Les montagnes hallucinées, Lovecraft

Lovecraft aurait pu écrire une super nouvelle, il a préféré en faire un mauvais bouquin. Et c’est dommage, on a tous les éléments de la réussite.

Capture du 2014-02-21 11:39:52

Lovecraft aurait pu écrire une super nouvelle, il a préféré en faire un mauvais bouquin. Et c’est dommage, on a tous les éléments de la réussite.

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Fête fatale, William Katz

Du sous Douglas Kennedy (oui,oui, je te l’accorde, il faut le faire…). La version livre du telefilm du début d’après midi sur M6… Présenté comme un thriller, cet ouvrage ne contient ni horreur ni vraiment de suspense tant, dès le début tout est cousu de fil blanc.

Du sous Douglas Kennedy (oui,oui, je te l’accorde, il faut le faire…). La version livre du telefilm du début d’après midi sur M6… Présenté comme un thriller, cet ouvrage ne contient ni horreur ni vraiment de suspense tant, dès le début tout est cousu de fil blanc.

Le pitch ? Une nénette veut organiser une grande fête pour les 40 ans de son mari, elle contacte son ancienne école, son ancienne université et pas de trace de lui. Idem pour le régiment dans lequel il aurait fait la guerre du Vietnam.

Elle cherche la trace que quelqu’un d’autre aurait pu laisser au service des personnes disparus du commissariat le plus proche.

Bien entendu, le bonhomme est un meurtrier qui a changé d’identité, mais ça, on le comprend depuis le début d bouquin. Il sait qu’elle sait, elle sait qu’il sait qu’elle est au courant mais…. rien. Aucun travail sur la psychologie des personnages, sur le grand théâtre dans lequel ils évoluent pour éviter la confrontation. Tout va bien, elle a peur et c’est tout…

Stupeurs et tremblements, Amélie Nothomb

C’est la première fois que je lis un bouquin d’Amélie Nothomb, il n’est assez rare d’ouvrir des livres que l’on trouve en tête de gondole, j’ai donc décidé de faire ainsi une petite digression.

Le titre de ce roman fait référence au ton que doiit employer tout japonais s’adressant à l’empereur et, finalement, qu’il doit aussi employer, en entreprise face à ses supérieurs hiérarchiques.

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Le guide du voyageur galactique, Douglas Adams

J’avais lu Le guide du voyageur galactique (H2G2) il y a fort fort (fort) longtemps ; les années collège ou lycée, je l’avais lu et pour tout vous dire, il ne me restait pas grand souvenir de ce bouquin.

J’avais lu Le guide du voyageur galactique (H2G2) il y a fort fort (fort) longtemps ; les années collège ou lycée, je l’avais lu et pour tout vous dire, il ne me restait pas grand souvenir de ce bouquin.

H2G2, fait partie de ces quelques bouquins qui font partie de la culture geek et dont est issu le fameux « 42 », réponse à la question ultime, la grande question sur la vie, l’univers et le reste fournie par le grand ordinateur après 7,5 millions d’années de calcul.

En le relisant, je me suis aperçu pourquoi ce bouquin avait du sans doute me plaire à l’époque mais pourquoi il ne m’avait pas spécialement manqué. C’est écrit simplement, accessible, c’est drôle sans être hilarant. C’est simple et mignon, rien de plus.

Un exproprié se retrouve embarqué dans un voyage intergalactique avec un de ses amis pas très terrien suite à la désintégration de la terre. Il rencontre des personnages hauts en couleur tout au long de son voyage qui ne sera qu’une première étape puisque H2G2 était à la base une saga radiophonique à la fin des 70’s.

Le tout sera compilé dans 5 bouquins, Le guide du voyageur galactique, Le dernier restaurant avant la fin du monde, la vie, l’univers et le reste, Salut, et encore merci pour le poisson et Globalement inoffensive.

Je ne pense pas lire la suite. Ma to read list s’allonge de jour en jour, comme la pile de livres sur le haut de mon armoire où se trouvent tout plein de choses intéressantes, du moins qui m’attirent beaucoup plus que la série d’Adams.

15 ans après

Vite lu, vite passé… Le bouqun pour un aprem à la plage ou un trajet en bus entre Amman et Petra.

Ca se lit vite, sans prise de tête… ça passe même si l’ensemble reste assez décevant comparé aux autress bouquins d’Alexandre Jardin que j’ai pu lire et commenter ça et là.

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Vite lu, vite passé… Le bouqun pour un aprem à la plage ou un trajet en bus entre Amman et Petra.

Ca se lit vite, sans prise de tête… ça passe même si l’ensemble reste assez décevant comparé aux autress bouquins d’Alexandre Jardin que j’ai pu lire et commenter ça et là.

Le pitch ?

Alexandre retrouve, 15 ans après, Fanfan, bien décidé à la conquérir sur la base de la fidélité celle qui, aujourd’hui, ne vut plus se prendre la tête et regrette le coureur qu’il était.

Un petit bouquin à l’eau de rose sans prétention, où Jardin case ça et là amis et contemporains.

Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

Aude est maman, et ça se voit. Son histoire, un road trip effectué par une folle équipée a tout d’une belle histoire qu’o pourrait raconter à ses enfants un après midi pluvieux autour d’un chocolat chaud.

livreAude est maman, et ça se voit. Son histoire, un road trip effectué par une folle équipée a tout d’une belle histoire qu’o pourrait raconter à ses enfants un après midi pluvieux autour d’un chocolat chaud.

Une petite fille qui souffre copine avec un vieux monsieur, façon Oscar et la dame Rose, sa maman est partie, elle trouve un papy de substitution alors qu’il rencontre la petite fille passionnée par la lecture.

