De l’écriture…

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Je procrastine, mais d’une force !

Voilà un bon moment que j’ai commencé à écrire un bouquin sur l’envers du décor des révolutions. Comment cela se passait loin des caméras, dans les appartements, les quartiers, au quotidien. Avant, pendant, un peu après.

Ce bouquin est né d’une constatation, il y a une vie en dehors des caméras et il y a un tas de choses que nous, journalistes, n’avons jamais raconté, dit, parce que trop insignifiant, trop « vie de tous les jours » pour que ce soit vendu à des médias. Nous avons parfois essayé mais les retours ont été aussi négatifs que nous l’imaginions.

Alors nous avons gardé nos notes, nos souvenirs, nos belles rencontres et toutes ces histoires, leur histoire. J’ai eu l’idée de l’écrire. A coups de petites nouvelles, de portraits, de gens merveilleux ou de salauds, de moments vécus ou racontés…

J’ai commencé à l’écrire il y a un an, avec passion, passant d’un pays à un autre, d’un portrait à une scène de vie quotidienne. Puis je me suis mise à procrastiner. Nous avons tous et toujours une bonne raison, nous, procrastineurs… Il arrive même parfois de s’en auto-convaincre. Je me souviens que je voulais terminer ce bouquin à la fin de l’année 2011, histoire de boucler la bouche de cette folle année qui m’a entraîné du Soudan à la Tunisie en passant par l’Egypte où je vivais, le Liban et la Syrie.

Boucler la boucle, dire au revoir à 2011, à mon sac à dos dans le même temps puisque j’aspirais à me poser sur Paris. Mais pas si facile en fait « chercher du boulot, ça prend du temps. » Et lire, lire, lire encore et toujours. « Et j’ai mes activités, » et le temps qui passe. Un coup de cravache fin 2011 ? « Oui mais Berlin, le 28C3, les articles, la radio, toussa… ». Nous trouvons toujours une bonne raison.

Bye, bye 2011. Début 2012, je me suis remise la tête dans le bouquin. C’est une séparation, celle d’une des personnes portraitisées qui m’as remis la main au  clavier… Et ces révolutions en ont changé, des vies. Et pas qu’en bien, malheureusement. Il fallait rester sur ma lancée et continuer. Ah non, il y a toujours de bonnes raisons. Des confs intéressantes, des piges pour un site, des cours à donner, un voyage en Tunisie…

Et puis le temps a fait son œuvre. Aujourd’hui, il me reste moins du quart de ce bouquin à écrire, et je repense à Luc, qui m’a plus ou moins mis le pied à l’étrier au détour d’interminables échanges de mails. Il me disait que pour écrire, il fallait y consacrer tout son temps, s’y astreindre plusieurs heures par jour et ne faire que ça.

La vie me donne une nouvelle bonne excuse. Un CDI à plein temps, des horaires plus ou moins décalées, du temps passé dans les trains pour aller au bureau et en revenir (là, je sens la jalousie monter chez tout un tas de procrastineurs) mais faudrait vraiment que je m’y remette. J’hésite à me fixer fin 2012. Parce qu’en même temps, le 29C3, Hambourg, toussa… Rendez-vous l’année prochaine.

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1 commentaire sur “De l’écriture…

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