Soudan, InfoSec, USA, Japon, pinard, politique… Les liens du dimanche #29

Soudan, InfoSec, USA, Japon, pinard, politique… Les liens du dimanche #29

Welcome in your World !
Dans ton monde, les parlementaires donnent (enfin !) la priorité aux logiciels libres dans l’enseignement supérieur. C’est toujours ça de gagné !

Dans ton monde, le Sud-Soudan ne tient visiblement pas ses promesses à grands coups de corruption et non respect des droits de l’Homme… ça étonne qui ? De leur côté, les édiles européens s’équipent de téléphones portables américains aux grandes oreilles.

La RATP traque ses utilisateurs via son appli.. ça vous étonne ? Pas vraiment si vous etes un lecteur assidu de Seteici ou si vous avez suivi les BBA. On nous dit qu’elle aurait été implémentée par erreur… Mais avant que les informaticiens travaillent sur cette appli, il faut bien que la décision soit prise et validée, non ? Ca commence (un peu) à se voir…

Selon l’Orient l Jour, l’Irak serait au bord de la guerre civile.

Dans ton monde, la mafia japonaise lance son magazine. Qui pour piger ? Les soldats américains auront-ils accès à ce média ?… A défaut de pouvoir lire le Guardian. Le Canada a renouvelé en 2011 un programme de collecte de données personnelles.

Aux USA, la carte verte est aujourd’hui attribuée aux conjoints de même sexe. De son côté, le gouvernement britannique crée une unité policière de la propriété intellectuelle.

En France, le pays du pinard en canette, les députéEs ne pourront pas être remplacées par leur suppléant durant leur période de maternité.

Oumma, Alfred de Montesquiou

Le journaliste revient d’abord sur le terme « Oumma », issu de « Oum » la mère. Cette « mère patrie » qui va au delà des frontières d’un seul pays et rassemble des personnes partageant la même langue, la même religion, la même culture et un sentiment de solidarité que l’on retrouve parfois dans l’expression « frères arabes » que certains emploient.

Le journaliste Alfred de Montesquiou revient, à travers souvenirs et anecdotes sur des événements d’actualité d’alors, entrés ou en phase de l’être, dans l’Histoire.

Grand reporter pour Associated Press, il égraine ses souvenirs en suivant le chemin d’Ibn Battuta, explorateur et voyageur musulman marocain, qui a lui aussi traversé la zone MENA au XIVe siècle.

Le journaliste revient d’abord sur le terme « Oumma », issu de « Oum » la mère. Cette « mère patrie » qui va au delà des frontières d’un seul pays et rassemble des personnes partageant la même langue, la même religion, la même culture et un sentiment de solidarité que l’on retrouve parfois dans l’expression « frères arabes » que certains emploient.

Toutefois, la situation sur le terrain peut être bien différente que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre d’une frontière, que l’on appartienne à une tribu, une ethnie ou un groupe comme au Darfour où au Tchad où Alfred de Montesquiou pointe du doigt les problèmes tribaux liés à la géographie, aux ethnies et principalement à la couleur de peau.

Les tensions entre voisins peuvent être légion. Il n’omet pas de nous le rappeler.

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En partageant les rencontres consignées dans ses carnets de notes, un dignitaire marocain, Kadhafi en pleine méditation qui ne lui dira que trois mots, un jeune algérien débrouillard, une vieille mère de famille qui a vécu plusieurs guerres au Liban, un jeune photographe français décédé depuis, un vieux cheikh dont la famille a été décimée… c’est la vie quotidiennes de populations de l’ensemble de la zone que le journaliste tente de nous faire découvrir, mais aussi le travail des journalistes sur ce terrain, parfois difficile à appréhender.

Les combats aussi. La guérilla urbaine et les tirs de roquettes en Libye, l’organisation dans le chaos en temps d’insurrection, la montée en puissance, en Égypte, d’une pensée révolutionnaire, les manifestations qui se succèdent, l’arrivée de Facebook et son influence sur la jeunesse cairote, le rôle joué par Internet dans ces révolutions, la bureaucratie soudanaise, les passages de frontières aléatoires, une opération de déminage dans le sud du Liban… Alfred de Montesquiou compile ses sujets de reportages du début des années 2000 à nos jours.

Enfin, si l’histoire à tendance à oublier les femmes, il n’en n’est rien pour le journaliste qui rappelle, en Égypte, la difficile place qu’elles occupent au sein de la révolution. Celle d’Aliaa, par exemple, la jeune blogueuse, première égyptienne a s’être mise en scène nue en photo sur son blog avant d’être recherchée par la police et de vivre aujourd’hui cachée de tous, ou la meneuse, Engy Ghozlan, créatrice du site HarrassMap.org qui permet aux femmes de signaler et cartographier en temps réel les violences dont elles sont victimes, de l’insulte au viol, en passant par des attouchements. Une initiative qu’Alfred de Montesquiou soutient, ayant vécu en Égypte et témoin du fait que les femmes sont empêchées, en cas de problème de porter plainte, qu’il s’agisse de la réaction de la famille, de celle de l’agent de police ou tout simplement de la honte ressentie.

C’est bien écrit, vivant, se lit comme un roman d’aventures. Seule ombre au tableau le chapitre dédié au Mali. On y parle d’Algérie, de trafics, mais finalement peu des populations locales et du contexte politique et social général concernant le pays.

Problème compensé par une bibliographie sélective extrêmement riche en fin de livre qui donne envie de continuer le voyage en compagnie d’Ibn Battuta et de bien d’autres auteurs.

  • Les liens qui vont bien

La Harasmap vue de dedans l’Egypte
Internet et les révolutions l’an dernier à PSES

Barrez-vous !… et revenez riches

barrez-vous ! et Revenez riches de culture(s), de savoir(s) et plein de leurs sourires et de ces moments de vie qui auront fait que vous aurez grandi !

Barrez-vous ! qu’ils disaient dans Libé. Et si c’était vrai que la solution se trouvait ailleurs ? Puis faut dire que ça sent de moins en moins bon ici, non ?

En 2008, Je partais à l’étranger, j’avais trouvé du travail, dans le but de découvrir ce qu’il se passait de l’autre côté de la planète, comment y vivaient les gens au quotidien, comment on y travaillait aussi et j’attendais de découvrir mon métier de journaliste sous un autre angle. Direction le Laos, donc, Vientiane la capitale où je travaillais et Ban Tongpathong, village où je vivais.

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