Quand Guy Birenbaum se relève

C’est avec l’esprit un peu embrouillé que je referme le livre de l’ami Guy Birenbaum, Vous m’avez manqué, histoire d’une dépression française. Il y raconte plusieurs mois d’errance, glissant vers ce que nous appelons le « burn out » que lui préfère nommer « burn in », et les ravages que cette maladie aura causé dans sa vie de tous les jours. Il parle aussi de l’après, du travail qu’il y a à accomplir pour guérir. Enfin, il nous renvoie aux dérives de la société dans laquelle nous évoluons.

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Findus, l’indignation du boulet

C’est le petit événement du week-end sur les réseaux sociaux. Findus rappelle ses congelés puisque de la viande de cheval aurait été introduite dans les plats en lieu et place de la viande de bœuf…

Alors on s’indigne de toute part, que non, ce n’est pas normal, que pauvre cheval, que Findus est irresponsable… Et j’en passe sur la battage qui est fait autour de cette affaire.

 C’est le petit événement du week-end sur les réseaux sociaux. Findus rappelle ses congelés puisque de la viande de cheval aurait été introduite dans les plats en lieu et place de la viande de bœuf…

Alors on s’indigne de toute part, que non, ce n’est pas normal, que pauvre cheval, que Findus est irresponsable… Et j’en passe sur la battage qui est fait autour de cette affaire.

Je trouve cela quand même assez risible.

Aujourd’hui, des gens qui CHOISISSENT de balancer un truc difforme et sans goût, congelé, 6 minutes au micro-ondes au lieu de cuisiner de la vraie bouffe avec des produits choisis, cuisinés comme on le souhaite, c’est à dire en sachant au détail prêt ce qu’il y a dans notre assiette.

Et il faudrait crier que ce que fait Findus est intolérable… hmm… Mais qui a choisi, au départ, de bouffer de la merde en boite pour passer plus de temps, le soir, devant la télé ? Il faudrait d’abord s’interroger sur pourquoi ces produits sont vendus… Parce qu’ils répondent à un besoin.

Pour le reste, l’UFC que choisir informe sur les produits rappelés.

Capture d’écran 2013-02-11 à 11.23.59

American psycho, Bret Easton Ellis

L’anticipation sociale est à son comble au pays de l’argent roi. Ce bouquin est aussi une vraie critique de la société contemporaine, plus centrée sur les apparences que sur la solitude, par exemple. C’est la clé de ce livre. Le héros, tortionnaire cynique est désespérément seul, malgré son argent et sa vie millimétrée. Ses victimes sont choisies pour leur fragilité, parce que seules elles-aussi. Personne n’irait le retrouver…

Totalement déjanté !!!

Patrick Bateman, un jeune golden boy se transforme en tueur sanguinaie, voire canibale, la nuit. Rien à voir, pourtant, avec Dr Jeckil et Mr Hilde !

Là, l’histoire monte crescendo. Autour d’une satire de la société de consommation et de la société du « tout pour l’image », Ellis dépeint la mort avec humour et nous présente, dans les années 1990, la société américaine d’aujourd’hui.

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Cachez cette féminité que je ne saurais voir

Je suis une fille, nous sommes là. Ca ne vous plait pas ? On fait remuer votre petit monde et votre bas ventre ? Ben faudra faire des provisions de vidéos parce que le monde autour de vous évolue et qu’aujourd’hui, on ne baisse plus les yeux quand on nous parle, et c’est un peu le meilleur cadeau qu’on pouvait faire à nos grands-mères qui se sont battues pour que nous puissions travailler, divorcer, étudier.

Je suis une Madame, du moins depuis qu’ils m’empêchent de m’appeler « mademoiselle » sur les papiers administratifs.

Je suis une fille

Je suis une fille avec toute la panoplie qui va avec, le mal au bide, les coups de flip au réveil quand on a un peu trop bu la veille, ceux quand on n’a pas mal au ventre au bon moment, les boobs qui prennent de la place, les petites phrases dans la rue qui n’ont rien à voir en intensité avec les saloperies qu’on entend en Egypte. Je suis une fille et j’y pense tous les jours en prenant ma pilule, et j’y pense encore plus quand je l’oublie.

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