Show me your TER

Un coupaing des tubes et des champs a monté un site de cartographie dynamique et en temps réel des trajets des trains. L’idée est aussi de réaliser le tout de manière sympa et collaborative.

Tu veux faire un truc sympa avec des trains dedans ? (oui, je le vends bien…)

Un coupaing des tubes et des champs a monté un site de cartographie dynamique et en temps réel des trajets des trains. L’idée est aussi de réaliser le tout de manière sympa et collaborative.

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Donc toi, lecteur qui prend le TER, tous les jours ou épisodiquement, tu peux aussi participer à cette grande aventure !

Au moment de monter dans le train, tu vas sur le le site du rail en temps réel et tu l’autorises à te géolocaliser et tu actives le GPS de ton smartphone.

Tu cliques sur « play » en haut à gauche, tu sélectionnes ta gare puis ton train et tu laisses mouliner le tout en lisant ton journal, en matant ta voisine le contrôleur ou en passant le niveau 4 au Sudoku.

Une fois arrivé, tu balances un petit message au coupaing, pourquoi pas via formulaire de contact histoire de voir si tout est ok,

Et si tu veux plus d’infos, tout est expliqué en détail ici. A vos smartphones !

Féminisme, viol, frontières, journalisme, transports, Netneutrality… Les liens du dimanche #15

Welcome in your word ! Un doux monde où, en Somalie, on arrête une femme pour avoir témoigné de son viol en même temps que le journaliste de RFI qui l’a interviewée.

Welcome in your word ! Un doux monde où, en Somalie, on arrête une femme pour avoir témoigné de son viol en même temps que le journaliste de RFI qui l’a interviewée.

Au Mexique, les victimes de viol, toujours, n’auront peut-être bientôt plus le droit d’avorter, le bébé représentant une « preuve » du dit viol… De quoi revenir sur l’un des droits les plus élémentaires de la femme, à savoir celui de décider seule de ce que l’on fait de son corps.

Femmes toujours, et cette fois, il s’agit d’égalité. Même si cette nouvelle ne fait pas vraiment plaisir à tout le monde, les femmes soldats américaines pourront aujourd’hui, elle aussi, être en première ligne des combats.

En Syrie, les femmes fuient leur pays de plus en plus nombreuses puisque le viol est devenu une arme de guerre comme une autre. A ce propos, Amnesty International demande à la Jordanie de ne pas fermer ses frontières aux réfugiés syriens qui affluent.

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Au Mali, enfin, les journalistes aimeraient bien faire leur boulot correctement et Reporters Sans Frontières demande à ce qu’ils puissent enfin accéder à la ligne de front.

Plus légèrement, le site low cost d’Air France fait péter les chiffres… Pas étonnant lorsqu’on voit le service SNCF, vite vu. Pour apaiser les tensions, la société des chemins de fer a la grande idée de se payer des community managers en pensant que cela va améliorer les choses… hmm… z’ont pensé à l’affichage en gare et à l’information du personnel ? A ne pas abandonner les voyageurs en chemin ?

Sur la toile, les députés européens sont en train de brader notre vie privée. Affaire à suivre.

Les réfugiés de la SNCF

Gare Saint Lazare, 23h et des poussières de lune. L’ambiance est la même que d’habitude à cette heure de la nuit.

Les nanas qui regardent de tous les côtés en tenant leur sac à main en ayant peur de jeunes qui sont bien tranquilles dans leur coin, trop explosés de trop de fumette pour tenter quoi que ce soit. Les couples rentrent de repas, de soirée apéro, les mômes du 92 arrivent à temps pour respecter la permission de minuit.

Gare Saint Lazare, 23h et des poussières de lune. L’ambiance est la même que d’habitude à cette heure de la nuit.

Les nanas qui regardent de tous les côtés en tenant leur sac à main en ayant peur de jeunes qui sont bien tranquilles dans leur coin, trop explosés de trop de fumette pour tenter quoi que ce soit. Les couples rentrent de repas, de soirée apéro, les mômes du 92 arrivent à temps pour respecter la permission de minuit.

