu twittes ?


Tunisie : Twitter, la prunelle de nos yeux par Europe1fr

Génération Y : indignés ou résignés ?

Lundi prochain, sur invitation de l’association WebDiversity, je participe à une conférence sur le thème « Génération Y : indignés ou résignés? » en compagnie de  Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherche au CNRS et du metteur en scène Guillaume Barbot.

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Depuis le bar-mezzanine de la Maison des métallos, ce café numérique vous invite à une réflexion sur l’engagement des jeunes à l’ère du web 2.0. Les jeunes de 20-30 ans, celle qui a grandit en plein essor des nouvelles technologies et qui a toujours connu les outils numériques et internet, veut-elle, peut-elle changer le monde ?

vu que je suis un peu au carrefour entre la génération X et la génération Y, je parlerai de la prise de conscience, du fait qu’Internet peut changer et faire bouger les choses seulement s’il y a des humains qui se disent qu’ils ont envie de l’utiliser pour en faire qqch, à l’instar de ces Tunisiens qui relayaient leurs infos via facebook pour qu’elles soient postées depuis ailleurs sur des sites inaccessibles depuis leur pays, à l’instar de ces Egyptiens qui se connectaient via modem 56K pour continuer à communiquer malgré la coupure, à l’instar de ces Syriens qui aujourd’hui chroniquent encore et toujours leur quotidien.

Plus simplement, aussi, de cette société du partage, de l’échange des savoirs, de la culture, des connaissances… qui fait qu’Internet, sans filtrage bien entendu, est un vrai outil merveilleux. Dans le sens inverse, malheureusement, si pas de prise de conscience, on revient finalement à la minitellisation de la société, Internet servant à la consommation, au divertissement et rien d’autre… Du pain, des jeux, ils dormiront mieux.

Viendez, les gens ! Viendez-donc ! et on pourra même partager une chopine après le débat !

Entrée libre – Inscription recommandée en cliquant ici http://www.amiando.com/generationY

La Maison des métallos c’est où donc ?

C’est au 94 rue Jean-Pierre Timbaud, à Paris dans le 11e
Mº ligne 2 arrêt Couronnes
Mº ligne 3 arrêt Parmentier
Bus ligne 96 arrêt Maison des métallos
Station Vélib nº 11032