Quand Guy Birenbaum se relève

C’est avec l’esprit un peu embrouillé que je referme le livre de l’ami Guy Birenbaum, Vous m’avez manqué, histoire d’une dépression française. Il y raconte plusieurs mois d’errance, glissant vers ce que nous appelons le « burn out » que lui préfère nommer « burn in », et les ravages que cette maladie aura causé dans sa vie de tous les jours. Il parle aussi de l’après, du travail qu’il y a à accomplir pour guérir. Enfin, il nous renvoie aux dérives de la société dans laquelle nous évoluons.

Continuer la lecture de « Quand Guy Birenbaum se relève »

L’Egypte en révolutions

Dirigé par Bernard Rougier et Stephane Lacroix

L’Egypte, 90 millions d’habitants, dont près d’un quart se concentrent sur la mégalopole du Caire. Quatre ans après le renversement d’Hosni Moubarak, l’ancien président déchu, les caméras ont déserté la place Tahrir et c’est maintenant que commence le travail des chercheurs qui ont assez de recul pour analyser la période de reconstruction.

Ce livre présente différentes études, tant démographiques, que politiques, historiques et économiques, permettant de comprendre au mieux l’Egypte d’aujourd’hui.

Continuer la lecture de « L’Egypte en révolutions »

Fête fatale, William Katz

Du sous Douglas Kennedy (oui,oui, je te l’accorde, il faut le faire…). La version livre du telefilm du début d’après midi sur M6… Présenté comme un thriller, cet ouvrage ne contient ni horreur ni vraiment de suspense tant, dès le début tout est cousu de fil blanc.

Du sous Douglas Kennedy (oui,oui, je te l’accorde, il faut le faire…). La version livre du telefilm du début d’après midi sur M6… Présenté comme un thriller, cet ouvrage ne contient ni horreur ni vraiment de suspense tant, dès le début tout est cousu de fil blanc.

Le pitch ? Une nénette veut organiser une grande fête pour les 40 ans de son mari, elle contacte son ancienne école, son ancienne université et pas de trace de lui. Idem pour le régiment dans lequel il aurait fait la guerre du Vietnam.

Elle cherche la trace que quelqu’un d’autre aurait pu laisser au service des personnes disparus du commissariat le plus proche.

Bien entendu, le bonhomme est un meurtrier qui a changé d’identité, mais ça, on le comprend depuis le début d bouquin. Il sait qu’elle sait, elle sait qu’il sait qu’elle est au courant mais…. rien. Aucun travail sur la psychologie des personnages, sur le grand théâtre dans lequel ils évoluent pour éviter la confrontation. Tout va bien, elle a peur et c’est tout…

Soutien aux équipes de @courrierinter

Chaque semaine, j’essaie de finir de lire Courrier International dans les temps pour embrayer sur le nouveau dès son arrivée dans ma boite aux lettres… Ce qui n’est pas chose aisée quand on bouquine en même temps deux livres (un au lit et un dans les transports), qu’on fait mumuse avec un RasPi et qu’on a un travail et une vie sociale bien remplie.

Chaque semaine, c’est comme un petit jeu entre ma factrice, mon journal et moi.

Chaque semaine, j’essaie de finir de lire Courrier International dans les temps pour embrayer sur le nouveau dès son arrivée dans ma boite aux lettres… Ce qui n’est pas chose aisée quand on bouquine en même temps deux livres (un au lit et un dans les transports), qu’on fait mumuse avec un RasPi et qu’on a un travail et une vie sociale bien remplie.

Capture d’écran 2013-10-16 à 12.46.53

J’ai tendance à m’éterniser sur les brèves qui fourmillent d’infos, à les twitter, à passer du temps sur les dossiers, pas question de les lire en morceaux. Et puis chaque semaine, il est là, il m’attend dans la boite et je ne peux que constater qu’il y a trop de lecture pour une seule semaine.