Autour d’eux, un papa malheureux, délaissé, qui ne sait plus quoi faire pour faire revenir sa femme, ne comprends pas et a laissé tomber la vie et sa fillette dans le même temps. Puis une tante perruquée qui était un oncle dans une autre vie avant un passage en Thaïlande, un peu excentrique et farfelue, mais avec un grand cœur.

Ces quatre-là, décident de traverser France et Espagne, direction le Maroc, pour retrouver l’échappée.

Aude est maman et a du bien observer ses enfants pour dresser le portrait de la petite fille qui compte le nombre de caresses sur le dos d’un chat, évite les traits sur les trottoirs et fait tout un tas de petits gestes mystérieux, incompris des grands, mais que seule une maman peut repérer.

C’est un livre avec de l’amour dedans.

C’est drôle parfois, touchant souvent, bien écrit, facile à lire… tout auteur a bien commencé comme ça un jour et Aude a intérêt de nous en écrire d’autres, ce style sent la bonne graine d’écrivain.

En savoir plus.

Lisez, kiffez, partagez !

C’est un peu ce que proposent ces librairies en ligne qui vous proposent des tonnes de bouquins élevés au domaine public, le temps ayant fait son œuvre. Et qui dit domaine public dit gratuit.

C’est un peu ce que proposent ces librairies en ligne qui vous proposent des tonnes de bouquins élevés au domaine public, le temps ayant fait son œuvre. Et qui dit domaine public dit gratuit.

Zweig, Victor Hugo, Alphonse Daudet, ils vous attendent tous sur place avec tout plein d’autres auteurs en PDF et même au format ePub, de quoi remplir ta liseuse à moindre frais.

Il y a même des ouvrages accessibles aux personnes déficientes visuelles.

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Autre initiative, celle de la BNF qui a listé les livres du XXe siècle aujourd’hui introuvables sous le nom de projet reLIRE. Il n’est pas encore tout à fait terminé puisqu’on relève déjà quelques bugs et certains ouvrages listés seraient en fait trouvables.

La première phase du projet, annoncée terminée le 21 mars dernier, consistait à composer un registre de ces 60.000 œuvres.

Seconde phase du projet, les rendre accessible, partager ces livres introuvables… de quoi leur rendre leurs lettres de noblesse ? Non, répondent les ayant-droits qui voient là un nouveau moyen de générer de l’argent. Certains vont même jusqu’à utilisé l’expression « vol programmé » !

Au final, à choisir entre laisser ces bouquins pourrir dans des cartons loin de tous ou les numériser pour qu’ils soient accessibles et lisibles par tous, le monde de l’édition préfère s’offusquer et s’opposer au partage culturel.

A une époque, très lointaine, il s’agissait de bruler les bouquins pour empêcher les masses de s’instruire (des fois que ça leur donnerait des idées…) aujourd’hui, on évoque le porte-monnaie, ls droits d’auteur pour s’opposer au partage.

Ils crèveront seuls au siècle précédent dans une société qui n’est plus la notre alors que nous, pas loin du bucher, on s’abreuvera de culture… Et on partagera.

Illustration Flickr/CC/shutterhacks

L’ange de l’abîme, Pierre Bordage

On est en pleine guerre entre les pays du monde musulman et l’occident. Les gamins orphelins pillent et tuent pour survivre, des drogués mangent des parties de corps humains, des soldats augmentés, mi hommes-mi cyborgs, assurent la sécurité du vieil Archange qui règne sur ce monde en guerre.

Ce roman SF se place en amont des Chemins de Damas, lu il y a quelques années.

On est en pleine guerre entre les pays du monde musulman et l’occident. Les gamins orphelins pillent et tuent pour survivre, des drogués mangent des parties de corps humains, des soldats augmentés, mi hommes-mi cyborgs, assurent la sécurité du vieil Archange qui règne sur ce monde en guerre.

Les tranchées sont dans les pays de l’Est, on brûle les corps des musulmans d’Europe dans des grands fours, les intellectuels, les riches, se retrouvent dans des parties fines alors que les femmes ne travaillent pas, ne sortent pas, servent juste à procréer histoire de fabriquer de la chair à canon envoyée extrêmement jeune sur le front.

Chaque chapitre est écrit comme une petite nouvelle. On découvre à chaque fois de nouveaux personnages qui évoluent en ces temps de guerre, plus ou moins bien. Des hommes, des femmes, des corrompus, des tristes, des amoureux, des nerds caricaturaux… et au meau milieu de tout ça, deux gamins qui cheminent, évoluent, se découvrent, avancent tant bien que mal dans cette folie guerrière avec en tête, la ferme idée de retrouver l’Archange.

Je ne vais pas spoiler la fin du bouquin. Je la trouve malheureusement attendue, prévisible… alors que le bouquin en lui-même et l’univers créé par Bordage sont plutôt très bons.

La rêveuse d’Ostende, Eric-Emmanuel Schmitt

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Oui et non… Avis mitigé. Comme souvent dans ses recueils de nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt entoure un texte plus long que les autres de quelques petits textes plus ou moins bons.

Il est très bon, notre Schmitt, quand il s’agit de faire dans l’émotion. Qu’il s’agisse d’Oscar et la dame rose, de La part de l’autre ou de Monsieur Ibrahim… c’est réussi. Pour le reste…

Là, on part dans l’histoire tortueuse d’une rêveuse handicapée qui revit un passé dans lequel, déjà infirme, elle avait été aimée et avait aimé en retour. Rien de bien grandiloquent. Un autre texte parle de la vie de couple et son rapport à la mort. Enfin, un troisième, sans grande saveur, traite des rapports de deux vieux cousins solitaires…

A éviter, donc…