Il y a toujours quelqu’un pour arriver et voir que le prochain train sur sa ligne est programmé pour cinq ou six heures du matin. On l’entend pester, il ou elle tourne un peu, parfois passe un coup de fil, et quitte la gare.

Le week-end, tu croises aussi des gens aussi éméchés que toi. Tu te félicites que sur ta ligne, il y ait des trains jusqu’à presque 1h30 alors que certains chantent et que finalement, ça reste bon enfant même si, bon, ils pourraient faire un effort pour laisser le Monoprix ouvert, c’est plutôt sympa parce que c’est chauffé quand on a 20 minutes d’attente.

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Les horaires tombent, petit à petit, et les gens se précipitent vers leur quai en masse, comme si leur train, qui part dans 15 minutes, allait leur jouer un sale coup. Puis c’est bien connu, attendre sur le quai en plein courant d’air puisque le train n’est pas encore arrivé, c’est hyper sain pour la santé en cette période.

Puis ton train arrive et machinalement, tu fais pareil qu’eux… des fois qu’une des quatre personnes qui sont dans ta rame aient l’idée de te piquer ta place, pas trop loin de la porte, mais pas à côté non plus parce que bon, les courants d’air… En plus, le 23h25 s’arrête dans tous les bleds de la ligne alors les portes n’ont pas fini de s’ouvrir.

La première fois, ça s’est produit à La Défense, sans prévenir. Un agent entre dans le wagon, te dit que c’est fini et que des bus sont prévus pour t’emmener dans une gare lointaine, après avoir fait le tour des bleds bien entendu, où tu pourras prendre le train de nouveau sur la fin du trajet… Gné ? Travaux sur les voies, nous dit-on.

Donc la SNCF fait des travaux sur les voies alors que les trains circulent encore e que surtout, une heure après, plus aucun ne passe sur la ligne. La nuit est aux travailleurs de l’ombre, pourquoi la SNCF n’attend pas que le dernier train ne passe avant de faire ses travaux ?

La première fois, donc, c’était le week-end, la viande saoule s’est entassée dans le bus, l’autre partie des passagers prenaient des allures de réfugiés, flippés qu’ils étaient qu’on change leurs petites habitudes.

Le trajet qui prend 20 minutes d’ordinaire pour rentrer chez moi… une quarantaine pour arriver en bout de ligne, aura duré presque une heure et demie jusqu’à mon bled, je plains ceux qui s’arrêtent plus loin. Aucune indication n’avait été donnée en gare Saint Lazare, rien, ni sur les panneaux d’affichage, ni au micro, ni de la part des gilets rouges. Certains auraient pu prendre un métro, d’autres rester sur paris, etc.

Bon, on se dit que la désorganisation vient d’une première puis, quelques jours après, nous revoila dans la même gare à la même heure. On nous prévient au micro alors que le train est déjà en route vers notre destination (du moins ce que nous croyons être notre destination). Le terminus de ce train sera donc de nouveau La défense, même motif, même travaux. Jour de semaine, on a des poussettes à caser dans le bus, des gens qui se lèveront tôt demain pour aller bosser à qui, bien entendu, on n’a rien dit.

Même bus de réfugiés, entassés que nous sommes à traîner dans des bleds du neuf-deux. Les poussettes ne passent pas par les portiques de la gare secondaire et personne n’est là pour ouvrir la grande porte parce que les agents SNCF sur les lieux n’ont pas accès à la salle où se trouve le bouton pour l’ouvrir.

On soulève une poussette comme on porte un sac de riz sous d’autres latitudes, là où il fait plus chaud. Bébé ne se réveille pas, c’est un plaisir… Ou alors il est mort de froid, ce qui est plus probable, ou du manque de respect dont fait preuve la SNCF vis à vis e ses voyageurs.

C’est finalement chaque soir le même cirque. La SNCF n’a toujours pas compris que programmer ses travaux une heure après arrangerait tout le monde, y compris ces pauvres agents obligés de travailler en pleine nuit pour orienter, guider, répondre aux questions des voyageurs perdus. La SNCF, qui augmentera bientôt ses tarifs, n’a toujours pas compris qu’informer en gare, ça pourrait être pas mal… genre comme dans un aéroport.