Parfois, il arrive en retard, le samedi. Là, je gagne… Parfois, un papier me sert de point de départ pour un billet.

Cette semaine, je ne recevrai pas Courrier International puisqu’une grève du personnel au moment du bouclage empêche sa sortie. La première fois en 23 ans d’existence. Je n’aurai pas mon petit jeu, mais c’est pour la bonne cause.

Les équipes protestent contre le plan social qui concernerait près d’un tiers des effectifs, un chiffre qui va au-delà du personnel mobilisé pour le site « presseurop » en plusieurs langues qui s’est arrêté.

Je n’ai que trop parlé ici de la précarité des pigistes, de celle des journalistes et si, en bonne râleuse (oui, oui, je suis française) je me suis abonnée à Courrier International, c’est parce que je considère ce canard comme un des rares à traiter l’actu Internationale et la géopolitique très sérieusement et avec parfois un oeil décalé qui vient enrichir l’information. C’est grâce à ce qu’apporte l’équipe de ce journal.

Donc c’est en tant que journaliste, mais aussi en tant que lectrice que je soutiens les équipes en grève, en les remerciant pour leur boulot, même si mon journal me manque déjà, il a des privations qui ont un goût de justice.

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Millenium tome 2

Tout l’inverse du premier tome !

L’attaque est bonne, on entre facilement dans l’histoire. On connait les personnages, pas de grande surprise et L’auteur se débrouille assez bien pour nous résumer en quelques lignes les références au précédent livre.

Deux nouveaux personnages, plutôt secondaires, arrivent :un journaliste et sa petite amie qui prépare une thèse sur la traite des femmes. L’histoire part sur le trafic et la prostitution.

Tout l’inverse du premier tome !

L’attaque est bonne, on entre facilement dans l’histoire. On connait les personnages, pas de grande surprise et L’auteur se débrouille assez bien pour nous résumer en quelques lignes les références au précédent livre.

Deux nouveaux personnages, plutôt secondaires, arrivent :un journaliste et sa petite amie qui prépare une thèse sur la traite des femmes. L’histoire part sur le trafic et la prostitution.

Continuer la lecture de « La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Millenium tome 2 »

Des souris et des hommes, Steinbeck

Petite déception…

J’ai trop entendu de bonnes choses sur ce livre pour l’ouvrir sans appréhension.  L’histoire banale d’un gars un peu demeuré, coatché et protégé par une ami de sa vielle tante, qui passent de ville en ville, de ferme en ferme pour mendier du travail à gauche à droire… Jusqu’à ce que le plus jeune face une  bêtise.

Continuer la lecture de « Des souris et des hommes, Steinbeck »

Les liens de la semaine

Loin de vouloir concurrencer la revue de web d’Erwann, j’ai décidé de vous partager chaque dimanche, les liens de la semaine. C’est parti pour un tour du monde des tubes !

Une marque de bière a eu la grande idée de publier sa recette en open source. Accessible à partir d’un QR code apposé sur les bouteilles, vous pouvez la récupérer et réaliser la même, chez vous, à l’aide d’un petit kit qu’on trouve sur Internet.

Continuer la lecture de « Les liens de la semaine »

Soie

Vers 1860, pour sauver tout un village qui ne vit qu’à travers l’élevages de vers à soie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes. Chaque chapitre est écrit comme une petite nouvelle de deux ou trois pages, jamais plus.

Vers 1860, pour sauver tout un village qui ne vit qu’à travers l’élevages de vers à soie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes. Chaque chapitre est écrit comme une petite nouvelle de deux ou trois pages, jamais plus.

Et l’on fait avec lui, la route de la soie à travers les paysages, on prend le bateau, le cheval et on arrive à destination avant de jouer les contrebandiers de nuit. Ce livre est aussi empreint de poésie japonaise qui constitue un peu le fil rouge de Soie.

Parfois rien, sauf le temps qui passe.

Auteur : Alessanro Baricco
 Éditeur : Galimard
 Année : 2001