La Tunisie pleure Chokri Belaïd, un de ses plus fidèles opposants politiques. Sa mort pourrait être politique, c’est du moins ce que penses ses proches. C’est Reporters sans Frontières, qui, dans son communiqué, décrit le mieux cet homme que tout journaliste passé par Tunis a forcément croisé.
Homme de convictions et défenseur des droits de l’Homme, cet avocat n’a pas hésité à s’engager à maintes reprises pour défendre journalistes et blogueurs inquiétés par la justice tunisienne pour avoir usé de leur droit d’informer.
Abattu en sortant de chez lui, Chokri Belaïd aurait été, selon sa famille, assassiné par le pouvoir en place, accusation que réfute Ennahdha. Human Rights Watch et Amnesty International demandent une enquête indépendante alors que RSF demande à ce qu’un jugement arrive vite.
L’annonce de sa mort a bien entendu déclenché des manifestations partout dans le pays, comme sur cette vidéo, à SidiBouzid. Le couvre-feu a été déclaré à la va-vite et les syndicats, de leur côté, ont décrété une grève générale ce jeudi 7 février. En marge des manifestations, la police tunisienne est accusée d’avoir commis des actes de violence.
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