Quand Air France atomise la SNCF

Air France se lance dans le premier prix sur des vols entre grandes villes de France et vers des capitales européennes… youpi ! Outre les compagnies low cost, parfois accusées de maltraiter leurs employés, je pense que c’est aussi la SNCF qui risque de pâtir de ces nouvelles offres.

Air France se lance dans le premier prix sur des vols entre grandes villes de France et vers des capitales européennes… youpi ! Outre les compagnies low cost, parfois accusées de maltraiter leurs employés, je pense que c’est aussi la SNCF qui risque de pâtir de ces nouvelles offres.

On ne prend pas l’avion pour partir en week-end : pollution, horaires parfois contraignants et surtout prix non adaptés au budget des ménages moyens. Alors on prend le train pour partir en week-end. Le trajet dure plus longtemps, même si le réseau ferré, sauf dans quelques régions, est plutôt bien fichu.

Sauf que… la raison principale, qui est celle du porte-monnaie, est en plein revirement. Puisque l’aller-retour en seconde classe Paris-Montpellier, sans aucun autre service qu’avoir un siège qui coûte presque 200 euros en période normale si on achète ce billet longtemps à l’avance, pourra être remplacé par un aller-retour en avion qui ne coûtera que 100 euros environ, incluant plateau repas, et/ou café/boisson, médias print à disposition, service de bord. Alors pour ce qui est de circuler en direction de capitales européennes…

La pollution ?

Le calcul est vite fait par le consommateur qui y verra du bonheur dans son porte-monnaie, un voyage de meilleur qualité, et un gain de temps. Peut-être que l’offre incitera aussi à se faire des petits week-ends en France un pu plus souvent histoire de booster le commerce local ? Trop tôt pour le dire.

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Oui, on y pense, forcément. C’est une des raisons pour lesquelles on choisit l’avion plutôt que le train… du moins c’est une des raisons qu’on évoque parce que ça fait bien, défenseur de la planète, toussa… puis ça fait mieux que « j’ai pas la thune pour un billet d’avion alors je prends le train, » qui n’aide pas vraiment à briller en société… C’est celle que je donne, mais elle ne court pas les rues.

Alors que faire semblant d’être écolo (quand on ne fait ni compost, ni tri, qu’on ne lit pas les étiquettes des produits qu’on achète et qu’on investit des légumes de supermarchés qui viennent en avion ou en camion d’Espagne, du Chili… etc.)

Arrêtons l’hypocrisie !

Je veux bien entendre parler d’écologie de la part de gens qui s’investissent vraiment dans des coopératives locales, font leur pain (oui parce que le blé, ça vient d’ailleurs, aussi…), du compost, etc.

Des gens qui ont des valeurs nobles et s’y tiennent ne prendront pas l’avion pour de vrais raisons écologiques. Les autres s’enfoncent dans une posture qu’ils ne soutiennent pas cinq minutes.

La pratique

J’ai passé deux ans à faire des AR Montpellier-Paris en train toutes les 6 semaines pour suivre ma formation entre 2002 et 2004. Mon travail m’a entraînée par la suite à l’étranger, m’obligeant à prendre des longs courriers pour l’Asie du Sud-Est (1 seul AR) et des moyens courriers pour le Maghreb et le Moyen-Orient (4 ou 5 AR depuis Paris) et des vols régionaux (1 AR Egypte-Soudan et 2 AR Egypte-Liban) et même si je préfère EVER passer les frontières en bus (écrit-elle avec des étoiles dans les yeux), il n’y a pas photo.

Pour un coût plus bas, avec un service de meilleure qualité et des options supplémentaires. Bien entendu que l’avion va pulvériser le train.

Au niveau du train, des piste low cost sont aussi étudiées (trop tard !) comme ce TGV à bas prix entre Montpellier et Marne la Vallée.
Sur le même sujet, l’article de La Tribune.
Illustration Flickr/CC Daquella Manera