As-tu changé ?

C’est bizarre… C’est vrai qu’en fait, ça fait un paquet d’années qu’on est tous là à gratter sur la toile entre infos, envies, bons et mauvais moments… Restent les indécrotables soirs de beuverie chez Jegoun qui publie toujours comme une mitraillette, Les longs billets de Juan qui nous fera son habituel coup de pompe un de ces jours, les moins nombreux billets sur le logement de Seb, les coups de gueule du Camino…

Par un dimanche pluvieux, je tombe sur ces billets des copains Juan et Bembelly.

As-tu changé ?

C’est bizarre… C’est vrai qu’en fait, ça fait un paquet d’années qu’on est tous là à gratter sur la toile entre infos, envies, bons et mauvais moments… Restent les indécrotables soirs de beuverie chez Jegoun qui publie toujours comme une mitraillette, Les longs billets de Juan qui nous fera son habituel coup de pompe un de ces jours, les moins nombreux billets sur le logement de Seb, les coups de coeur du Camino

Et tous les autres.

Pendant toute ces années de blogage, j’ai évolué, bien entendu, comme dans ma vie. J’ai trente ans aujourd’hui, je devais en avoir 24 quand j’ai lancé Sete’ici V1. J’ai bougé, appris, grandi. Mais je ne pense pas avoir vraiment changé.

Ce sont mes lectures qui ne sont plus les mêmes, les liens que je partage non plus.

Je me rappelle, l’oeil rieur, des premières années sur Midiblogs, de la petite communauté que nous étions à commenter les uns chez les autres. Et puis le temps a passé.

Les sujets qui m’intéressent ne sont plus les mêmes, les liens que je partage non plus. Quoi que… Il y a toujours les longs billets de Juan quelquepart dans le décor et j’espère bien que cela ne changera pas.

Cachez cette féminité que je ne saurais voir

Je suis une fille, nous sommes là. Ca ne vous plait pas ? On fait remuer votre petit monde et votre bas ventre ? Ben faudra faire des provisions de vidéos parce que le monde autour de vous évolue et qu’aujourd’hui, on ne baisse plus les yeux quand on nous parle, et c’est un peu le meilleur cadeau qu’on pouvait faire à nos grands-mères qui se sont battues pour que nous puissions travailler, divorcer, étudier.

Je suis une Madame, du moins depuis qu’ils m’empêchent de m’appeler « mademoiselle » sur les papiers administratifs.

Je suis une fille

Je suis une fille avec toute la panoplie qui va avec, le mal au bide, les coups de flip au réveil quand on a un peu trop bu la veille, ceux quand on n’a pas mal au ventre au bon moment, les boobs qui prennent de la place, les petites phrases dans la rue qui n’ont rien à voir en intensité avec les saloperies qu’on entend en Egypte. Je suis une fille et j’y pense tous les jours en prenant ma pilule, et j’y pense encore plus quand je l’oublie.

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