Egypte : viols, attouchements, exhibitionnisme, 1000 cas révélés sur la HarassMap

Plus de deux ans ont passé depuis ce jour d’avril 2011 où je vous parlais du projet HarasMap, auquel j’ai aussi contribué. C’est une super nénette, Engy Ghozlan qui a monté ce projet, toujours vivant, malheureusement toujours vivant, puisque les problèmes sont quotidiens. La carte contient aujourd’hui près de 1000 cas de violences.

L’Egypte, On s’émeut depuis ce matin du sort des violences faites aux femmes sur Tahrir suite aux chiffre sorti par Human Right Watch, sorti un peu partout dans la presse.

On s’émeut surtout parce que dans les mots « manifestation », « révolte », « revendications » nous sous-entendons « liberté », « droits », « avancées » et que ce qu’il se passe sur Tahrir depuis le début de l’insurrection ressemble à tout sauf ça.

Ce qu’il se passe sur Tahrir ressemble à ces Egyptiens qui ont mis à poil deux touristes espagnoles, en 2010 au pied des grandes et belles mosquées du Caire, un soir de Mouled, fête du prophète pour avoir commis le crime d’être des nanas occidentales dans une foule de mecs égyptiens.

Ce qu’il se passe sur Tahrir est ce que, depuis 2009 (me semble-t-il) vous est expliqué, montré sur la HarassMap. Il s’agit de cartographie interactives des violences faites aux femmes au quotidien dans les rues du Caire : viols, injures, attouchements, suivi dans la rue… tout est répertorié par les femmes elles-mêmes qui le subissent au quotidien. Une manière de s’exprimer, tout simplement, lorsque la police ne prend pas les plaintes en te disant que ta tenue vestimentaire ou ta coiffure a provoqué les violeurs. Mieux, ce sont parfois les familles qui empêchent ces femmes de porter plainte.

Ceux qui connaissent la V1 de Sete’ici, savent combien j’ai pu écrire sur le sujet de ces excités du bulbe. Combien j’ai pu parler de la situation de ces pauvres nanas egyptiennes.

Plus de deux ans ont passé depuis ce jour d’avril 2011 où je vous parlais du projet HarasMap, auquel j’ai aussi contribué. C’est une super nénette, Engy Ghozlan qui a monté ce projet, toujours vivant, malheureusement toujours vivant, puisque les problèmes sont quotidiens. La carte contient aujourd’hui près de 1000 cas de violences.

La Tunisie pleure Chokri Belaïd

La Tunisie pleure Chokri Belaïd, un de ses plus fidèles opposants politiques. Sa mort pourrait être politique, c’est du moins ce que penses ses proches. C’est Reporters sans Frontières, qui, dans son communiqué, décrit le mieux cet homme que tout journaliste passé par Tunis a forcément croisé.

La Tunisie pleure Chokri Belaïd, un de ses plus fidèles opposants politiques. Sa mort pourrait être politique, c’est du moins ce que penses ses proches. C’est Reporters sans Frontières, qui, dans son communiqué, décrit le mieux cet homme que tout journaliste passé par Tunis a forcément croisé.

Homme de convictions et défenseur des droits de l’Homme, cet avocat n’a pas hésité à s’engager à maintes reprises pour défendre journalistes et blogueurs inquiétés par la justice tunisienne pour avoir usé de leur droit d’informer.

Abattu en sortant de chez lui, Chokri Belaïd aurait été, selon sa famille, assassiné par le pouvoir en place, accusation que réfute Ennahdha. Human Rights Watch et Amnesty International demandent une enquête indépendante alors que RSF demande à ce qu’un jugement arrive vite.

L’annonce de sa mort a bien entendu déclenché des manifestations partout dans le pays, comme sur cette vidéo, à SidiBouzid. Le couvre-feu a été déclaré à la va-vite et les syndicats, de leur côté, ont décrété une grève générale ce jeudi 7 février. En marge des manifestations, la police tunisienne est accusée d’avoir commis des actes de violence.

A Bahreïn, on met les médecins en prison

Un tribunal bahreïni a condamné ce mercredi 23 médecins à trois mois de prison chacun à cause de leur participation au mouvement de contestation de février et mars 2011. Le monde arabe se soulevait, Bahreïn aussi mais la place de la Perle se trouvait bien loin des caméras.

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