RSF vient de sortir son classement mondial de la liberté de la presse. Et c’est pas joli joli à voir… Le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Erythrée se partagent la fin du classement (oui, il y a pire que la Syrie, 176e) alors que la Finlande, les Pays-bas et la Norvège caracolent en tête, comme l’année dernière.
Plus généralement, le rapport fait état, en page 2, du fait que les pays dits « démocratiques » occupent la tête du classement, même si tout un tas de critères entrent en jeu à l’instar du cadre juridique local. La Hongrie et la Grèce enregistrent toutefois des chutes vertigineuses, la première pour cause de changements législatifs, la seconde du fait du contexte social désastreux. Enfin, le Japon perd 31 places et se retrouve 53e alors que ce pays se classe généralement très bien. La cause ? La censure autour des accidents nucléaires de l’année passée.
On est contents pour eux
Au rayon des bonnes nouvelles, le Malawi prend 75 places d’un coup, les exactions de Mutharika étant relayées à un lointain passé, la côte d’Ivoire enregistre sa meilleure position depuis 2003 et la Birmanie, dont on connaît les efforts politiques permettant enfin aux opposants à la junte de s’exprimer, pour la première fois ne fait plus partie des quinze pays du bas de classement, une sortie historique puisque le pays s’y trouvait depuis 2002.
On part en vacances ?
Ainsi, donc, la Syrie (176e), le Yémen (169e), l’Iran (174e), le Soudan (170e), la Chine (173e), Cuba (171e ) échappent au bas du tableau, mais de justesse. Le rapport précise que L’Iran se distingue par les pressions exercées sur les familles des journalises locaux.
La région de l’Afrique de l’Est est qualifiée de « cimetière pour journalistes ». En Somalie, ils ont été 18 à trouver la mort. En Erythrée, sept journalistes n’ont pas survécu à leur détention ou se sont suicidés.
De l’autre côté de l’Atlantique, la Bolivie (109e) se distingue par des attentats contre des médias locaux. Au Venezuela (117E) RSF a enregistré 170 cas de violences faites aux journalsites.
Au Laos, ce n’est pas une surprise, les médias locaux dépendent toujours du ministère de l’information et de la communication, ce qui n’aide pas vraiment à avoir une presse libre. Le même cas de figure se présente au Vietnam.
Un rapport pessimiste sur le monde arabe
Même si la Libye prend 23 places, le pays ne doit sa remontée qu’à la disparition de la politique de Kadhafi. Le Bahreïn gagne 8 places mais attention, les exactions continuent. Le pays a perdu 66 places sur les quatre dernières années. La Tunisie perd quelques places, les exactions contre les journalistes s’y multiplient, même si le pays ne revient pas, en termes de liberté, au niveau de la gestion Ben Ali.
Lire l’ensemble du rapport en PDF.
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