De l’info d’aujourd’hui aux médias d’hier

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D’après le rapport sur les métiers de la presse qui vient d’être publié, la presse papier française, n’aurait de française que le nom puisque 50% des exemplaires vendus de nos quotidiens nationaux le seraient en région parisienne, les 50% étant étalés sur le reste du pays. Et si l’on rapproche cette donnée du fait que petit à petit, les correspondants locaux seront amenés à crever parce que l’info de proximité se délocalise (et oui !) les collègues de la pesse écrite n’ont pas fini de voir les ventes de leur canars diminuer dans les régions.

Enfin, crever, c’est vite dit. Se retrouver au chômage. Crever, ça arrive aussi, en Syrie, par exemple, où on est bien loin de la vision idyllique du métier de Tintin qui n’a jamais subi la surveillance informatique dont sont victimes aujourd’hui les collègues marocains.

Revenons-en au collègue quadra en CDI, du moins d’après le portrait-robot qu’Erwann a dressé à partir du rapport, Il a mauvaise presse, le journaliste français. Baisse de confiance, depuis longtemps, dans le grand public, et pour cause… S’il n’est lu quasi qu’à Paris, c’est peut-être qu’il est trop parisianiste… Ou du moins qu’on l’oblige à l’être, il y a toujours un red chef au-dessus, ren ne nous dit qu’il soit en phase avec son pays et surtout avec son temps. On en a d’ailleurs eu une belle démonstration la semaine dernière avec Laurent Joffrin fustigeant le mail, parce que oui, c’est mal, en gros les vrais infos seraient dans la presse et pas dans les mails… Et c’est principalement cette vision élitiste et vieillotte de l’info qui fait que la presse aujourd’hui court à sa perte. C’est facile de rejeter la faute sur l’Internet pour tout et n’importe quoi. Mais aujourd’hui, on l’a compris, ça ne sert plus à rien d’essayer, ça ne fonctionne pas. Fini l’Internet bouc émissaire.

L’internaute n’est pas dupe

Internet est là, Internet c’est nous, et Internet ne cessera d’évoluer et de permettre tout un tas de d’avancées. La différence avec le vieux monde, est que sur cet espace, chacun est libre de s’exprimer comme il l’entend pour dénoncer un pouvoir dictatorial ou simplement dire ce qu’il pense de tel ou tel sujet. Il faut changer de paradigme. Les peuples ne sont plus que consommateurs comme les puissants et économistes l’ont rêvé. Le consommateur se transforme en acteur, en leader, en féru de culture avide de découvertes et de partage. Et ouvre de moins en moins la bouche pour qu’on y dépose de l’info au rabais.

Encore une fois, la presse a loupé une étape, et il n’y a qu’à voir les sites liés aux quotidiens papiers. Rares sont ceux qui produisent leur propre actu. Les équipes web se contentent de reprendre les articles du papiers, parfois, rarement, de les enrichir, et sortent des dépêches d’agence. Le travail et le salaire sont trop précieux pour trouver à redire ou le faire remonter. Alors les copains qui bossent dans ces rédacs, dans des situations plus ou moins précaires, se contentent d’exécuter la tâche comme on veut qu’ils l’exécutent en attendant de trouver un boulot ailleurs.

Alors c’est vrai que d’autres ne sont pas brillants, voire risibles, je vous l’accorde alors qu’ils ne sont qu’un toute petit partie des gens qui font ce métier. La confiance n’en diminue que plus encore. Et pour la suite ? Les prochains qui arriveront dans quelques mois ? Ecoutez les conseils d’Erwann, ça sera déjà un bon début. Pour le reste, investissez dans de bons gilets de sauvetage. Dis, Erwann, t’as une solution ?

 

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