A portée de crachat

Un jeune Palestinien, décide de quitter son pays puisque la seule possibilité qui s’offre à lui et de faire partie de cette longue file de jeunes hommes qui passent leurs journées dans la rue à papoter et cracher sur le sol.

Capture du 2014-04-02 11:22:51Une fois n’est pas coutume, ce mercredi, nous parlons Théâtre. Je suis allée voir récemment A portée de crachat au théâtre du Rond-Point (Paris) et je vous le conseille vivement. Attention, il ne vous reste qu’une petite semaine pour le voir sur place.

 Le pitch ?

Un jeune Palestinien, décide de quitter son pays puisque la seule possibilité qui s’offre à lui et de faire partie de cette longue file de jeunes hommes qui passent leurs journées dans la rue à papoter et cracher sur le sol.

Il est acteur, joue des pièces sur les droits de l’Homme quand il arrive à atteindre le théâtre, les jours où il n’y a ni émeute, ni bombardement.

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Pareils…

A l’école, quand j’étais petite, on m’a appris qu’il y a fort fort longtemps, les gens qui avaient la peau d’une autre couleur que la mienne n’étaient pas pareils que les autres dans l’inconscient collectif. Ils n’avaient pas les mêmes droits, étaient obligés de se battre, on saisissait leurs terres, on les montrait du doigt, on les réduisait en esclavage.

A l’école, quand j’étais petite, on m’a appris qu’il y a fort fort longtemps, les gens qui avaient la peau d’une autre couleur que la mienne n’étaient pas pareils que les autres dans l’inconscient collectif. Ils n’avaient pas les mêmes droits, étaient obligés de se battre, on saisissait leurs terres, on les montrait du doigt, on les réduisait en esclavage.

Ceux qui comprenaient avant l’heure les affranchissaient.

Plus tard, au collège, on m’a raconté qu’il y a fort fort longtemps, les gens qui avaient une autre religion que celle prônée par la majorité n’étaient pas pareils que les autres dans l’inconscient collectif. Ils étaient convertis de force ou mourraient, spoliés de leurs biens, cachés par des personnes qui avaient compris qu’avoir d’autres dieux ne doit pas être considéré comme un motif de ségrégation.

Encore plus près de nous dans le temps, j’ai appris que les femmes, il y a fort fort longtemps, n’étaient pas pareilles. Elles ne pouvaient pas se sentir responsables de leur corps toutes seules. Pas le droit d’avorter sauf cas critique, avant 1975, un consentement obligatoire pour se marier, travailler ? pourquoi faire ? Et puis vint le droit de vote, vint la pilule, vint la société que nous continuons de faire évoluer.

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Un jour, dans fort fort longtemps, je raconterais à mes petits enfants que quand j’avais leur âge, les homosexuels n’étaient pas pareils dans l’inconscient collectif.

Ils ouvriront de grands yeux.

Je leur dirai qu’ils n’avaient pas le droit de se marier « comme tout le monde » à la mairie. Je leur raconterai ce maire de Marseillan qui avait renoncé à la dernière minute à marier un couple d’hommes, en 2004 sanctions obligent, et cette belle image de ces deux gars en costume blanc ouvrant la marche à la gay pride cette année là.

Je leur raconterai, ironie de l’histoire, que je copinais à l’époque (oui, Mamie a été jeune…) avec Hussein, le président du collectif contre l’homophobie de Montpellier, le premier (un des premiers ?… Mamie vieillit) à avoir été créé en France. Il allait aider des gens, prenait des trains pour les aider sur les procès… Et puis 9 ans après, une manif parisienne, des chars, la foule, la place de la Bastille, des amis, des rires, des envies d’être enfin égaux en droits. La foule, la foule partout, la foule dense et se recroiser. C’est lui qui m’a vue, reconnue, appelée.

S’embrasser, se prendre dans les bras, parler quelques minutes, et surtout pas sur le trottoir, sinon on ne sera pas comptés.

Un jour, dans fort fort longtemps, je raconterais à mes petits enfants que quand j’avais leur âge, les homosexuels n’étaient pas pareils… Alors on a changé ça.

Illustration Flickr/CC/ralphandjenny

Dédicace le 15 avril au #MDB

Save the date !

Le 15 avril prochain, soit tout bientôt, le MDB accueille une dédicace d’Il était une fois les révolutions et de Les arbres voyagent la nuit d’Aude Le Corff.

J’ai une vingtaine de bouquins qui attendent dans les startings blocs, le stylo bien affûté, ne reste plus qu’à transformer l’essai.

La dédicace sera suivie (précédée ?) d’un papotage-débat-miam-glou autour des livres. Viendez donc au Café Livres (ça ne s’invente pas), 10 rue Saint Martin.

J’en profite pour attirer votre attention sur la critique de Gof qui a lu le bouquin, de quoi se faire avec une idée.

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Allons-nous être heureux ? écrit par Pierrette Fleutiaux

Le coup de cœur du moment, vite lu, vite aimé, pourtant bientôt oublié. Facile à lire, ce bouquin, qui dresse le portrait croisé de deux jeunes gens.

Un petit garçon né dans une famille de français à l’étranger qui ont tous les travers des expatriés et une petite fille exceptionnellement laide née dans une famille bourgeoise de Miami.

Le coup de cœur du moment, vite lu, vite aimé, pourtant bientôt oublié. Facile à lire, ce bouquin, qui dresse le portrait croisé de deux jeunes gens.

Un petit garçon né dans une famille de français à l’étranger qui ont tous les travers des expatriés et une petite fille exceptionnellement laide née dans une famille bourgeoise de Miami.

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Pourquoi je manifesterai dimanche

Le mariage, c’est l’union devant l’état (le devant Dieu étant accessoire) de deux personnes. Je me fiche qu’ils s’agissent de deux hommes, de deux femmes, d’un homme et d’une femme… Je veux juste que cela soit possible, que nous soyons tous égaux en droits, l’etat comme garant de cette égalité.

Nous naissons libres et égaux en droits… du moins, d’après le manuel sur lequel je base ma conception de la vie en société.

Pas d’après les lois puisque de nos jours, en France, les homosexuels ne sont pas égaux en droits avec les hétérosexuels vis-à-vis du mariage et de l’adoption.

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Violences faites aux femmes, des avocats parisiens se mobilisent

Le 21 novembre, le barreau de Paris met au service des femmes victimes de violences sa permanence téléphonique d’aide aux victimes d’infractions pénales, fonctionnant toute l’année en partenariat avec le conseil départemental d’accès au droit.

Le 21 novembre, le barreau de Paris met au service des femmes victimes de violences sa permanence téléphonique d’aide aux victimes d’infractions pénales, fonctionnant toute l’année en partenariat avec le conseil départemental d’accès au droit.

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